Interview de Teodor Baconschi à l'agence de presse Agerpres
Interview de Teodor BACONSHI accordée à l'agence de presse AGERPRES (13.09.2009)
Le facteur 'Sarkozy' déterminant dans la relance de la relation entre la France et la Roumanie
La relation de la Roumanie avec la France a été relancée, premièrement, par ”le facteur Sarkozy”, qui a placé la France au sein de l’Union Europénne et qui a récupéré la substance perdue dans les relations avec les nouveaux Etats-membres, y compris la Roumanie, a déclaré, pour AGERPRES, l’ambassadeur de Roumanie à Paris, Teodor Baconschi.
Il a rajouté que le facteur 'Sarkozy', le retour de Paris dans les structures de commande de l’OTAN et les échanges économiques sont déterminants pour la relation franco-roumaine.
« Trois facteurs ont relancé notre relation avec la France: premièrement, 'le facteur Sarkozy', qui a placé la France au sein de l’Union Européenne et a récupéré la substance perdue dans les relations avec les nouveaux Etats - membres, y compris la Roumanie. Ensuite, le retour de Paris dans les structures de commande de l’OTAN: une décision 'historique', censée surmonter les divergences du passé au sujet de l’architecture de sécurité à un niveau trans-atlantique. Enfin, la consistance des réalités économiques bilatérales: de solides investissements français en Roumanie, presque 6 milliards d’euros, des échanges commerciaux annuels, de massives exportations roumaines sur le marché français', considère Teodor Baconschi.
Avec la mise en valeur de l’excellente relation personnelle entre les deux présidents, roumain et français, la nouvelle dynamique a reçu une impulsion majeure grâce au Partenariat stratégique conclu en février 2008, à Bucarest. Le document politique sus-mentionné a inspiré l’adoption d’une Feuille de route, sur cinq ans, qui comprend tous les grands projets communs, dans des domaines-clé comme par exemple l’énergie, l’environnement, l’agriculture, l’éducation, la défense, l’industrie auto, a remarqué l’ambassadeur de Roumanie à Paris.
Il a affirmé également que la visite officielle à Paris du président Traian Basescu, les 18 et 19 mai, a permis la réalisation d’un examen d’étape 'très positif', de même que l’ébauche de nouveeaux engagements, dans le domaine nucléaire civil.
Le Président Traian Basescu a exprimé, à ce moment-là, l’intérêt de la Roumanie à l’égard de la technologie nucléaire européenne en vue de construire une deuxième centrale nucléaire. En même temps, la Président Sarkozy a exprimé la disponibilité de la France pour participer à la réalisation de cette centrale .
De plus, Baconschi pense que la mémoire historique, l’affinité de langue et de culture, la coopération décentralisée entre les autorités locales, la mobilité académique ou le tourisme représentent des éléments supplémentaires dans un cadre bilatéral de plus en plus complexe et 'prometteur'.
'Je me réjouis du fait que le relation Bucarest-Paris a été récemment 'consacrée', comme celle entre les Roumains et les Américains, ou comme le projet Nabucco, parmi les objectifs stratégiques de politique étrangère de la Roumanie. Je vois ici une évolution normale, nécessaire et rationnelle, dont les deux parties vont tirer profit à moyen et long terme', a rajouté Teodor Baconschi.
L’Ambassadeur de Roumanie à Paris affirme que la Roumanie a reçu des signaux de soutien de la part de la France pour le porte-feuille de commissaire européen pour l’Agriculture et il a exprimé l’espoir que l’option de la Roumanie sera appuyée aussi par le président désigné de la Commission Européenne.
'Comme vous le savez, la Roumanie a fait part de son intérêt à obtenir le porte-feuille de l’Agriculture et du développement rural, qui correspond, à notre opinion, à notre place au sein de l’Union Européenne. Nous avons, ainsi, reçu des signaux de soutien de la part de la France en ce qui concerne cette option, ce qui est, sans aucun doute, extrêmement encourageant. J’espère, en même temps, que cet objectif reçoive le soutien demandé aussi bien de la part du président désigné de la Commission, qui sera responsable de l’octroi des porte-feuilles dans le cadre du collège de la Commission, et qui présentera ensuite son équipe au Parlement Européen', a affirmé Teodor Baconschi.
L’Ambassadeur de Roumanie à Paris a rajouté qu’en dépit des difficultés avec lesquelles elle se confronte, l’Ambassade souhaite garder la 'vitesse de croisière'.
'Pendant mes deux premières années en poste, nous avons travaillé avec tous les moteurs au maximum et les résultats sont quantifiables. Malgré les difficultés actuelles, auxquelles on est confronté y compris le Ministère des Affaires Etrangères, et je parle ici des contraintes ou des réductions de personnel, notre objectif est de garder la vitesse de croisière. C’est une relation extrêmement importante pour nous, stratégique, que nous soutiendrons avec le dynamisme, qui, j’aime le croire, nous caractérise', a déclaré Teodor Baconschi.
