Domnul Bogdan Aurescu, Cavaler al Legiunii de Onoare [fr]

Domnul Bogdan Aurescu, diplomat de carieră, fost ministru al afacerilor externe, actual consilier prezidențial pentru politică externă, a fost distins de către Preşedintele Franţei, E.S. domnul François Hollande, cu Legiunea de Onoare în grad de Cavaler. Înalta distincţie a fost înmânată de către domnul François Saint-Paul, ambasadorul Franței în România, în cadrul unei ceremonii care a avut loc joi, 6 octombrie, la Reședința Franței.

„Domnule Aurescu, competența și integritatea dumneavoastră, puse în slujba politicii externe a României, sunt unanim recunoscute. Sunteți, fără îndoială, unul dintre observatorii și actorii-cheie ai scenei europene și mondiale”, a declarat domnul François Saint-Paul, în motivația de acordare a acestei distincții domnului Aurescu.

„Accept această distincţie cu bucurie, ca o recunoaştere binemeritată - nu pentru mine personal, ci pentru eforturile tenace ale tuturor colegilor mei din cadrul Ministerului Afacerilor Externe al României care au lucrat fără încetare, de-a lungul anilor, pentru ca relațiile dintre Franța și România să devină atât de substanțiale, solide și dinamice cum sunt astăzi (…). Am încercat să fac tot ceea ce am putut, în toate funcţiile pe care le-am ocupat, pentru a stimula dezvoltarea acestei relații vitale pentru România și - îndrăznesc să spun - și pentru Franța. (…).
România și Franța împărtășesc viziunea unei Uniuni Europene consolidate, mai flexibilă, mai coerentă și pragmatică în acțiunile sale, mai apropiată de cetățenii săi, mai credibilă în interior, dar și în exterior. O Uniune care este un actor global redutabil, o Uniune mai sigură. Pentru a transforma această viziune în realitate trebuie ca Franța și România să lucreze împreună”, a evidenţiat, în discursul de acceptare a înaltei distincţii, consilierul prezidenţial Bogdan Aurescu.

Diplomat de carieră, din 1996, având rang de ambasador, domnul Bogdan Aurescu este și profesor universitar de drept internațional la Facultatea de Drept a Universităţii din Bucureşti.

Pe parcursul carierei sale remarcabile, domnul Bogdan Aurescu și-a asumat responsabilități deosebite. În 2003, a fost numit Agentul Guvernamental pentru Curtea Europeană a Drepturilor Omului, apoi, în anul următor, Secretar de stat pentru afaceri europene. Timp de cinci ani, domnia sa a fost Agentul României pentru Curtea Internaţională de Justiţie de la Haga. În această funcție, domnul Aurescu a apărat interesele României în disputa cu Ucraina pe tema delimitării maritime a Mării Negre, ceea ce a devenit un model de rezolvare pașnică a unei problematici internaționale complexe, România primind 80% din zona disputată de ambele țări.

Pentru toate aceste calități remarcabile, Domnul Aurescu a fost numit în noiembrie 2014 ministru al Afacerilor Externe, după ce, pe parcursul a aproape şase ani a ocupat în Ministerul Afacerilor Externe funcțiile de Secretar de Stat pentru Afaceri europene și pentru Afaceri strategice.

- Cititi discursul Dlui. François Saint-Paul, Ambasadorul Frantei în România pronuntat cu aceasta ocazie

- Cititi discursul pronuntat de Dl. Bogdan Aurescu:

"Cher Monsieur l’Ambassadeur, Cher François,
Madame et Monsieur les Ministres,
Mesdames et Messieurs,
Chers collègues,

Merci beaucoup pour votre présentation, cher François, qui est trop élogieuse !
Mon intervention sera brève – Napoléon a dit une fois « un bon croquis vaut mieux qu’un long discours ». Si mon « croquis » est bon ou non – c’est à vous de juger.
Je suis très honoré d’être ici aujourd’hui, devant vous, pour recevoir cette haute distinction de la République Française, conférée le 20 juillet par le Président Hollande.
Je la reçois, avec joie, comme une reconnaissance méritée – non pas pour moi-même, mais pour les efforts tenaces de tous mes collègues du Ministère des Affaires Etrangères de la Roumanie qui ont travaillé sans cesse, pendant des années, pour que les relations entre la France et la Roumanie soient aussi substantielles, vigoureuses et dynamiques qu’elles le sont aujourd’hui.
En ce qui me concerne, j’ai essayé de faire de mon mieux, dans toutes mes capacités professionnelles, pour stimuler l’avancement de cette relation essentielle pour la Roumanie et – j’ose dire – ainsi que pour la France.
En tant que Secrétaire d’Etat, j’ai proposé et encouragé l’idée d’un dialogue stratégique franco-roumain sur les problèmes sécuritaires et les affaires régionales. En tant que ministre des Affaires étrangères, j’ai convenu en décembre 2014, avec mon homologue, la création de ce dialogue stratégique, qui a démarré en 2015. En tant que conseiller diplomatique du Président de la Roumanie je me réjouis de voir que la proposition roumaine d’élever ce dialogue au niveau des ministres des affaires étrangères et de la défense a été acceptée par la France, pendant la visite d’Etat du Président Hollande à Bucarest.
Je me rappelle avec grand plaisir l’interaction fructueuse avec mon homologue, M. le Ministre Fabius, en particulier lors de ma visite à Paris en février 2015, les discussions que nous avons eu et surtout leurs résultats très concrets. Mais le moment le plus marquant, celui qui va rester, sans doute, dans la mémoire de nous tous, est la visite d’Etat du Président Hollande pour laquelle j’ai eu le privilège de travailler en tant que conseiller diplomatique du Président de la Roumanie. Je félicite tous les collègues français et roumains qui ont contribué à cette réussite.
Je n’hésite pas à qualifier cet évènement mémorable comme une étape très importante dans le renforcement du notre Partenariat Stratégique. Et je n’ai aucune réserve à vous partager ma profonde conviction que cette visite historique a fait avancer, d’une manière décisive, notre Partenariat – qui est devenu plus approfondi, plus solide, plus cohérent et plus dynamique. Je me réfère ici à la fois à la dimension politique et au dialogue sécuritaire, que j’ai déjà mentionné, mais également à la coopération économique orientée vers les nouvelles et les hautes technologies et l’innovation, ainsi qu’à la dimension culturelle – avec sa grande signification symbolique si on parle des futures Saisons culturelles croisés 2018-2019.
Mais c’est surtout la dimension politique et la décision prise par nos deux présidents d’agir de concert, en étroite coordination, pour renforcer le projet européen, qui sont les plus importantes. Monsieur l’Ambassadeur, il est essentiel d’agir ensemble, la France et la Roumanie, dans cet objectif. A mon avis, c’est le message capital de cette visite : pour réussir, cette entreprise a besoin du soutien de la Roumanie – qui est le pays de la région le plus stable démocratiquement du point de vue politique, avec une croissance soutenable du point de vue économique, mais avant tout avec une vision très proche – sinon quasi identique – de celle de la France en ce qui concerne les grandes lignes de la re-construction européenne.
C’est la vision d’une Union Européenne consolidée, plus flexible, plus cohérente et pragmatique dans ses actions, plus proche de ses citoyens, plus crédible à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur. Une Union qui est un acteur global redoutable. C’est une Union plus sûre – et je me réjouis particulièrement de l’annonce faite par le Président Hollande à Bucarest en précisant que l’adhésion de la Roumanie à l’espace Schengen (en première étape pour les aéroports) serait une contribution concrète au renforcement de la sécurité de nos frontières européennes extérieures.
Mesdames et Messieurs,
Pour transformer cette vision en réalité palpable il faut que le France et la Roumanie travaillent ensemble. Monsieur l’Ambassadeur, la Roumanie a besoin de la France et la France a besoin de la Roumanie. C’est une grande opportunité qu’on ne peut pas rater. Comme l’a dit un jour le Président de Gaulle, « Les plus nobles principes du monde ne valent que par l’action ». C’est donc notre devoir d’agir ensemble pour ce noble but, et je vous assure, Monsieur l’Ambassadeur, que la Roumanie mettra tout en œuvre pour l’atteindre.
C’est toujours le Général de Gaulle qui disait « dans ce monde d’aujourd’hui, on ne peut dissocier le sentiment et la politique ». Si on parle des relations entre la Roumanie et la France – c’est une vérité incontournable et perpétuelle. Il est émouvant de voir combien Nicolae Titulescu a défini les relations franco-roumaines, dans un discours prononcé le 8 mai 1935 en l’honneur de Paul Boncour, en visite à Bucarest : « …entre nos deux nations existe, d’un côté et de l’autre, une telle communauté d’intérêts que le bonheur d’une ne peut pas être conçu sans le bonheur de l’autre, … entre les deux nations il y a une telle attraction que chacun d’entre nous peut se considérer à son choix français en France et roumain en Roumanie… »
Chers amis,
Permettez-moi de conclure ici mon bref « croquis » de notre « amitié non assombrie et entente non interrompue » – pour citer Titulescu une dernière fois. Je vous remercie infiniment pour votre présence ce soir et pour votre attention.
Je remercie la France pour cette distinction qui me fait grand honneur !
Vive le Partenariat Stratégique entre la Roumanie et la France ! Vive l’amitié franco-roumaine !"

Dernière modification : 09/11/2016

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