CEREFREA

Le Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales (CEREFREA)

Le centre est né en 2012 à l’initiative d’un groupe d’établissements et d’institutions fondateurs, à savoir l’Université de Bucarest, le New Europe College de Bucarest, la Nouvelle Université Bulgare de Sofia et l’Ambassade de France en Roumanie.

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Le Centre Régional Francophone de Recherches Avancées en Sciences Sociales (le CEREFREA) a été inauguré lundi, 7 juillet 2014.


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Le Centre est hébergé dans la célèbre Villa Noël de Bucarest (6, rue Emile Zola), anciennement siège du Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France en Roumanie, et ouvrira ses portes au cours de l’année 2014. Le Centre a par ailleurs remporté le Prix Culturel Louis D. de l’Institut de France d’un montant de 750 000 EUR.

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Missions : Renforcer la visibilité de la communauté scientifique francophone de haut niveau en sciences humaines et sociales dans la région de l’Europe du Sud-Est et au-delà, en coopération avec des établissements français de recherche et de formation.

Objectifs : Faire de la communauté scientifique francophone régionale en Europe du Sud-Est une référence dans les sciences sociales sur la scène internationale et faire de Bucarest un pôle académique et scientifique régional francophone de prestige tout en soutenant le partenariat Bucarest-Sofia comme axe de haute performance dans la recherche en langue française. Renforcer les formations et la recherche transdisciplinaire et contribuer à l’émergence d’un réseau permanent d’enseignants, de chercheurs et d’experts francophones de haut niveau dans les sciences sociales.

Actions : Les activités du Centre comprendront, sans s’y limiter, l’organisation d’événements scientifiques de haut niveau à participation internationale, la publication de livres et périodiques, la mise à disposition de ressources scientifiques (bibliothèque, contenus en ligne), la gestion de projets de recherche, les séminaires d’encadrement des étudiants en licence, master et doctorat, la direction scientifique des jeunes chercheurs, l’encadrement des chercheurs en post-doctorat, l’accueil de chercheurs et d’enseignants, la gestion de programmes d’allocations de recherche et de bourses, la coopération scientifique entre différents établissements de la région, l’organisation des mobilités, des écoles d’été etc.

Soutien : Le Centre bénéficie du soutien de l’Université de Bucarest, du New Europe College, de la Nouvelle Université Bulgare, de l’Ambassade de France à Bucarest, de l’Institut Français de Roumanie, de l’UEFISCDI, du GADIF, de l’OIF, de l’AUF et de la Délégation Wallonie-Bruxelles à Bucarest.

Site internet du CEREFREA : http://www.villanoel.ro


- Le 23 mai 2014, le journaliste Mirel Bran, corespondant du quotidien Le Monde, a publié un article sous le titre : "La Villa Noël, alter ego de la Médicis à Bucarest"

Ci-dessous le texte de cet article :

"C’est une villa coquette, 6, rue Emile-Zola à Bucarest, au cœur du quartier chic de la capitale roumaine. Les connaisseurs l’appellent la « Villa Noël », comme on dit la « Villa Médicis » à Rome. Derrière son appellation officielle – Centre régional francophone d’études avancées en sciences sociales – se cache la future perle de la recherche de haut niveau en Europe de l’Est. Certes, elle n’a pas l’envergure de la villa romaine, mais à l’échelle roumaine, elle pourrait avoir le même impact. « C’est un centre de recherches en sciences sociales et de formation francophone à vocation régionale, affirme Ioan Panzaru, ancien recteur de l’université de Bucarest, chef de l’équipe qui gère la Villa Noël. Grâce à cette collaboration avec les Roumains, nous allons cristalliser diverses façons de voir le monde. »

La belle demeure, qui dispose de 800 mètres carrés et d’un jardin généreux en plein cœur de Bucarest, a appartenu à un officier de l’armée de l’air française, Louis Noël. Envoyé en Roumanie pendant la première guerre mondiale, sans descendant, il a offert, dans les années 1930, sa maison à l’Etat français, qui en a fait la résidence du premier conseiller de l’ambassade de France. Après la chute de la dictature communiste, la villa accueille le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC). La crise économique de 2008 suivie d’une nouvelle politique d’austérité ont poussé les autorités françaises à fusionner les SCAC et les Instituts français. « J’ai fait une réforme non seulement sur le papier, mais aussi géographique, déclare Stanislas Pierret, le directeur de l’Institut français de Roumanie. Nous avons libéré la Villa Noël, et conclu un accord avec l’université de Bucarest d’une durée de quinze ans, renouvelable. Cela redonne de la valeur à cette maison qui sera une plate-forme extraordinaire pour la recherche en sciences humaines. »

« CASSER LE MONOPOLE DE L’ANGLAIS »

Le destin de la Villa Noël a basculé en 2012 lorsque l’université de Bucarest a remporté le Grand Prix culturel Louis D. de l’Institut de France, qui lui a fourni une dotation de 750 000 euros. De quoi rénover la maison et l’équiper selon les plus hauts standards. « Ce sera un centre d’excellence de la recherche en langue française, assure Silvia Marton, secrétaire générale du futur centre de recherches. Il faut casser le monopole de la langue anglaise, d’autant qu’en Roumanie et en Europe de l’Est, le français est encore très vivant. » Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1,8 million d’élèves et d’étudiants apprennent le français en Roumanie, et la France est la première destination des étudiants roumains avec plus de 4 000 étudiants inscrits dans les universités françaises.
Gérée par l’université de Bucarest, la Villa Noël associe aussi la Nouvelle Université bulgare de Sofia et le New Europe Collège de Bucarest. « Nous allons toucher tous les pays qui se trouvent à l’est de l’Allemagne jusqu’à l’ancien espace soviétique, se félicite le directeur de l’Institut français. Et sur l’axe nord-sud, nous pourrons nous tourner vers l’Ukraine, jusqu’à l’espace méditerranéen, en passant par les Balkans… »

Bourses d’études, colloques, programmes doctoraux, recherches poussées en sciences sociales, politiques et juridiques, tout cela est au menu de la Villa Noël, dont l’ouverture officielle aura lieu le 7 juillet. « La francophonie roumaine est un vrai enjeu régional, il faut trouver les moyens de la faire vivre, insiste Stanislas Pierret de l’Institut français. L’année dernière, nous avons ouvert un nouveau lycée français à Bucarest, avec un investissement de 18 millions d’euros, qui accueille déjà un millier d’écoliers dont 45 % sont roumains. Il ne faut pas oublier que le français représente aussi des parts de marché dans un pays… » Selon lui, on fait parfois l’erreur de « dissocier la francophonie du monde économique », et c’est dommage : « En Roumanie, assure-t-il, on arrive à les reconnecter, et les entreprises françaises jouent le jeu. » Etant donné le nombre important d’investisseurs français en Roumanie, souhaitons à la Villa Noël un bel avenir."

Dernière modification : 06/06/2016

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