EXPOSITION « NAPOLEON III ET LA ROUMANIE » AU MUSEE NATIONAL D’ART
MNAR, du 23 octobre 2008 au 1er février 2009 - Château de Compiègne, du 20 mars au 29 juin 2009 
A l’occasion du 200ème anniversaire de la naissance de NAPOLEON III, le Musée National d’Art de Roumanie et le Château de Compiègne organisent, en liaison avec l’Ambassade de France, l’Institut français de Bucarest et le Ministère de la Culture et des Cultes, une exposition sur le thème « Napoléon III et la Roumanie ».
Comme chacun sait, NAPOLEON III a joué un rôle essentiel dans la naissance de la Roumanie moderne. C’est en 1856, après la victoire de l’Empereur des Français dans la guerre de Crimée, que le Congrès de Paris a levé le protectorat russe sur les principautés roumaines. Tout en reconnaissant la suzeraineté ottomane sur la Valachie et la Moldavie, le traité de Paris plaçait les deux principautés sous protection des puissances européennes, et notamment de la France. En outre, la Valachie et la Moldavie se voyaient reconnaître le droit de convoquer des assemblées pour décider de leur organisation future. Il s’agissait du premier pas vers l’Union de 1859 et la création de la Roumanie moderne.
Placée sous le haut patonage des présidents Nicolas SARKOZY et Traian BASESCU, cette co-production exceptionnelle du MNAR et du Château de Compiègne offre une occasion unique de se pencher sur le rôle du souverain français dans l’unification des principautés roumaines et sur les débuts de l’histoire moderne de la Roumanie.
Elle s’articule autour de 5 thèmes principaux, en évoquant tout d’abord les occidentaux ayant voyagé en Moldavie et en Valachie aux XVIIIe et XIXe siècles ; elle rappelle ensuite la mobilisation des intellectuels français pour la question de l’union des Principautés. L’implication personnelle de Napoléon III dans la question d’Orient est illustrée par l’évocation de la guerre de Crimée et du Traité de Paris en 1856. La francophilie des premiers dirigeants des principautés unies – Alexandre Jean CUZA et Charles de HOHENZOLLERN-SIGMARINGEN (le futur Carol Ier) – est illustrée par des objets personnels et des témoignages de leurs séjours en France. L’exposition universelle de 1867 à Paris représente une étape décisive pour la reconnaissance des principautés unies sur la scène internationale. Dans le domaine artistique aussi, les rapports entre la Roumanie et la France sous le Second Empire sont explorés par des parallèles entre tableaux roumains et tableaux français.
Sont ainsi réunies plus de 200 pièces provenant de collections publiques roumaines et françaises ainsi que de collectionneurs privés. De nombreuses œuvres attireront l’attention : les portraits de Napoléon III et Eugénie en tapisserie des Gobelins d’après WINTERHALTER ; des objets français ayant appartenu à CUZA et à Charles de HOHENZOLLERN, les séjours de ce dernier à Compiègne et à Paris avec la reconstitution d’une partie de son appartement à Compiègne et sa visite à l’Opéra ; l’affirmation des principautés unies sur la scène internationale à l’exposition universelle de 1867 avec plusieurs pièces du trésor de Pietroasa prêtées par le musée national d’histoire de Roumanie ; la confrontation entre artistes roumains et français notamment GRIGORESCU et MILLET ; enfin, quelques personnalités roumaines acteurs de la vie artistique parisienne, notamment Georges de BELLIO, qui acquit une importante toile de MONET, La rue Montorgueil, fête du 30 juin 1878, prêtée par le musée d’Orsay.
L'exposition bénéficie d'une scénographie particulière, due à Christophe CLEMENT, directeur du Département d'architecture, muséographie et équipement de la Direction des Musées de France.
La coopération du MNAR avec les musées français a eu pour point de départ l'exposition « Ombres et lumières. Quatre siècles de peinture française », organisée en 2005. Cette collaboration a continué par 'BOURDELLE, vecteur de la modernité', ouverte en 2006 au Musée national d'Art de Roumanie, et 'La ligne et la couleur. Dessins florentins du XVIIe siècle', exposition récemment inaugurée, qui présente, en première en Roumanie, 61 dessins des collections du Musée du Louvre, réalisés par 31 artistes toscans du XVIIe siècle.
Inauguration de l'exposition - reportage photos
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