Coopération militaire franco-roumaine
La coopération militaire franco-roumaine, de haut niveau, a évolué du soutien à la transformation structurelle et organisationnelle vers des échanges opérationnels tout en conservant un intérêt marqué pour la formation du personnel :
Les relations militaires franco-roumaines sont régies par l'accord intergouvernemental relatif à la coopération dans le domaine de la défense, signé par les deux ministres de la Défense, le 24 octobre 1998. Un amendement pour le mettre aux conditions d’aujourd’hui, après l’entrée de la Roumanie dans l’OTAN et dans l’UE est en cours d’adoption.
La coopération militaire et de défense bilatérale témoigne toujours de l’intérêt de la France pour la Roumanie (44 actions prévues au plan de coopération bilatéral en 2009). Auparavant plus prolifiques (une centaine d’actions annuelles) et consacrées à la formation (400 officiers roumains formés en France en 10 ans) et à l’aide aux restructurations (4 officiers coopérants militaires entre 2000 et 2003, nombreuses visites d‘experts), les actions de coopération ont désormais un caractère opérationnel plus marqué : échanges entre troupes de montagne, escale de bâtiments français en mer Noire, campagne de tir annuelle d’artillerie sol-air, participation a des exercices de PC. La Roumanie a renforcé ses liens opérationnels permanents avec la France, en détachant deux officiers au corps de réaction rapide de Lille. La diminution du nombre des échanges s’explique par les contraintes opérationnelles (annulation d’escale par la France en 2007, non-reconduction par la Roumanie de l’exercice aérien annuel de la force aérienne de combat en 2008) et financières.
Les échanges dans les domaines de la formation/entraînement et de la doctrine occupent toujours une place non négligeable de la coopération. Outre les voyages d’études des écoles, il existe des échanges réguliers entre le collège interarmées de défense et l’Université nationale de défense, l’ESM de Saint-Cyr et l’Académie technique militaire de Bucarest, les écoles d’application de l’infanterie et de l’arme blindée des deux pays, des échanges doctrinaux.
Alors que notre coopération militaire et de défense a diminué sensiblement depuis l’entrée du pays dans l’OTAN puis l’UE (disparition des financements nationaux), son volet opérationnel s’est renforcé. Les activités de coopération évoluent pour répondre aux besoins actuels des de nos deux pays en matière d’interopérabilité et de développement de capacités communes. Il demeure cependant important que la Roumanie ratifie l’amendement à l’accord de coopération signé en juillet 2008 afin de pouvoir financer ses actions de coopération en France.
