Discours pour la conférence de presse consacrée à la présentation des projets de responsabilité sociale de la Fondation Carrefour (6 février 2015)

Seul le prononcé fait foi

Je remercie la Fondation Carrefour et Carrefour Roumanie, ainsi que le Samusocial en Roumanie de m’avoir associé à cet événement. Je connais et salue la stratégie de responsabilité sociale de Carrefour et je suis heureux qu’elle inclut le soutien aux actions du Samusocial.

L’Ambassade de France soutient également l’activité de cette association, dont je salue le fondateur Dr Xavier Emmanuelli, qui nous fait l’honneur d’être avec nous aujourd’hui.

Je me félicite de leur dynamisme en Roumanie depuis 11 ans. L’action de l’équipe du Samusocial (médecins, assistants sociaux) apporte une aide concrète et nécessaire aux sans-abris et personnes exclues des rues de Bucarest.

L’Ambassade est aux côtés de la Roumanie pour accompagner ce type de dispositif. Elle encourage le développement de telles initiatives qui pourraient être conduites par des institutions publiques comme le ministère de la Santé afin d’améliorer l’accès aux soins primaires pour tous et de développer l’accompagnement social.

Au-delà de l’urgence, l’idée est aussi de travailler conjointement avec les services publics à la réinsertion des sans-abris.

C’est dans cette perspective qu’un mémorandum de coopération a été signé au printemps 2014 avec le ministère de la Santé et le SABIF au bénéfice des habitants du quartier de Ferentari, afin de faciliter l’accès aux soins primaires. La création d’un dispensaire médical de quartier a également été évoquée. Ces problématiques ne sont pas propres à ce quartier ni à Bucarest et pourrait aussi être envisagées ailleurs en Roumanie.

Mais soyons plus ambitieux encore. Le développement d’une économie sociale, forte et durablement implantée est également une nécessité, afin de rendre l’économie roumaine plus inclusive et plus respectueuse des droits sociaux et de l’environnement, mais aussi de prendre le relais d’une protection sociale insuffisante.

La Roumanie a une longue tradition dans l’économie sociale. Le secteur représente 1,9% du PIB roumain et la même proportion en termes de population active, soit 130 000 salariés. La fin des années 2000 a marqué un certain renouveau de l’économie sociale en Roumanie comme dans le reste de l’Europe.

En 2010, un projet de loi portant reconnaissance de l’économie sociale a été lancé, qui vise à reconnaître les spécificités du secteur et à lui permettre de bénéficier des financements européens.

La loi n’a toujours pas été votée, en dépit de la forte attente des acteurs de l’économie sociale, mais des financements européens sont prévus dans les programmes opérationnels.

Mesdames et Messieurs, cher Dr Emmanuelli, chère Mme Scuiller, cher Jean-Baptiste Dernoncourt, je salue vos actions en faveur des plus démunis en Roumanie. La réflexion commune doit se poursuivre en faveur d’une vraie mobilisation - à tous les niveaux - pour la lutte contre l’exclusion.

Dernière modification : 19/11/2015

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