Discours de l'Ambassadeur d’Allemagne lors de la commémoration de l'Armistice (Bucarest, 11 novembre 2009)

Il y a 91 ans se terminait la première guerre mondiale. Elle causa la mort de dix millions d’hommes et de femmes. La commémoration de l’Armistice est un événement français, mais par sa symbolique, il nous concerne tous.

Le fait que l’ambassadeur de France en Roumanie m’ait prié, de manière exceptionnelle, de partager avec lui et avec vous tous cette cérémonie du souvenir, est le signe de la grande qualité des relations franco-allemandes. Je lui en suis reconnaissant.

C’est aussi le signe que dans cette Europe réunifiée et qui continue à se réconcilier, il n’y a plus de vainqueurs et de vaincus. Nous sommes une communauté qui se recueille, qui se souvient. Qui se souvient de cette guerre et de celles qui ont suivi. Je m’incline devant les morts Roumains et Allemands et aujourd’hui tout particulièrement devant les soldats français morts au combat.

Nous avons également une pensée pour ces hommes et ces femmes qui, au combat ou en prison, chassés de leurs pays ou réfugiés, ont perdu leur vie. Nous nous recueillons également pour les victimes des guerres et guerres civiles d’aujourd’hui, les victimes du terrorisme et des crimes politiques.

Nous devons construire ensemble l’avenir. « Le peuple allemand et le peuple français qui s’étaient tant combattu, ont su trouver le chemin de la réconciliation et poser les fondements d’une paix durable sur le continent. » Je répète à dessein les mots de mon collègue français, pour mettre en évidence le fait que l’Allemagne et la France ont su trouver, et pas seulement depuis aujourd’hui, un langage commun.

Aux côtés de la Roumanie et des autres Etats membres de l’Union Européenne, en souvenir des morts dus aux guerres, nous construisons l’Europe de demain, pour la paix, la justice et le respect des droits de l’homme, partout dans le monde.