Bucarest se régale
Votre excellence, Mesdames, Messieurs, Chers amis,
Il y a une recette que nous avons oubliée d’indiquer dans ce magnifique ouvrage et je me propose de la lire maintenant…
Choisissez une association qui vous touche.
Dénichez une maquettiste designer, 2 aquarellistes, une photographe.
Assemblez le tout.
Laissez prendre.
Comptez un an, à rythme soutenu.
Partez à la recherche de sponsors.
Privilégiez les acteurs du secteur alimentaire.
Sélectionnez un imprimeur de premier choix.
Recueillez une centaine de recettes préférées des francophones de Bucarest.
Faites-les traduire et illustrez-les de façon originale.
Ajoutez de l’idée, du travail, un peu de génie, saupoudrez de stress…
sans oublier beaucoup de plaisir.
Servez-le aussitôt dans un cadre prestigieux à d’illustres invités
et consommez sans modération !
Je prends la parole pour vous remercier d’être venus ce soir, fêter ensemble la sortie de « Bucarest se régale » pour lequel nous vous avons tous sollicités d’une façon ou d’une autre.
Ce projet a débuté il y a presqu’un an. L’idée était de récolter des fonds pour l’association Valentina qui vient en aide aux enfants défavorisés de Bucarest. A partir d’une idée déjà exploitée par ailleurs – une compilation des recettes sympas et conviviales issue d’une communauté appréciant les bons p’tits plats – notre projet était de créer un vrai livre, de fabrication haut-de-gamme que nous serions fières de revendre au profit de l’association. Le projet était lancé… pour transformer l’essai, il fallait réunir une équipe de choc.
Très rapidement Astrid Désveaux s’est manifestée et ses talents de designer allaient être plus que précieux dans la suite du projet ! Nous voulions donner un style particulier, un certain cachet à ce livre. Le défi fut relevé par Martine de Lavarène et Georgia Leroy qui nous proposèrent d’illustrer les recettes avec leurs aquarelles et s’engagèrent dans l’aventure avec enthousiasme ! Claude-Amélie Willemot nous a rejoint pour nous aider à concevoir des intercalaires dignes de professionnels !
Restait le financement. L’association n’avait évidemment pas la trésorerie nécessaire pour avancer les fonds. Il fallait donc trouver des sponsors qui accepteraient de nous suivre dans cette belle aventure. Nous nous sommes naturellement tournées vers les acteurs du secteur alimentaire. Acvatot, Apa Nova, Auchan, Danone, Maggi et Réal nous ont permis d’éditer l’ouvrage qui sort aujourd’hui. Un immense merci à eux tous pour leur confiance et leur soutien.
Les questions financières réglées, il était temps de s’attaquer au corps de ce livre ! C’est là que sont intervenus les cuisinières et cuisiniers, amateurs ou non, qui nous ont confié leurs recettes préférées. Merci d’avoir joué le jeu. Ce livre est aujourd’hui aussi un peu le vôtre !
Nous résidions tous en Roumanie… ce livre se devait donc d’être traduit en roumain. Nous avons usé presque 10 traductrices qui se sont arraché les cheveux pour traduire tous ces termes de gastronomie. C’est là qu’on se rend compte de la richesse de la langue française notamment sur ces sujets de bonne table… ! Il a fallu rassurer celle qui s’offusquait de découper les Saint-Jacques ou de passer tel légume au chinois puis le débat autour de l’impossible équivalent roumain de la cuisson au bain-marie… Un grand merci à elles d’avoir passé tant de temps dans leurs cuisines et leurs dictionnaires !
Enfin, l’ambassade nous a ouvert les portes de l’Institut et grâce au soutien de Cora, Mega Image Pernod Ricard, et du Sofitel, la sortie de Bucarest se régale a pu bénéficier d’une soirée de lancement digne de ce nom ! Nous les en remercions. Merci enfin à Clémence Valleteau de Mouillac qui nous a prêtées ses portraits des enfants de Valentina qui nous rappellent la raison finale de ce beau projet et à toutes les petites mains qui nous ont aidées à préparer cet évènement, notamment Anne-Catherine d’Audiffret, Florence Descamps, Marie-Bé Dereux et Martine Mussat.
Je vous laisse maintenant découvrir, feuilleter et surtout , acheter! Bucarest se régale. Il est vendu 80 Ron, intégralement et directement reversés à l’association, il permet de financer une année de matériels et livres scolaires pour un enfant. J’espère qu’il sera aussi pour vous un merveilleux souvenir des bons moments passés à Bucarest. Faites comme Renault Dacia qui nous a commandé 40 exemplaires pour ses cadeaux de fin d’année !
Je vous engage enfin à déguster certaines des recettes du livre qui ont été cuisinées spécialement ce soir par leurs auteurs. Je les remercie au nom de tous de nous offrir un si beau buffet et tout particulièrement à Florence Descamps, et Medeea Marinescu qui vont réaliser le montage sur place !
Bonne dégustation… et régalez-vous !
Nathalie de Peufeilhoux
