Vendredi 13 août

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 13 AOÛT 2010

Rectification budgétaire

La plupart des médias roumains accordent de larges espaces à la rectification budgétaire présentée par le Gouvernement.

Sous le titre « Rectification : un budget pour éviter de déclencher certains conflits sociaux », le quotidien Gândul fait sa une notant que « le partage de la pauvreté » se fait sur le schéma suivant : « l’Education et la Justice fournissent  l’argent pour les pensions, le chômage et les aides sociales ». Toutefois, selon Agerpres, le Ministère de la Santé recevra également 2,81 milliards de lei. Evenimentul Zilei titre « le Gouvernement, essayant de rafistoler le budget, rachète la paix sociale en payant un milliard d’euros », et note que c’est le Ministère du Travail qui sera privilégié avec 4,36 milliards de lei pour assurer le paiement des retraites, des aides au chômage, des allocations parentales et des autres indemnisations ».

Interview du Premier Ministre Emil Boc accordée à la TVR 1

Le Premier Ministre Emil Boc a abordé jeudi soir, dans une émission présentée sur la principale chaîne publique de télévision, plusieurs thèmes d’actualité, à savoir : le rattrapage en 2011 de 10% de la réduction de 25% des salaires du secteur public (mesure à l’égard de laquelle « il garde toutefois un optimisme modéré »); la présentation du scénario de mise en œuvre de la loi unique des salaires pour 2011; le débat, lors d’une session parlementaire extraordinaire, des ordonnances d’urgence d’augmentation de la TVA; le remboursement de ses dettes par Rompetrol et, en cas de besoin, l’engagement  de la responsabilité du Gouvernement, à l’automne, devant le Parlement, pour des projets de lois visant la réforme de l’Etat (Agerpres et Hotnews).

Dans ce contexte, Emil Boc a admis qu’il serait un  « un leader de sacrifice, dans la mesure où Nicolas Sarkozy,  Angela Merkel ou Zapatero étaient également des leaders de sacrifice, puisque leur cote de popularité a sérieusement baissé à cause des mesures dures qu’ils ont dû prendre », (Agerpres) tout en relevant « que la crise n’a pas d’idéologie» et qu’il s’agissait de dirigeants de droite aussi bien que de gauche.

Réaction de Mircea Geoana suite à l’interview de Victor PONTA

Le Président du Sénat, Mircea Geoana, a déclaré jeudi soir, sur la chaîne de télévision privée Antena 3 qu’il n’hésiterait pas à répondre favorablement au cas où le PSD lui demanderait d’occuper le fauteuil de Premier ministre au sein d’un éventuel Gouvernement. Geoana a également précisé qu’il ne se porterait plus candidat à la présidence du PSD au cas où Victor Ponta se retirerait, et a répondu, dans l’interview accordée à Evenimentul Zilei, aux récentes accusations de celui-ci, selon lesquelles « le PSD de l’époque de Geoana aurait été mis au bénéfice des moguls. ». Considérant ces attaques « dépourvues de bon sens et logique », Mircea Geoana a précisé toutefois que « le but caché de Ponta serait de l’écarter de la tête du Sénat. »

Visite en Roumanie du Chef  d’Etat israélien Shimon Peres

A l’invitation de son homologue roumain, le Président israélien Shimon Peres effectue une visite d’Etat en Roumanie, du 11 au 13 août. A l’issue de son entretien entre M. Peres, le président roumain a souligné qu’en cas de conflit, « la Roumanie agira en tant que partenaire loyal de l’OTAN, dont elle fait partie, et d’Israël » mais que « la solution correcte afin de résoudre le différend avec l’Iran serait l’ouverture de négociations transparentes ». Traian Basescu a souligné également que la Roumanie soutient la reprise des négociations entre l’Israël et la Palestine aussi bien qu’entre Israël et la Syrie « sans pré-conditions » (Evenimentul Zilei). A son tour, M. Peres « qui est le premier Chef d’Etat israélien à se rendre en visite officielle en Roumanie depuis 1948 » (România Libera) a loué la « position responsable » du Président Traian Basescu sur l’Iran et sur les négociations de paix avec les palestiniens, soulignant le fait que « la Roumanie et Israël continueront à se soutenir réciproquement » (AZI)

Situation des Roms

Lors d'une déclaration au siège du Gouvernement, reprise par l'agence de presse Mediafax et le quotidien Evenimentul Zilei, le Ministre roumain de l'Intérieur Vasile Blaga a critiqué "l'approche de l'Etat français" relative aux mesures prises par les autorités françaises visant à contrôler le phénomène de la délinquance : « Ce n’est pas une joie d’être confrontés à de telles situations, mais on ne peut pas accepter que les infracteurs appartiennent seulement à une ethnie, à savoir les délinquants roumains. La Roumanie ne peut pas être d’accord avec une telle approche. D’autre part, s’il n’y a pas d’actes de délinquance sur le territoire d’un Etat, les ressortissants roumains appartiennent à l’UE et ont la liberté de circulation. Blaga a toutefois admis qu’en Roumanie on pourrait faire plus pour l’insertion sociale des Roms".

Les quotidiens Gandul et Evenimentul Zilei font état du démantèlement des camps illégaux en France. « Environ 700 personnes seront rapatriées dans le pays d’origine (la Roumanie ou la Bulgarie) » « par des vols spécialement affrétés pour ces expulsions. » Dans son article intitulé « La France souhaite que des policiers roumains la débarrassent des Roms », le quotidien Evenimentul Zilei rapporte les déclarations de Brice Hortefeux demandant des renforts policiers aux autorités roumaines. Le même journal note l'existence de « craintes sérieuses que les Roms retournent en France dans les semaines qui suivent leur reconduite en Roumanie ».  Gandul évoque quant à lui une « hystérie anti-Roms » qui se développe en France comme en Grande Bretagne ou en Finlande. Dans le même esprit, le quotidien Puterea affirme que le problème s’est transformé en « chasse politique et sociale » et que « les discussions se sont enflammées au niveau des autorités centrales et locales en France. » Pour Gandul, la prise de position sur les Roms de Gérard Caudron, le maire de Villeneuve-d’Ascq, « exprime sans avoir le poids d’une déclaration officielle, l’état d’esprit qui règne actuellement en France où le problème des Roms d’origine roumaine fait la une des journaux depuis le début du mois d’août ».

Sondage commandé par la Fédération « La Solidarité Sanitaire »

Se proposant de répondre à la question « Qui reste dans les hôpitaux roumains après l’exode des spécialistes du domaine médical ?», Adevarul publie un sondage commandé par la Fédération « Solidaritatea Sanitara », dont il ressort que 38% des cadres médicaux sondés, âgés de plus de 30 ans et avec une expérience de plus de 10 ans, souhaiteraient travailler à l’étranger.

France-Roumanie

- « Une nouvelle Dacia Logan à partir de 2012 » (Adevarul)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.