Conférence de presse « bilan de la PFUE »
Mesdames et Messieurs,
Je n’ai pas voulu que se termine la présidence française du Conseil de l’Union européenne que nous avons souhaitée en Europe et dans le Monde, extrêmement active et fertile, sans faire devant vous un rapide bilan. Ce bilan me permet aussi de passer le témoin à mon collègue et ami, Petr DOKLADAL, ambassadeur de la République tchèque.
Je remercie aussi mon amie la secrétaire d’Etat aux affaires européennes Raduta MATACHE, qui me fait le plaisir et l’honneur de représenter ce matin le Gouvernement roumain. Mes premiers mots seront donc pour remercier nos amis roumains, et en premier lieu le Président Basescu et son équipe, Lazar Comanescu et le Mae roumain, le Secrétaire d’Etat Aurel CIOBANU DORDEA et son prédécesseur Adrian CIOCANEA , pour leur engagement à nos côtés pour faire réussir la présidence française. Car cette présidence a certes été active, a bénéficié d’un engagement très fort du Président de la République française, mais elle a eu aussi le souci d’associer très étroitement nos amis et alliés et en premier lieu la Roumanie, avec laquelle nous avons signé en ce début d’année 2008 un partenariat stratégique. Elle s’est appuyée aussi sur la Commission et ses services, avec le concours extrêmement actif du Président Barroso, auquel le Président de la République a voulu rendre hommage.
La France s’est engagée fortement dans cette présidence pour la faire vivre réellement : plus de 117 colloques et conférences, 4000 rencontres, trois auditions du PR devant le Parlement européen, une saison culturelle de l’Europe en France, 8 sommets de haut niveau avec des pays tiers, trois conseils européens, deux réunions informelles des Chefs d’Etat et de Gouvernement. Le réseau diplomatique français, qui est le deuxième du monde, a été sollicité et a joué à plein. Nous sommes allés jusqu’à décorer la Tour Eiffel aux couleurs de l’Europe ! Le résultat est que nous avons réussi, je crois à rapprocher les Français de l’Europe.
Alors quels résultats concrets avons nous obtenus ?
I. les priorités de la PFUE, c’était… « une Europe qui protège : le mot est devenu une réalité
1/ Le paquet énergie/ climat
· l’Europe a pris ses responsabilités avec un accord historique obtenu de manière unanime au Conseil des 11 et 12 décembre, car il n’y a pas d’autre continent qui se soit doté de règles aussi contraignantes. Chacun a fait un effort pour que l’Europe soit à la hauteur de sa tâche et de ses ambitions. Et qu’elle puisse aborder la tête haute la conférence de Copenhague sur le changement climatique l’an prochain. Ce sont les fameux « 3 X 20 en 2020 »
· Nous avons donc adopté une série de mesures afin de répartir de manière équilibrée les efforts pour permettre de réduire en 2020 les émissions européennes de gaz polluant de 20% par rapport à 1990. Ce compromis a permis de garder la référence à l’année 2005 sans sacrifier les économies des pays de l’est, dont l’industrie lourde a souffert du passage à la libéralisation après le régime communiste.
· Enfin, les six textes de cet accord ont été votés par le Parlement Européen hier.
2/ Agriculture
· Le bilan de santé de la PAC :
· accord du 20/11 : 1er accord à 27 qui engage l’agriculture européenne. Il traduit la volonté des États-membres d’adapter, avant l’échéance des perspectives financières et de la révision de l’ensemble des politiques communes en 2013,cette politique aux évolutions de son environnement.
· Après un an de négociation, l’accord confirme la dimension économique de la politique agricole en Europe avec le maintien et la rénovation des outils de régulation des marchés, la possibilité de réorienter les aides, l’instauration d’outils de couverture des risques climatiques et sanitaires, l’accompagnement de la sortie des quotas laitiers et la limitation du transfert vers la politique de développement rural.
· PAC de l'après 2013 : suite au Conseil d'Annecy, des conclusions de la présidence ont été adoptées lors du Conseil du 28 novembre. Elles ont été soutenues par une très large majorité d'Etats membres, dont la Roumanie.
Une très large majorité de ministres a donc pu s'accorder sur les principaux défis que la future politique agricole commune devra relever, et par la même sur les objectifs auxquels elle devra répondre, à savoir:
- assurer la sécurité alimentaire de l'Union européenne, y compris dans sa dimension sanitaire
- contribuer aux équilibres alimentaires mondiaux
- préserver les équilibres des espaces ruraux pour maintenir une cohésion territoriale
- construire une agriculture qui concilie performance économique et efficacité écologique
Il est à noter que la demande roumaine visant à prendre en considération le rôle essentiel des petites et moyennes exploitations apparaît dans les conclusions de la Présidence.
· fruits et légumes dans les écoles : accord politique du Conseil. Adoption formelle lors du Conseil du 18 décembre. Mise en oeuvre à partir de la rentrée 2009-2010.
3/ Le pacte européen sur la migration et l’asile
Le Conseil européen des 15 et 16 octobre 2008 a adopté le Pacte européen sur la migration et l’asile. Cette adoption est le résultat d’un important travail d’explication et d’écoute des partenaires, de la Commission et du Parlement, engagé dès avant le début de la présidence.
Il ne s’agit pas d’une série de nouvelles directives mais d’un accord politique, qui doit se concrétiser par des mesures concrètes.
Ce Pacte s’articule autour de cinq principaux engagements, souscrits au plus haut niveau de l’Union :
o organiser l’immigration légale en tenant compte des priorités, des besoins et des capacités d’accueil déterminés par chaque Etat membre et favoriser l’intégration ;
o lutter contre l’immigration irrégulière, notamment en assurant le retour dans leur pays d'origine ou vers un pays de transit, des étrangers en situation irrégulière ;
o renforcer l’efficacité des contrôles aux frontières ;
o bâtir une Europe de l’asile ;
o créer un partenariat global avec les pays d’origine et de transit favorisant les synergies entre les migrations et le développement.
Le Pacte constitue désormais pour l’Union et ses Etats membres le cadre d’une politique commune de l’immigration et de l’asile guidée par un esprit de solidarité entre Etats membres et de coopération avec les pays tiers. Ainsi conçue, la politique migratoire de l’Union repose sur l'idée que les migrations doivent être organisées et régulées dans un esprit de solidarité et de coresponsabilité, afin de demeurer un facteur d'échanges humains et de croissance.
· Accord unanime dans un domaine très sensible, où cela n’était pas gagné d’avance car il existe 27 régimes juridiques nationaux régulant l’entrée de migrants au sein de l’UE
Je rappelle que ce pacte ne concerne que l’immigration en provenance de pays non-européens.
4/ La PESD : conseil des 11/12 décembre 2008
· Il s’agit pour nous de réussir la mise à jour de la Stratégie européenne de sécurité, qui date de 2003, afin de prendre en compte l’apparition de nouvelles menaces globales (prolifération, terrorisme, crime organisé, cyber-attaques, etc.), sur la base d’une analyse partagée des menaces. Cette analyse est complémentaire de la révision des concepts stratégiques de l’OTAN, dont la France et l’Allemagne préparent le sommet à Strasbourg Kehl en 2009.
· Les Européens ont adopté un nouveau niveau d’ambition dans le cadre des objectifs prévus pour 2010. Il s’agit d’être en mesure de planifier et de conduire simultanément :
- deux opérations importantes de stabilisation et de reconstruction, avec une composante civile soutenue par 10.000 hommes pendant 2 ans ;
- deux opérations de réponse rapide utilisant notamment les groupements tactiques de l’UE (1500 hommes) ;
- une opération d’évacuation d’urgence de ressortissants européens en 10 jours ;
- une mission de surveillance / interdiction maritime ;
- une opération civilo-militaire d’assistance humanitaire ;
- une douzaine de missions civiles dont une majeure (jusqu’à 3000 hommes).
· Un programme d’échange d’officiers de type Erasmus et le renforcement du Collège européen de sécurité et de défense développeront l’interopérabilité et la culture commune.
· Une capacité unique de planification stratégique des opérations de l’UE est créée par le Secrétariat général du Conseil. Elle permet une meilleure mobilisation et coordination des moyens. Des déploiements temporaires sont prévus pour assurer une meilleure cohérence avec la planification opérationnelle.
Les avancées de l’Union européenne sur le terrain montrent non seulement que les décisions prises pour faire avancer la PFUE se traduisent dans la réalité, mais aussi qu’il existe une véritable volonté politique commune d’agir pour la résolution des crises :
· Eufor-Tchad témoigne d’une volonté d’action dans la durée sur le théâtre africain inimaginable il y a seulement deux ans,
· EULEX-Kosovo, déployée la semaine dernière, est la première opération civile de cette importance (1900 experts),
· EUMM Georgie a été en septembre l’opération civile la plus rapidement déployée (300 observateurs),
Atalanta est la première opération navale, lancée la semaine dernière.
5/ Union pour la Méditerranée
· Le Sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée (Grand palais, 13 juillet 2008) qui a rassemblé 43 pays partenaires, sous la co-présidence du Président de la République et du Président de la République arabe d’Egypte, M. Hosni Moubarak a, de l’avis général, constitué un succès, dont cette région d’importance majeure pour l’UE avait besoin.
· Il a donné une impulsion politique au plus haut niveau en faveur d’un partenariat plus équilibré et tourné vers le lancement de projets concrets à dimension régionale ou sous-régionale.
· La conférence des ministres des affaires étrangères à Marseille les 3 et 4 novembre a permis d’adopter par consensus une déclaration qui précise notamment les modalités de gouvernance de l’Union pour la Méditerranée et ouvre la voie à la mise en œuvre des projets concrets dans les six domaines fixés par les chefs d’Etat et de gouvernement.
· Enfin, l’UPM est co-présidée par la Présidence européenne et par l’Egypte. Elle compte 5 SG adjoints, dont un Palestinien et un Israélien. C’est la 1ère fois que les pays arabes acceptent qu’un Israélien soit membre du secrétariat d’une organisation régionale comme l’UPM. En échange, les Israéliens ont accepté la participation de la Ligue Arabe aux travaux de l’UPM. Ceci en soit est déjà une avancée considérable !
6/ Moldavie, Politique de voisinage
· Le CAGRE du 13 octobre, grâce à la ténacité roumaine, a adopté des conclusions qui ouvrent la voie à la négociation prochaine d’un accord ambitieux avec la Moldavie et a réitéré son engagement dans la résolution du conflit en Transnistrie.
· La Commission a présenté le 3 décembre un ensemble de propositions visant à renforcer, dans le cadre d’un « partenariat oriental », la politique de l’UE à l’égard des partenaires orientaux de la politique européenne de voisinage. Le Conseil est chargé d’examiner ces propositions et de lui faire rapport en vue de l’approbation par le Conseil Européen de mars 2009. Il est spécifié que ce « partenariat oriental » se conçoit de manière complémentaire aux autres coopérations existant déjà, notamment la « synergie de la Mer Noire ».
Le sommet UE/Ukraine a permis de conclure un accord d’association très ambitieux avec ce pays voisin et ami, accord qui conclut un véritable partenariat stratégique.
7/ Culture / Education n’ont pas été oubliés
La session "éducation, jeunesse et culture" du Conseil de l'UE les 20 et 21 novembre 2008 a permis d'avoir confirmation des convergences d'approche française et roumaine sur les dossiers portés par la PFUE, notamment sur 2 dossiers :
· ==label européen du patrimoine== : d'ores et déjà partie prenante à l'initiative intergouvernementale lancée par la France en 2005, la Roumanie a soutenu et encouragé la demande française de communautarisation de cette initiative
· -==multilinguisme== : les autorités roumaines ont soutenu l'adoption d'une résolution du Conseil relative à une stratégie européenne en faveur du multilinguisme , appuyant la communication de la Commission européenne rendue publique le 26 septembre 2008 à Paris, à l'occasion des Etats-généraux du multilinguisme, par M. Leonard ORBAN, Commissaire européen en charge du multilinguisme (membre roumain de la Commission européenne)
8/ Elargissement (si les ambassadeurs des dits pays sont là. Pour l’instant nous n’avons pas de réponse)
· Turquie : L’engagement pris par la France de mener une Présidence équilibrée et loyale sur la Turquie a été tenu : deux nouveaux chapitres de négociation seront ouverts lors de la CIG organisée le 19 décembre (chapitre 4 « libre circulation des capitaux », chapitre 10 « société de l’information et médias »). Au total, 10 chapitres de négociations seront ouverts en fin de Présidence (sur 35), dont un clos provisoirement (chapitre « science et recherche »). La Présidence a par ailleurs mené un dialogue politique constant avec la Turquie, en particulier sur les questions régionales (Caucase du Sud, Proche et Moyen Orient).
· Croatie : la France n’a pas ménagé ses efforts. La 3ème CIG qui aura lieu demain devrait permettre l’ouverture d’un nouveau chapitre et la clôture de 3 chapitres.
II les crises : l’élément imprévisible
Tous ces sujets étaient au programme de la Présidence, mais c’est ce qui ne l’était pas qui aura encore plus marqué nos six mois de présidence : les grises extrêmement graves qui ont affecté l’Europe et le Monde.
1/ Traité de Lisbonne :
· Le vote irlandais aurait pu nous faire baisser les bras et nous faire douter de la poursuite du processus de ratification du traité. Mais on voit bien que l’Union ne pouvait en rester là. On voit bien aussi la nécessité de moderniser et améliorer les institutions de l’Union européenne . Nous sommes donc parvenus à un accord au dernier Conseil européen sur des garanties que nous offrons aux Irlandais, qui vont être de nouveau consultés avant la fin de l’année prochaine, ainsi que s’y est engagé le premier ministre irlandais.
· Il s’agit d’engagements politiques tenant à la spécificité du débat irlandais : la neutralité, la fiscalité et la famille. Il s’agit aussi d’un élément nouveau, qui justifie un nouveau vote en Irlande, la garantie d’un commissaire par Etat Membre, à condition que le traité de Lisbonne entre en vigueur.
Aujourd’hui 25 pays ont terminé leur processus de ratification. La République tchèque vient de prendre une décision importante puisque la cour constitutionnelle a indiqué que le processus de ratification pouvait avoir lieu. Nous pouvons être optimistes sur la suite du processus.
2/ Géorgie
· Avant tout, l’obsession de la présidence a été d’éviter l’engrenage de la guerre et d’obtenir à tout prix le cessez-le-feu. Puis de négocier un retrait.
· Mise sur pied très rapide d’une mission d’observation qui doit contribuer au retour de la confiance et à la stabilisation de la région.
· L’objectif a été atteint parce que l’Europe a su rester unie. Nous sommes bien conscients que ce n’était pas évident, compte tenu de l’histoire de nos différents pays, et donc de leurs sensibilités différentes vis à vis de la Russie.
· Il faut donc rendre hommage à tous les Etats Membres, en tout premier lieu à la Roumanie, qui nous a très fortement soutenus dans cette démarche.
3/ Crise financière
La crise financière systémique a vraiment commencé avec la faillite de la banque Lehman Brothers, le 18 septembre. La réaction européenne s’est construite en plusieurs étapes et a témoigné de sang-froid, de logique et de coordination, bref d’un grand sens des responsabilités. L’objectif recherché était l’unité pour rassurer les épargnants et les opérateurs financiers et économiques, l’unité pour aider en urgence les Pays membres qui n’ont pas encore adopté l’euro lorsqu’ils font face à une « crise dans la crise » (la Hongrie : 22 Milliards d’euros de crédit), et l’unité pour promouvoir une réforme du système financier mondial.
· Réunion des 4 plus grands pays d’Europe, avec la Commission, la Banque Centrale et le président de l’Eurogroupe.
· Réunion (pour la 1ère fois depuis 2000) des pays de l’Eurogroupe au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement.
· Puis réunion de l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, et adoption d’un plan de redressement des banques européennes. Ce Plan a ensuite largement inspiré le G20 dans sa déclaration de Washington, qui a permis d’engager la réforme du système financier international.
Là encore, c’est parce que les Etats de l’UE ont pris leurs responsabilités et qu’ils sont restés unis que le pire a été évité : la destruction du système bancaire européen.
· Enfin, comme la crise financière frappe maintenant l’économie, c’est sur un plan de relance économique européen que vient de s’accorder le Conseil Européen. Il équivaut à environ 1,5% du PIB de l’UE (soit environ 200 milliards d’euros).
Conclusion
· Le résultat de ce travail continu : une Europe qui ressort unie et renforcée, crédible notamment dans sa réactivité et ses capacités d’initiative. Une Europe qui a montré l’exemple de l’Union pour sortir des crises, et cet exemple est contagieux. Cette Union est fortement appuyée sur une étroite entente franco-allemande, qui a permis de dépasser les divergences bien naturelles entre les deux pays, qui ont été traitées efficacement par le débat et la discussion.
· Car le monde a besoin d’une Europe forte, et pour être forte, elle doit être unie, défendre ses valeurs, savoir prendre ses responsabilités et être une force d’initiatives.
C’est Raduţa Matache qui va maintenant vous dire ce que la Roumanie a retiré de la PFUE, avant que je poursuive avec un bilan des actions sur le plan local.
Deuxième partie : bilan local
En Roumanie, j’ai souhaité reprendre les thèmes de l’Europe qui protège, de l’Europe qui donne des solutions, de l’Europe qui unit.
La Présidence locale a donc proposé
1. Des séminaires ou des conférences ouverts à des professionnels, à dominante économique, politique ou culturelle, ou tout simplement d’information générale :
1. 4 Séminaires à dominante économique ont eu lieu sur des thèmes concrets, proches des citoyens et sur lesquels l’union européenne apporte une valeur ajoutée, financière et/ou réglementaire, qu’il s’agisse des transports avec la sécurite routière, de l’environnement avec la préservation du delta du danube, de l’alimentation avec la promotion des produits du terroir, ou de la sécurité des consommateurs et des citoyens avec la lutte antipiratage-anticontrefacon organisés avec l’appui efficace et très engagé de nombreux interlocuteurs roumains : institutions, ong, entreprises, et l’appui de la cooperation bilaterale, ainsi que de grandes entreprises françaises engagées en roumanie.
A chaque fois, ces séminaires ou rencontres ont attiré un public nombreux et motivé. Ils ont aussi bénéficié du concours systématique des autorités roumaines, Etat et collectivités locales, que je souhaite remercier, et ont eu lieu dans plusieurs villes de Roumanie. Ils ont aussi bénéficié de l’aide des entreprises françaises présentes dans ce pays.
1. TRANSPORTS/SEMINAIRE RENAULT POUR LA JOURNEE EUROPEENNE DE LA SECURITE ROUTIERE – 15 OCTOBRE A BUCAREST
Action conjointe avec le Comité interministériel roumain à la sécurité routière et le service des urgences du Dr ARAFAT.
Coopération (envoi d’un expert de la police routière) et de sensibilisation (envoi de supports visuels pour la communication publique)
Objectifs : s’inspirer des meilleures pratiques européennes, analyser les données nationales pour des actions ciblées /
Agir en commun à l’échelle européenne contre l’insécurité routière en faisant progresser les débats sur le projet de directive de sanctions transfrontières
2. ENVIRONNEMENT/ SEMINAIRE SUR LA BIODIVERSITE ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE – 31 OCTOBRE A TULCEA
Action conjointe avec le Judet de Tulcea, le Gouverneur de la réserve pour la Biosphère, l’institut National du Delta du Danube + de nombreuses ONG + les Départements de l’Aveyron et de Moselle + le soutien des entreprises françaises concernées (notamment du groupe VEOLIA + GDF-DISTRIGAZ + BRD)
Participation de la Commission européenne / Présence du VP de la Commission Transports, tourisme du PE, Mme SILVIA TICAU
Objectifs : information sur les richesses naturelles du Delta + promotion du potentiel d’activités alternatives
+ Renforcement de la connexion aux réseaux européens et internationaux (cf la Roumanie accueillera le congrès de la Convention RAMSAR –Traité international sur la protection des zones humides- en 2012)
3. AGRICULTURE/ RENCONTRES DU PATRIMOINE ALIMENTAIRE 13– 16 NOVEMBRE A CLUJ
Dans la foulée d’INDAGRA, Action conjointe avec l’Université de Cluj + Ministère de l’Agriculture + Office Roumain des produits traditionnels + Institut national des A O
Avec le Soutien des entreprises GROUPAMA et BRD
Objectifs : Sensibilisation à l’intérêt économique des politiques de qualité et de traçabilité des produits agricoles
+ Information sur les procédures communautaires et nationale d’enregistrement des indications géographiques
environ. 450 participants, professionnels de l’agro-alimentaire, de l’agriculture et de la distribution, institutionnels, universitaires) + Foire aux produits traditionnels (3.500 visiteurs)
4. ECONOMIE/ CULTURE/ INFORMATIQUE/ SEMINAIRE LUTTE ANTI CONTREFACON – ANTPIRATAGE – 27 NOVEMBRE A BUCAREST
Action conjointe avec le Parquet, l’Ecole Nationale de la Magistrature, les Douanes, les offices de protection de la Propriété intellectuelle, la Police de Roumanie
Objectifs : sensibilisation aux enjeux nationaux et européens : lutte contre le crime organisé, préservation des emplois et développement de la valeur ajoutée industrielle et culturelle européenne
+ Informations sur les procédures et les actions que mènent les entreprises de façon conjointe avec les autorités
2. Quatre séminaires et trois cycles de conférences à dominante culturelle ou d’information politique économiqueet générale.
1/Séminaires :
- à Bucarest (Institut Français), le lundi 27 et mardi 28 octobre 2008 : séminaire sur « quelles mobilités pour l’espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche ? »
(ca. 60 participants, responsables d’universités et agences nationales françaises et roumains, représentant de la Commission européenne, représentants d’associations et entreprises)
- à Iaşi (Centre culturel français en partenariat avec l’Université A. I. Cuza et le soutien du MAEE « fonds d’Alembert »), les jeudi 27 et vendredi 28 novembre 2008 : colloque sur le Processus de décision européen (ca. 60 participants, fonctionnaires territoriaux, élus, universitaires, étudiants + participation de Nicole TAILLEFER, Première Conseillère, de Catherine VEBER, Seconde Conseillère et de Jean-Baptiste CUZIN, Attaché de coopération technique/adjoint au Conseiller de coopération et d’action culturelle)
- à Bucarest (Faculté de droit de l’Université), les jeudi 4 et vendredi 5 décembre 2008, à l’initiative de l’Association franco-roumaine de juristes créée au second semestre 2008 et du Collège juridique franco-roumain d’études européennes : colloque sur le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme « entre proclamation globale et protection régionale : bilan de 60 ans d’universalité des droits de l’homme » (ca. 120 participants)
- à Bucarest encore , un séminaire sur le thème « la Mer Noire, nouvelle frontière de l’UE » a été organisé conjointement avec le MAE roumain et la représentation de la Commission Européenne à Bucarest le 14 octobre à Bucarest. Programmé avant l’été, la crise géorgienne a contribué à mettre en relief l’importance de cette région. Ouverture avec le Ministre Lazar Comanescu. 4 tables rondes en ont détaillé les enjeux pour l’avenir , le rôle de l’UE et les attentes des différents acteurs et pays de la région.
2/ Conférences
2. 1. cycle de conférences France/Roumanie : ensemble en Europe (Bucarest, Bibliothèque centrale universitaire, co-organisé avec l’Institut européen de Roumanie/IER) :
- jeudi 6 novembre 2008 : Systèmes de protection sociale et politiques de santé en Europe, autour de M. Jean-Marie SPAETH, président du GIP Santé Protection Sociale Internationale et de l’Agence pour le développement et la coordination des relations internationales (ADECRI) (120 participants, de tous horizons)
- mardi 18 novembre 2008 : L’Europe face à la tourmente financière et au choc sur les marchés des matières premières, autour de M. Philippe CHALMIN, professeur à l’Université Paris Dauphine, membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier Ministre (100 participants, de tous horizons)
2.2. cycle de conférences-débats : l’Europe de la connaissance et l’Espace européen de la recherche (organisé par l’Ambassade de France en Roumanie et le réseau des Alliances françaises en partenariat avec les Universités) :
- mercredi 12 novembre 2008, Braşov : L’innovation dans le monde scientifique, conférence donnée par M. Didier CHATON, chargé d’affaires à l’OSEO (structure publique de soutien à l’innovation et au développement des PME)
- lundi 24 novembre 2008, Constanţa : Gestion de la zone côtière et développement durable, conférence donnée par M. Christophe LE VISAGE, chargé de mission au Secrétariat général de la mer (structure placée auprès du Premier Ministre)
- jeudi 4 décembre 2008, Piteşti : La science au cœur de la société, conférence donnée par M. Jean-Pierre ALIX, conseiller à la présidence du Centre national de la recherche scientifique (CNRS)
- lundi 15 décembre 2008, Ploieşti : Le pétrole et les énergies non conventionnelles : présent et perspectives, conférence donnée par M. Thierry MERAUD, coordinateur régional Europe centrale et orientale auprès de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME)
2.3. cycle de séminaires/conférences : l’Europe : nouveaux enjeux, nouvelles recherches (organisé par l’Institut français de Bucarest et le New Europe College, en partenariat avec la Fondation Maison des sciences de l’homme de Paris et le soutien du MAEE « fonds d’Alembert ») :
- jeudi 13 novembre 2008, Institut français de Bucarest : Médias et journalistes français en ce début de XXIème siècle, conférence donnée par M. Gilles BASTIN, sociologue des médias, professeur à l’Institut d’études politiques de Grenoble (ca. 40 personnes, étudiants, universitaires et journalistes)
- vendredi 14 novembre 2008, New Europe College de Bucarest : La politique de communication de la Commission européenne, conférence donnée par M. Gilles BASTIN (ca. 40 personnes, étudiants, universitaires et journalistes)
2.4. conférence à l’Université de l’Ouest de Timişoara, lundi 27 octobre 2008 : bilan à mi-parcours de la PFUE par M. Henri PAUL, Ambassadeur de France en Roumanie (ca. 150 participants, élus, universitaires, étudiants)
2.5. conférence à la Faculté de droit de l’Université de Bucarest organisée par le Collège juridique franco-roumain d’études européennes, jeudi 30 octobre 2008 : vers un droit constitutionnel de l’Europe, conférence donnée par M. Didier MAUS, conseiller d’Etat, professeur associé à l’Université Paris I./.
3. Des manifestations culturelles organisées par les Centres culturels et Instituts français à Bucarest, Cluj, Iaşi et Timişoara
En ouverture, nous avons fêté le vendredi 19 septembre 2008, la Journée européenne du patrimoine à Târgoviste , avec une visite de la cour princière de Târgovişte par les ambassadeurs européens et le Ministre de la culture et des cultes, M. Adrian IORGULESCU .
1 / Concerts et spectacles musicaux
- 10 juillet 2008, événement d’ouverture à l’Athénée roumain, Bucarest : ensemble vocal Accentus « éloge de la diversité »
è 850 spectateurs
- octobre 2008, recréation baroque franco-roumaine Codex Caioni à Bucarest, Cluj, Iaşi et Târgu Mureş
Production originale de l’ensemble musical XVII-21, Le baroque nomade
Projet « Tandem » de la Saison Culturelle européenne en France
è 2.500 spectateurs
è cette tournée a été prolongée par trois concerts en France (Strasbourg, Chalons-en- Champagne et Salle Gaveau à Paris)
- décembre 2008, Orchestre baroque européen, concerts à Bucarest, Cluj et Iaşi - 10 décembre
Concert J.S Bach et G.F Haendel
è 300 spectateurs à Bucarest, 980 à Cluj, ca. 300 à Iaşi
2 / Spectacle vivant
- novembre 2008, Faut qu’on en parle, création de danse contemporaine des compagnies Hors Serie et Hendrick van Der Zee, sur une chorégraphie de Hami BEN MAHIE et mise en scène de Guy ALLOUCHERIE, présentée à Iaşi
è 550 spectateurs
- 17 au 21 novembre 2008, La Comédie Française à Bucarest, Théâtre Odeon
Trois représentations des pièces La Festa et Les précieuses ridicules ; lecture et répétitions publiques ; cycle de pièces filmées
è 1.700 spectateurs
- 28 au 30 novembre 2008, Blanche Neige – Ballet Angelin Preljocaj, Théâtre National de Bucarest
Trois représentations de la dernière création d’A. Preljocaj
è 3.500 spectateurs
3 / Expositions
- exposition La ligne et la couleur, le dessin à Florence au XVIIe siècle, Musée national d’art de Roumanie, Bucarest, 25 septembre/11 janvier 2009
Vernissage le 25 septembre – Concert de musique baroque italienne avec l’ensemble Les basses réunies
è 2.000 visiteurs au 15 décembre
- exposition Napoléon III et les Principautés Roumaines, Musée national d’art de Roumanie, Bucarest, 23 octobre 2008/1er février 2009 (co-organisée par le MNAR, le Musée national de Compiègne, la Réunion des musées nationaux, l’Ambassade de France en Roumanie l’Institut français de Bucarest et le Ministère roumain de la culture et des cultes)
Vernissage le 23 octobre en présence de Madame Traian Basescu et de M. Adrian IORGULESCU, Ministre de la culture et des cultes
Exposition placée sous le parrainage des Présidents de la République français et roumain
è visiteurs : en cours d’exploitation
- exposition de photos L’œil des lettres/portraits d’écrivains européens de Louis MONIER, Iaşi, 1er au 31 octobre 2008
è vernissage en présence de l’artiste
4 / Festivals et autres manifestations culturelles
- organisation par le CCF Iaşi dans le cadre de Lire en fête d’une table-ronde « En quête d’écrivains européens » réunissant Gabriela ADMESTEANU et Dan LUNGU (Roumanie), Dumitru CRUDU (Moldavie), Christian LIBENS (Belgique) et Marie-Christine D’WELLES (France), Iaşi, 3 octobre
- manifestation Etoiles d’Europe organisée par le CCF Timişoara, 27 octobre
Rencontres entre des lycéens et des personnalités européennes de différentes nationalités
Concert donné par les chœurs de la Philharmonie de Timişoara
è 400 lycéens impliqués, 800 spectateurs au concert
- événement de clôture : Festival du Film Français à Bucarest, 5 au 11 décembre
50 films, 4 soirées spéciales, rétrospective 40e anniversaire de La Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes, hommage à Laurent Cantet, Palme d’or 2008 du festival de Cannes
è 10.000 spectateurs à Bucarest
è prolongement du festival sous la forme de Journées du Film Françai à Cluj, Iasi, Timisoara (4.000 spectateurs dont 1.500 à Iaşi)
* * *
L’ensemble de ces manifestations a bénéficié du soutien des partenaires stratégiques de l’Ambassade de France en Roumanie (Alcatel-Lucent, Veolia Apa, BRD Société Générale, Carrefour, Lafarge, Orange) et, selon les évènements, du concours de mécènes occasionnels tels que Total, L’Oreal, Distrigaz Sud, Gaz de France, Gide-Loyrette.
Le montant total des contributions au titre du mécénat pour 2008 s’élève à 763.286 euros.
La tournée de la Comédie française en Europe centrale et orientale et sa venue à Bucarest s’est inscrite dans le cadre de la Saison culturelle européenne organisée au second semestre 2008 partout en France pour mettre en valeur la vitalité et la diversité des créations et patrimoines de tous les Etats européens.
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· Il ne me reste plus qu’à souhaiter plein succès à la présidence tchèque. Je suis persuadé que mon ami PETR va vivre six mois passionnants, et qu’il saura faire vivre à sa manière cette relation chaleureuse et indispensable entre la Roumanie et l’Europe.
· Je souhaite enfin vous remercier chaleureusement de nous avoir accompagnés tout au long de la cette PFUE, vous faisant l’écho des évènements organisés par la Présidence à Bruxelles et en France, mais aussi de ceux qui ont été organisés par cette ambassade.
