Message de l'Ambassadeur de France

C'est au début du XIXème siècle qu'a eu lieu "le coup de foudre", selon l'expression de l'historien roumain Lucian Boia, entre la Roumanie et la France : au contact des Russes, les Roumains se mirent à parler notre langue, les Français vinrent à Bucarest, et les jeunes fils de famille roumains à Paris. Les "bonjouristes" acclimatèrent à Bucarest les idées et les valeurs de la Révolution française.

Commencées il y a 130 ans, les relations diplomatiques entre la France et la Roumanie moderne portent l’héritage de Napoléon III, qui favorisa l'accession au trône de Carol Ier, celui de Kogalniceanu et Bratianu, francophiles artisans de l'indépendance roumaine et, je veux le mentionner, celui moins connu, de Victor Place, consul de France à Iasi, qui a joué un rôle majeur en faveur de l'Union des Principautés, relayé par le comte Walewski à la conférence qui donna naissance au traité de Paris.



Cet attrait et cette relation singulière n'ont jamais cessé, par delà une histoire complexe et parfois sinueuse. "La Roumanie est assurée, en toute hypothèse, de l'agissante sympathie de la France pour ses buts essentiels", c’est ainsi que le résumait le 15 janvier 1919 Clemenceau, qui soutint les attentes roumaines dans la négociation des traités qui mirent fin à la première guerre mondiale.

Alliées au sein de l'OTAN et unies autour du même projet européen, la France et la Roumanie ont aujourd’hui des relations plus denses et diversifiées que jamais. En atteste le partenariat stratégique signé en février 2008 par les Présidents Sarkozy et Basescu qui, soutenu par une présence très active des entreprises françaises, fait de la Roumanie l'un des meilleurs et des plus solides partenaires de la France.

Henri Paul,
Ambassadeur de France en Roumanie