Discours de l’Ambassadeur de France à l’occasion de la signature du protocole entre la Fondation du Princesse Margareta et l’Association "Les petits frères des pauvres" (19 mars 2014)

Votre altesse royale,
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Je souhaite tout d’abord remercier la Fondation de la Princesse Margareta et l’Association les petits frères des Pauvres d’avoir choisi la Résidence de France afin d’officialiser la signature de ce protocole important. Important puisqu’il concerne un sujet d’actualité en Europe – le vieillissement de la population – alors que nous constatons le nombre encore réduit d’actions réalisées en faveur des personnes âgées et le besoin pressant de développement de services adaptés pour la prise en charge de cette catégorie de la population nécessitant une attention particulière.

Cette préoccupation en Roumanie est tout autant d’actualité en France : en 2013, un Français sur quatre de plus de 18 ans se trouvait dans une situation le rendant potentiellement exposé à l’isolement social. Sur ces 5 millions de personnes de plus de 18 ans, un quart, soit 1,2 millions de personnes est âgée de plus de 75 ans. Ce chiffre est conséquent. C’est un indicateur de la nécessité pour les autorités publiques de nos pays de réfléchir aux meilleurs moyens de pallier ce phénomène d’exclusion et de garantir une meilleure cohésion sociale.

Aussi, des efforts certains doivent être menés pour encourager les autorités publiques – ministères, collectivités locales - à disposer de moyens suffisants à la mise en œuvre des politiques publiques en faveur des personnes âgées, en particulier pour lutter contre l’isolement, développer des services d’aide à domicile, promouvoir des pratiques de bientraitance, mobiliser des équipes opérationnelles sur le terrain, aussi bien en zone urbaine qu’en zone rurale.

Je profite donc de cette signature pour recommander, non seulement aux acteurs publics, mais aussi aux représentants de la société civile qui travaillent au jour le jour auprès des personnes âgées de coordonner leur action : cette mutualisation des moyens permettra d’assurer des services adaptés aux besoins des personnes âgées.

La réflexion commune doit se poursuivre dans nos sociétés respectives en faveur d’une mobilisation d’actions de bénévolat auprès des personnes âgées : augmenter la participation citoyenne et celle des acteurs locaux, ce qui permettra d’augmenter les moyens humains disponibles pour offrir des services de qualité aux personnes âgées.

J’ai souhaité dans le cadre de notre action de coopération dans le domaine de la gouvernance, malgré des moyens contraints, que l’Ambassade de France en Roumanie s’intéresse à ce sujet et appuie dans un premier temps des actions sur la thématique de la prévention de la maltraitance envers les personnes âgées. Aussi un partenariat a été noué en 2012 avec l’association Equilibre et le département des services sociaux du secteur 1 de Bucarest pour des actions de sensibilisation et le développement de guides pratiques. Aujourd’hui, une réflexion est en cours dans nos services sur la possibilité de poursuivre notre action grâce à la mise en place d’échanges de pratiques entre acteurs institutionnels français et roumains pour une meilleure gestion des services médico-sociaux en faveur des personnes âgées.

J’émets le vœu que des initiatives et partenariats tels que celui que nous célébrons aujourd’hui puissent se multiplier et bénéficier à une grande majorité de personnes âgées dans le besoin.

Je vous remercie de votre attention./.

Dernière modification : 20/03/2014

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