La visite de Nicolas SARKOZY vue par la presse roumaine

Presse du 5 février


EVENIMENTUL ZILEI : « SARKOZY : « La France ne trahira jamais la Roumanie ». Visite-éclair à Bucarest - le Président SARKOZY a souligné encore une fois la relation privilégiée entre les deux pays »

 « Cinq heures ont été suffisantes au Président SARKOZY, en visite de travail à Bucarest, pour rencontrer le Président BASESCU, le Premier ministre POPESCU TARICEANU, signer un partenariat stratégique entre la France et la Roumanie et annoncer les priorités de la Présidence française de l’UE dans un discours devant le Parlement roumain. (…) « Je suis fier d’être le premier Président français à visiter la Roumanie membre de l’Union Européenne », a indiqué le leader de l’Elysée (…) qui a lancé un appel pour que la Roumanie occupe la place qu’elle mérite dans l’UE,  indiquant qu’il ne faisait aucune distinction entre les pays fondateurs et les nouveaux membres ». Le Président de la République a fait remarquer que la Roumanie avait un rôle très important à jouer dans le processus du futur élargissement de l’Union, qui concerne la Serbie, et à long terme, la République de Moldavie ».

AZI : « Une visite extrêmement importante »

« Ce qui s’est passé hier, 4 février 2008, peut entrer dans les livres d’histoire, au même titre que la visite en 1968 de Charles de GAULLE. (….) Toute la visite de M. SARKOZY  témoigne des vertus exceptionnelles de la diplomatie française, par exemple le soin pris par le Président français pour éviter tout parti-pris dans le conflit entre les deux Palais (…). Puis, le discours prononcé devant le Parlement s’est voulu, au-delà du message sur la construction européenne, un signal sur l’importance de cette institution dans la vie d’une démocratie (…). S’il n’y a pas eu d’accords commerciaux, la visite du Président de la République a revêtu une importance politique capitale pour l’avenir de la Roumanie et de la construction européenne. Pour nous, elle signifie la proposition d’un partenariat stratégique concret de coopération au sein de l’UE ( …). »

JURNALUL NATIONAL : « Nicolas SARKOZY a fait salle pleine au Parlement »

« Devant une salle pleine comme on ne l’avait pas vue depuis le début de cette législature, le Président SARKOZY a assuré les sénateurs et députés que la France «était l’amie fidèle de la Roumanie qu’elle ne trahirait jamais ».(…) La signification de sa visite à Bucarest a été expliquée par le Président lui-même : « cette visite signifie écouter et aider les autorités de Bucarest pour préparer ensemble la présidence de l’UE ».

ADEVARUL : « La France nous a apporté le tribut »

« Le partenariat avec la France dans quelques domaines-clefs – énergie, sécurité, politique agricole – peut constituer pour nous une chance de plus pour atteindre certains objectifs, (….) par exemple dans les relations avec la Russie, ou une chance de plus pour le projet Nabucco – dans lequel Gaz de France pourrait également s’impliquer (…). Le partenariat pourra aussi nous apporter un peu plus de rigueur et de substance dans notre prestation au sein des institutions de l’UE (…). Si la Roumanie avait besoin d’un « professeur », la France  pourrait jouer ce rôle. Enfin, le partenariat offert par le Président SARKOZY efface, pour la Roumanie, l’étiquette de pays imprévisible et de « râleur » pro-américain à la frontière orientale de l’Union ».

ROMANIA LIBERA : « SARKOZY et BASESCU : Nabucco a un avenir » 

« En ce qui concerne le domaine de l’énergie, les Présidents de la France et de la Roumanie sont les premiers à donner un signal clair de soutien au projet européen de gazoduc Nabucco, après la victoire semble t-il totale de la Russie dans le combat mené par l’Europe pour son indépendance énergétique (…). Nicolas SARKOZY a laissé également entendre qu’il associerait Traian BASESCU à la Présidence française de l’UE qui commencera le 1er juillet prochain, et Traian BASESCU a assuré la France qu’elle bénéficierait de tout le soutien de la Roumanie pour la réalisation intégrale des objectifs de la Présidence européenne (…). La Roumanie enverra des troupes pour participer à la mission au Tchad (…). D’autre part, la Roumanie bénéficiera d’avantages économiques, mais aussi d’un atout dans l’UE. (…). Les Présidents SARKOZY et BASESCU ont eu des opinions différentes à l’égard du Kosovo ».

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Presse du 4 février

ADEVARUL : « Est-ce qu’on fait un axe vers Paris ? »
 
« Nicolas SARKOZY signera aujourd’hui avec Traian BASESCU, un document de mise en œuvre du partenariat stratégique entre la France et la Roumanie dont le but est de mettre en valeur les objectifs politiques qui dirigeront la coopération bilatérale pour les années à venir (…). Ce document a pour objet de rapprocher les deux pays, après que Bucarest ait accordé au cours des deux dernières années la priorité à une relation spéciale avec les Etats-Unis. »

ADEVARUL : « La Roumanie, territoire perdu »

« Pendant plus d’un siècle, la France a été le principal modèle politique, culturel et économique pour la majorité des Roumains. Le mythe français a survécu au système communiste, mais pas à deux décennies de démocratie. La construction de la Roumanie moderne, qui débute peu avant la révolution de 1848, doit être comprise en premier lieu comme un large processus d’imitation de la France (…). Le communisme a remplacé brusquement le modèle français par le soviétique, mais que cela surprenne ou non, la période communiste a gardé presque intact le mythe français, notamment dans les cercles culturels, mais aussi au niveau des masses, par la littérature et le cinéma. Cependant, après 1989, le mythe français a été remplacé peu à peu par l’anglo-saxon, le modèle politique français par l’américain, et la culture française, jadis de masse, a été vaincue, à l’époque de l’internet par l’anglais et les coutumes culturelles américaines ».

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Presse du 2 février
 
ZIUA : « La pirouette française »

« La Roumanie semble avoir entamé une réorientation de sa politique étrangère : lors de la visite de lundi du Président SARKOZY, un partenariat stratégique France – Roumanie sera annoncé alors même que, dans son dernier discours de politique internationale tenu à Bruxelles, le Président  BASESCU a pris des distances vis-à-vis de la politique des Etats-UNis sur les questions fondamentales du bouclier américain et du Kosovo (…). Le Président BASESCU a  affirmé que la visite de son homologue français était « un signal important pour les relations bilatérales (…) car à cette occasion les deux Présidents signeront un partenariat stratégique ». « La Roumanie est un pays proche de la France du point de vue historique et culturel, avec lequel nous avons des relations excellentes ; l’objectif de cette visite est d’aller encore plus loin dans cette relation d’exception et de franchir un nouveau pas, en mettant en œuvre un partenariat stratégique réel », a aussi déclaré le porte-parole de l’Elysée, David MARTINON ».

JURNALUL NATIONAL : « SARKOZY »

« La liste des projets avortés et des promesses non-tenues (en matière économique par les autorités roumaines) est longue, et ne peut être éclipsée par de rares succès (…). SARKOZY est en premier lieu le promoteur des intérêts économiques de la France. Dans toutes ses visites, il conclut des affaires se chiffrant en milliards, portant sur l’armement, le nucléaire et l’aéronautique : précisément les secteurs où les grandes sociétés françaises ont subi en Roumanie des échecs ou ont été trompées. La centrale de Cernavoda ne semble pas ouverte aux Français, qui ont été invités par les Bulgares à Belene. Dans les programmes de dotation de l’armée, le groupe EADS a été mis dans des situations difficiles, la plus récente étant la disqualification frauduleuse des avions militaires de transports assumée par le ministre de la Défense. Dans le domaine des missiles, où les Français sont des as, le Ministère s’acharne à réanimer de la vieille ferraille d’occasion qui a fait la guerre au Vietnam. La fabrique d’hélicoptères de Ghimbav a été gardée elle aussi pour des clients amis, EUROCOPTER étant –c’est un comble- la seule société en lice pour la privatisation. Le Ministère de l’Intérieur a rajouté un dossier aux échecs roumano-français, en faisant échouer le contrat pour la dotation en hélicoptères fabriqués toujours par EADS. Tout aussi ahurissantes sont les décisions de geler l’acquisition des avions AIRBUS, membre du groupe EADS.

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