Lundi 2 août 2010

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU LUNDI 2 AOUT 2010

Nomination d’un secrétaire d’Etat roumain chargé de « la gestion de la situation d
es Roms en relation avec la France »

Sous le titre « L’effet LELLOUCHE : les Roms de France envoyés au travail », ROMÂNIA LIBERĂ annonce qu’à la demande de Paris, le Gouvernement a désigné un secrétaire d’Etat chargé, en relation avec la France, de s’occuper spécialement des Roms qui vivent en France. Il s’agit de Valentin MOCANU qui était jusqu’à présent secrétaire d’Etat au ministère du travail, responsable du dialogue avec les syndicats et les patronats.

Opinion de la Commission européenne concernant les critères d’adhésion à l’espace Schengen

PUTEREA écrit que selon la Commission européenne, l’intégration des minorités n’est pas et ne peut pas devenir un critère d’adhésion à l’espace Schengen, elle a cependant attiré l’attention sur le fait que l’entrée d’un pays dans Schengen est une décision qui doit être prise à l’unanimité dans le Conseil Européen, mais un pays membre individuel peut bloquer cette décision si elle considère que l’Etat candidat ne remplit pas les critères Schengen. Le journal rappelle que la Roumanie et la Bulgarie ont proposé de rejoindre la zone de libre circulation en mars 2011.

Position de la Commission Européenne (CE) sur le projet SOUTH STREAM

« SOUTH STREAM ne peut pas devenir une priorité pour l’Union Européenne » titre CURIERUL NAŢIONAL qui reprend la récente déclaration de Marlene HOLZNER porte-parole du commissaire européen pour l’énergie. Cette dernière a déclaré que le projet de gazoduc SOUTH STREAM, développé par GAZPROM et la compagnie italienne ENI, ne peut pas devenir un projet prioritaire pour l’Union Européenne (UE). PUTEREA rappelle que les premiers ministres bulgare et grec avaient demandé à ce que SOUTH STREAM devienne une priorité de l’UE, suite à leur décision commune de soutenir ce projet. Au nom de la CE, Madame HOLZNER a expliqué que Bruxelles ne détenait pas d’informations relatives au cadre légal de SOUTH STREAM et que la Commission ne disposait pas de preuves suffisantes démontrant que le projet servira au mieux les intérêts des Etats membres.

Conclusions de la mission du Fonds Monétaire International (FMI) à Bucarest

Selon le représentant de la Roumanie au FMI, Mihai TĂNĂSESCU, la Roumanie pourrait connaître en 2011 une croissance économique positive. Il a également déclaré pour GÂNDUL que les dernières discussions avec le FMI ne conduiront pas à de nouvelles mesures de réductions de salaires, de plus il ne croit pas que Bucarest ait besoin d’un nouvel emprunt FMI, mais il a précisé que ce sujet restait ouvert et sera discuté au mois d’octobre lors de la prochaine visite du FMI à Bucarest. Selon Theodor STOLOJAN, premier vice-président du PDL et ancien ministre des finances, « un nouvel accord avec le FMI et la Commission européenne serait bienvenu, afin que l’Etat puisse emprunter dans des conditions meilleures, avec des taux d’intérêts réduits ».

La guerre politique se joue aussi sur le front des blogs

PUTEREA présente le mode selon lequel les leaders des principaux partis communiquent avec leur électorat : dans le contexte politique actuel, la bataille qui se joue dans l’espace virtuel va s’accentuer à mesure que les élections locales, parlementaires et présidentielles approchent. Ion ILIESCU et Adrian NASTASE du PSD sont les premiers à avoir compris que la « renouvellement de l’image de leur parti » passait par la toile virtuelle. Au sein du PDL, l’ascension d’Elena UDREA et du groupe de Bruxelles (Cristian PREDA, Sever VOINESCU) est également liée à leurs blogs personnels.

Vers un retour de la monarchie?

Selon ADEVĂRUL, l’instabilité de la scène politique actuelle, avec ses effets désastreux sur la situation économique de la Roumanie, remet la question du retour de la monarchie au cœur de l’actualité, un sujet de débat qui avait profondément marqué les esprits au début des années 1990. La Roumanie a connu 66 ans de monarchie et est une république depuis 63 ans. « La monarchie serait-elle une solution qui pourrait apporter un équilibre à la politique roumaine ? Les avis restent partagés, ce qui est finalement un signe de normalité » écrit le journal. Du temps où la Roumanie était conduite par la famille royale, le pays a connu quelques unes des plus grandes réalisations de son histoire, telle que l’acquisition de son indépendance, la grande union et la consolidation institutionnelle lancée par Alexandru Ioan CUZA. Mais, note le journal, d’un point de vue strictement juridique, la reconstruction d’une monarchie est impossible, telle que le démontre l’article 152 de la constitution selon lequel « les mesures concernant le caractère national, unitaire et indivisible, la forme républicaine de gouvernement, l’intégrité territoriale, le pluralisme politique et la langue officielle ne peuvent constituer l’objet d’une révision ».

France-Roumanie

« La Dacia Duster est devenue le deuxième 4X4 le mieux vendu sur le marché français au cours du premier semestre 2010, avec près de 5400 modèles achetés » (ZIARUL FINANCIAR)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.