Sommet de l'OTAN à Strasbourg-Kehl (3-4 avril) : la France de retour dans le commandement intégré de l'Alliance
Membre fondateur de l’Otan, la France se retire du commandement militaire intégré en 1966. Cette décision du général de Gaulle répondait à une volonté d’indépendance militaire vis-à-vis des Etats-Unis. Dans un contexte de guerre froide, le général de Gaulle ne voulait pas de troupes étrangères stationnées en France qui ne soient pas sous commandement français. Cependant, la République française est toujours restée membre de l’Alliance atlantique et depuis 1996 elle dispose d’un représentant au comité militaire.
La France est aujourd’hui le quatrième contributeur financier de l’Alliance avec des troupes qui comptent pour 7 % des effectifs engagés dans les opérations. Ce sont près de 4 650 soldats qui agissent sous la bannière de l’Otan. Cependant la France, n’ayant pas de grand commandement, ne peut pas peser sur les décisions stratégiques de l’Alliance.
Le président de la République a lancé, dès le début de son mandat, un double mouvement de relance de l’Europe de la défense et de rénovation des relations de la France avec l’Otan. Ces deux volets sont liés dès l’origine. Le 11 mars, le président de la République a réaffirmé sa volonté de poursuivre cette double démarche.
L’objectif est de renforcer l’Europe de la défense et renforcer l’Otan. Avec une Europe plus forte, l’Alliance, où les Européens prendront toutes leurs responsabilités, sera elle aussi plus forte et plus crédible.
Le Premier ministre a engagé, le 17 mars dernier, à l’Assemblée nationale, la responsabilité du Gouvernement sur une déclaration de politique étrangère au cours de laquelle il a défendu le retour de la France dans la structure militaire intégrée de l’Otan. Les Parlementaires ont accordé leur confiance au Gouvernement par un vote majoritaire de 329 voix.
