Lundi 14 septembre 2009
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 14 SEPTEMBRE 2009
Roumanie – France
L’Ambassadeur de Roumanie a Paris a insisté, lors d’une interview dans AGERPRES, sur les trois facteurs qui ont « relancé la relation de la Roumanie avec la France » : « le facteur SARKOZY qui a placé la France au centre de l’UE et a récupéré la substance perdue dans les relations avec les nouveaux pays membres, en commençant par la Roumanie ; le retour de Paris dans les structures de commande de l’OTAN : une décision historique visant à surmonter les divergences du passé au sujet de l’architecture de sécurité au niveau transatlantique ; la consistance des relations économiques bilatérales : les investissements français sérieux en Roumanie, presque 6 milliards d’euros d’échanges commerciaux annuels, exportation massive roumaine sur le marché français ».
GARDIANUL rend compte de la conférence tenue par le directeur général du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de France, Olivier JAPIOT au sujet de la réglementation de l’internet et des réseaux numériques dans l’UE. Présent à cette conférence, l’Ambassadeur de France a insisté sur les « aspects politiques et non seulement techniques » de la réglementation juridique de l’espace internaute, souligne le quotidien.
Rentrée des classes
Aujourd’hui c’est la rentrée des classes. Les quotidiens s’inquiètent des changements préconisées dans la loi pour la réforme de l’enseignement (ADEVARUL, COTIDIANUL) ou de la qualité de l’enseignement roumain (« quelques élèves exceptionnels et une grande médiocrité – GANDUL) ou des mauvaises conditions sanitaires dans certaines écoles (GANDUL). GANDUL rappelle également les statistiques selon lesquelles un élève sur cinq abandonne les cours avant d’obtenir un diplôme..
Les hommes politiques s’absenteront aujourd’hui des festivités organisées à cette occasion, leur présence n’étant pas souhaitée par les enseignants. Les protestations dans le système d’enseignement se poursuivront d’ailleurs, selon EVENIMENTUL ZILEI, par des piquets devant le Parlement le 15 septembre et par une grève générale, le 5 octobre.
Coalition
Le PDL ne souhaite plus continuer la coalition avec le PSD au Gouvernement, indiquent les quotidien. Le soutien politique accordé par le président du conseil départemental de Iasi, Constantin SIMIRAD au président BASESCU et son exclusion du PSD a donné le signal, selon ROMANIA LIBERA, des décision tranchantes des conflits au niveau des organisations locales du PSD et du PDL. Depuis vendredi, environ 10 organisation locales social-démocrates ont annoncé la rupture du protocole avec le PSD, annonce le quotidien. Les sénateurs du PD-L auraient eux-aussi selon EVENIMENTUL ZILEI voté en faveur de la rupture du protocole entre les groupes parlementaires.
PNP-CD
La fraction du Parti National Paysan – Chrétien Démocrate (PNP-CD), dirigée par Marian MILUT, a décidé samedi, lors de son congrès, de soutenir le Président BASESCU aux élections présidentielles, en forgeant une alliance avec le PD-L annonce la presse. M. MILUT a exclus, au cours des deux dernières années ses principaux adversaires justement par son soutien au PD-L, insistant pour un rapprochement du PNL , rappelle EVENIMENTUL ZILEI.
Protestations des magistrats
Les juges et les procureurs, risqueraient, selon EVENIMENTUL ZILEI, de perdre les bonus pour les prochains mois, à cause de la poursuite des protestations qui bloquent le système juridique.
Le Président BASESCU a d’ailleurs, par courrier adressé au CSM, lancé vendredi un appel aux magistrats pour reprendre le travail, indique AGERPRES.
Moldavie
Les déclarations optimistes des dirigeants de l’Alliance pour l’Intégrité européenne sur les chances de Marian LUPU à la Présidence de la Moldavie suggèrent, selon EVENIMENTUL ZILEI, « soit des négociations avec les communistes pour les 8 voix qui lui sont encore nécessaires à son élection, soit le fait qu’il compte sur la peur des communistes de perdre encore des sièges au Parlement, en cas d’élections anticipées.
Pour ROMANIA LIBERA, Mihai GHIMPU, le président du Parlement pourrait devenir le Premier ministre de Moldavie.
Hongrie – Slovaquie
La nouvelle loi slovaque sur l’utilisation de la langue d’Etat a « rallumé les esprits entre Budapest et Bratislava » selon ADEVARUL, la Hongrie estimant que cette décision du gouvernement mettrait en danger la minorité magyar de ce pays (520.000 Magyars, ce qui représente 10% de la population). L’UE aurait recommandé aux autorités de Budapest, selon le quotidien, de s’adresser au commissaire européen roumain pour le multilinguisme, Leonard ORBAN.
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
