Création d'ONU Femmes
Egalité des sexes et promotion de la femme dans le monde
(Source : Direction générale de la Mondialisation, du Développement et des Partenariats)
La France se félicite de la création d'«ONU Femmes», qui doit permettre davantage de cohérence, d'efficacité et de visibilité à l'action des Nations unies dans ce domaine prioritaire pour notre pays que sont l'égalité des sexes et la promotion des femmes. Cette réforme, qui doit être effective au 1er janvier 2011, bénéficie du soutien politique de la France, qui siégera au futur conseil d'administration d'ONU Femmes en 2011. Cette nouvelle structure regroupe deux entités financées par contributions volontaires : le Fonds de développement des Nations unies pour les femmes (UNIFEM) et l'Institut international de recherche et de formation des Nations unies pour la promotion de la femme (INSTRAW) et deux services financés par le budget général (obligatoire) des Nations unies.
Les contributions de la France à UNIFEM ont permis de développer un partenariat stratégique, fructueux et continu avec UNIFEM. Celui-ci a pris la forme d'un Fonds de solidarité prioritaire (FSP) d'un montant de 2,3 millions d’euros, mené de 2004 à 2008, sur la thématique du droit des femmes et de la famille dans le monde arabe. La France vient récemment de mettre en place un nouveau FSP consacré à la lutte contre les violences faites aux femmes, doté d'un montant de 1,5 millions d’euros, et dont le partenaire principal est UNIFEM. La France développe également cette année avec UNIFEM un projet d'aide juridique pour les femmes en Afghanistan (500 000 euros). En parallèle, la France met en œuvre un FSP Protection de l'enfance dans les conflits armés, projet d'un montant de 2 millions d'Euros couvrant six pays africains, qui aborde notamment les questions de la réinsertion des jeunes filles démobilisées. Enfin, un « jeune expert associé » est mis à disposition d'UNIFEM pour un coût de 200 000 euros environ. La France entend développer la mise en disposition de son expertise internationale auprès des représentations d'ONU Femmes.
La France a adopté une stratégie genre et développement en 2008 et un plan d’action pour l’autonomisation des femmes en Afrique en 2009 pour une période de trois ans. La philosophie d’action de la coopération française s’articule autour de deux axes : le respect des droits humains et le souci d’une plus grande efficacité de l’aide au travers d’un plaidoyer politique, du soutien à des actions spécifiques en faveur de la promotion de l’égalité et d’une intégration transversale du genre dans tous les secteurs d’activités.
Des actions spécifiques sont menées sur les thèmes de l’autonomisation économique des femmes en Afrique (programme de 3M€ sur 3 ans), de la scolarisation des filles et de la lutte contre les violences de genre à l’école en Afrique francophone. Lors du G8 de Muskoka, en la France s’est engagé en faveur du renforcement des actions de lutte contre la mortalité maternelle et infantile à hauteur de 100M€ sur 5 ans.
La France mène également une action normative au sein des instances internationales pour la promotion des droits des femmes : depuis 2006, notre pays est ainsi à l'origine, avec les Pays-Bas, d'une résolution annuelle de l'Assemblée générale des Nations unies appelant à intensifier la lutte pour l'élimination de toutes les formes de violence à l'égard des femmes ; il est également à l'origine de la mise en place d'un nouveau groupe d'experts indépendants du Conseil des droits de l'Homme, dont le mandat porte sur les lois et pratiques discriminatoires à l'égard des femmes ; au sein de l'Union européenne, la France a fait adopter, sous sa présidence, des lignes directrices sur les violences contre les femmes et la lutte contre toutes formes de discrimination à leur encontre, qui encadrent l'action du réseau diplomatique de l'UE et des États membres.
Enfin, la France est particulièrement active sur la question des femmes dans les conflits armés : nous avons participé activement à l'élaboration des résolutions 1820 et 1888 du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), qui donnent à ce dernier le mandat et les moyens de lutter contre les violences généralisées à l'égard des femmes. La France a fortement appuyé la création d'un représentant spécial sur les questions des «violences sexuelles touchant les femmes et les filles dans les conflits armés» et la désignation à ce poste, le 2 février 2010, de Mme Margot Wallström ; à titre national, nous venons d'adopter un plan d'action interministériel sur la mise en œuvre de ces résolutions. La promotion et la défense des droits des femmes sont un engagement constant et durable de la France. La coopération avec ONU Femmes est appelée à y tenir un rôle central.
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