Discours de l’Ambassadeur de France à l’occasion de la Conférence : « Paris Climat 2015 : les engagements de la France et de la Roumanie face aux défis de la COP21 » (3 avril 2015)

Seul le prononcé fait foi

Mesdames, Messieurs,
Chers amis,

Je suis très heureux d’être avec vous ce matin et de participer à ce nouvel évènement organisé ici, à la Villa Noël, par le CEREFREA, dont je salue Mr Panzaru, son directeur ; le service économique de l’Ambassade et l’Institut Français, pour échanger avec vous sur un sujet d’une extrême importance et qui nous concerne tous : l’Avenir de notre planète !

En effet, comme vous le savez tous, l’heure est grave et il est grand temps d’agir.
Les effets des activités humaines sur les bouleversements climatiques sont avérés. Le réchauffement climatique pourrait conduire à une augmentation de la température terrestre allant jusqu’à 4 à 5 degrés, supérieur à ce qu’elle est aujourd’hui.
Les experts climatologues présents aujourd’hui, ne me contrediront pas, je pense, si je dis que ce réchauffement pourrait avoir des effets dévastateurs sur la planète et fortiori en Roumanie dans les zones comme le Delta du Danube par exemple : asséchement des zones humides, modification de la faune et de la flore et perturbation du cycle migratoire des oiseaux, etc …

La meilleure façon d’agir est de se mobiliser : Gouvernements, monde économique, industriels, société civile…

En décembre 2015 (du 30/11 au 11/12/2015), le monde aura les yeux tournés vers la France et vers Paris.

En effet, à la demande du Président de la République, la France va organiser et présider la 21ème conférence des Nations Unies sur les changements climatiques : La COP21. Il s’agira de l’une des plus grandes conférences internationales sur le climat jamais organisée. Les enjeux sont énormes.
L’objectif essentiel de la COP21 est en effet d’obtenir un nouvel accord international sur le climat ; un accord applicable à tous les pays qui entrera en vigueur en 2020 et dont l’objectif est de maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés à l’horizon 2100.

Pour atteindre cet objectif, cet accord devra comprendre des règles communes garantissant la transparence et la comparabilité des engagements nationaux, des instruments de coopération permettant notamment d’organiser les transferts financiers et de technologies vers les pays qui en ont le plus besoin.

Pour la France comme pour la Roumanie les engagements à atteindre sont ceux définis dans le cadre du paquet énergie-climat de l’Union européenne.

Les trois objectifs qui orienteront l’action de l’Union Européenne en matière de lutte contre le réchauffement climatique au cours des prochaines années prévoient pour chacun des états-membres, sur la base de référence de l’année 1990 et à l’horizon 2030 :
-  Une diminution des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40%

-  Une augmentation de la part des énergies renouvelables portée à 27% dans le mix énergétique

-  La réduction de l’intensité énergétique de 27%.

Ce nouveau cadre d’action à l’horizon 2030, qui doit encore être approuvé par le Parlement européen, se substituera, à compter de 2020, au premier paquet énergie-climat adopté en 2009 par l’Union Européenne à la suite de la ratification du Protocole de Kyoto.

L’Union européenne est ainsi la première des parties à se doter d’engagements chiffrés en vue de la Conférence de Paris de décembre 2015.
Le gouvernement français est pleinement engagé pour relever ce défi climatique avec notamment la loi sur la transition énergétique pour une croissance verte adoptée au Sénat le 3 mars dernier. Cette loi "d’action et de mobilisation" engage le pays tout entier – citoyens, entreprises, territoires, pouvoirs publics.

Je rappelle, à cette occasion, l’engagement total de l’Ambassade à la préparation de cette COP21. L’ensemble de ses services a établi un agenda positif battit avec une série d’opérations sur l’ensemble de l’année, destinées à sensibiliser et préparer le plus possible l’opinion publique à l’échéance de décembre. Notre rendez-vous d’aujourd’hui est une des opérations de cet agenda positif.

Parmi ces opérations programmées je souhaiterais plus particulièrement attirer votre attention sur le séminaire traitant de l’efficacité énergétique dans le bâtiment en milieu urbain, organisé par le service économique de l’Ambassade, l’Institut Français de Bucarest, Business France, la CCIFER et le comité Roumanie des CCEF. Ce séminaire qui aura lieu à Bucarest le 4 juin est destiné aux décideurs publics et privés roumains. Il permettra d’échanger et de partager les expériences françaises et roumaines en matière de politiques publiques nationales et territoriales et de valoriser les solutions technologiques et les savoir-faire en la matière.

Mesdames, messieurs, la COP21 ne doit pas être une conférence des contraintes, mais une conférence des solutions, de partage d’expériences, porteuse de développement, d’emplois, de confort.

Enfin je terminerais mon propos en insistant sur le fait que nous sommes la première génération à prendre vraiment conscience du problème et la dernière à pouvoir agir.
Il est de notre devoir de ne pas rater le rendez-vous de Paris.

Je tiens particulièrement à remercier l’ensemble des intervenants qui ont accepté de participer à cette conférence d’aujourd’hui :
-  Mme Odette TOMESCU-HATTO, chef du pôle Changement climatique au Ministère français du MAEDI, responsable de la coordination interministérielle de la task force COP21,

-  Mme Alina BOLDEA, chef négociateur roumain et point de contact national pour la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques au Ministère roumain de l’Environnement, des Eaux et des Forêts,

-  M. Narcis JELER, membre de l’équipe de négociations, expert changement climatique et conseiller pour les affaires européennes au Ministère roumain de l’Environnement, des Eaux et des Forêts,

-  Mme Liliana ZAHARIA, professeur à la Faculté de géographie de l’Université de Bucarest
-  M. Alfred VESPREMEANU-STROE, professeur à la Faculté de géographie de l’Université de Bucarest,

-  Et enfin je souhaite adresser un remerciement tout particulier à Mme Medeea MARINESCU qui a bien voulu accepter de devenir notre Ambassadrice Paris-Climat 2015 pour la Roumanie.

Pour conclure je reprendrais la citation de Ban Ki Moon :
« Il n’y a pas de plan B, parce qu’il n’y a pas de Planète B ».

Dernière modification : 19/11/2015

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