Le carré militaire français de Slobozia

Le carré militaire français de Slobozia se trouve dans le cimetière militaire international situé au centre-ville (au n°2 de la rue Eternităţii).

Bien qu’il ait été inauguré en 1922, les aménagements du cimetière se sont poursuivis jusqu’en 1932. Le carré français a été rénové en 2013 sous financement de la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives, à hauteur de 129 000€.
Il figure aujourd’hui, comme de nombreux autres cimetières militaires, sur la liste des monuments historiques de Roumanie.

Ce cimetière regroupe les corps de soldats tombés pendant la Première Guerre mondiale dans cette région : 215 Français (dont 214 musulmans), 18 Allemands, 142 Indiens, 1493 Turcs, 10 Britanniques et 77 Roumains.

La présence de soldats français est essentiellement due à l’existence d’un camp allemand de prisonniers dans cette région au cours des années 1917 et 1918. Les soldats qui y étaient internés étaient majoritairement employés dans les travaux pour lesquels les Roumains mobilisés manquaient. Jean-Noël Grandhomme, dans sa thèse (Le général Berthelot et l’action de la France en Roumanie et en Russie méridionale 1916-1918) cite le cas de cinq soldats qui travaillaient à l’exploitation agricole de Pribegi (à 10 kilomètres à l’ouest de Slobozia).

Souvent mal nourris et vivant dans des conditions d’hygiène déplorables, dans une région où les hivers sont rudes, ces soldats sont dans leur grande majorité, morts de maladies.

Le soldat Mohammed Gheraïnia dispose d’un monument particulier au cœur du carré français (voir ci-dessous). Originaire d’une famille princière algérienne, disposant de connaissances en médecine, il a apporté une assistance médicale à de très nombreuses personnes. Par ses origines et son dévouement, il jouissait d’un très grand prestige auprès de ses compagnons de captivité et vraisemblablement aussi auprès de la population locale. Lors d’une sortie du camp, dans des conditions qui restent encore peu claires (soit pour s’échapper, soit pour apporter des soins à un habitant), il a été considéré comme en fuite et il a été fusillé. Un second monument rappelant sa mort est situé, en ville, à l’endroit même où il est tombé. Ce monument a également été restauré.

Vue générale du cimetière

Avant restauration

JPEG

Après restauration

JPEG

Monument funéraire du soldat Mohammed Gheraïnia

Avant restauration

JPEG

Après restauration

JPEG

Monument en ville du soldat Mohammed Gheraïnia

Avant restauration

JPEG

Après restauration

JPEG

Dernière modification : 04/03/2015

Haut de page