Discours d’ouverture de la conférence de DYNAMO International (Institut français de Bucarest)

Conférence de DYNAMO International (Réseau des travailleurs des rues) : « In strada : Travail social des rues, droits de l’Enfant, pauvreté et exclusion sociale » (Institut français de Bucarest, mardi 8 octobre 2013)

Monsieur le Secrétaire d’Etat,
Monsieur le Ministre,
Chers partenaires,
Mesdames et Messieurs,

J’ai le plaisir de vous accueillir aujourd’hui dans la salle Elvire Popesco, à l’occasion de la rencontre à Bucarest du groupe pilote du réseau international de travailleurs sociaux Dynamo International. Je suis heureux de constater que parmi ses nombreux membres, le réseau peut compter sur l’implication de l’association roumaine PARADA, qui entretient depuis de longues années d’excellentes relations avec l’Ambassade de France en Roumanie.C’est pour marquer ce partenariat que j’ai souhaité, avec le Directeur de l’Institut français de Roumanie, accueillir cette conférence internationale dans les locaux mêmes de l’Institut français.

Les estimations indiquent qu’environ 25.000 personnes vivraient encore dans les rues en Roumanie, dont plus de 1.000 enfants à Bucarest – ces chiffres sont trop élevés, notamment les enfants qui sont exposés chaque jour à tous les risques inhérents à la situation de rue (violences, traite, accidents, dépendances aux substances illicites, etc.). Nous devons à ces enfants des solutions durables qui garantiront leur accès et participation effective à l’école, mais aussi le développement de services de prise en charge sociale et sanitaire.

Dans ce contexte, il est en particulier important de reconnaître la valeur de l’action des travailleurs des rues, qui accompagnent au quotidien les enfants, les familles, les personnes isolées vivant dans des conditions de grande précarité. Ces relais humains sont essentiels, puisqu’ils agissent en qualité d’intermédiaires, d’interprètes, de psychologues et surtout d’accompagnateurs vers un accès à leurs droits civils et sociaux et une meilleure inclusion sociale. J’ai d’ailleurs pu m’en rendre compte par moi-même, lorsqu’à mon arrivée en Roumanie, j’ai accompagné de nuit les équipes mobiles de Parada et du Samusocial. Vivre dans la rue est souvent synonyme de contraintes administratives conséquentes qui font régulièrement obstacles à l’accès au logement, à l’éducation, aux soins, à l’emploi – c’est-à-dire les « ingrédients » nécessaires et indispensables au développement de soi et à la construction d’un cadre de vie décent.

Dans le domaine social, l’Ambassade de France en Roumanie a ainsi forgé des partenariats non seulement avec Parada, en faveur du soutien scolaire des enfants des rues car j’estime que l’éducation est l’élément clé pour le développement de citoyens actifs, mais aussi avec le Samusocial de Roumanie, avec lequel nous avons souhaité travailler de près sur la question de l’accès aux droits des personnes démunies et sur l’urgence en matière sanitaire et sociale. Par ailleurs, en partenariat avec les pouvoirs publics roumains, nous contribuons dans le quartier défavorisé de Ferentari au montage d’un programme complexe qui permettra je l’espère de sortir des constats fatalistes.

Une journée d’échanges fructueuse à tous. Je vous remercie de votre attention.

Dernière modification : 05/11/2013

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