Lundi 27 décembre 2010

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 27 DECEMBRE 2010

Roumanie - Schengen

Sous le titre «La relation entre la Roumanie et la France : une année de tensions et pressions», Evenimentul Zilei du 25 décembre (l’édition en ligne) rend compte des moments-clés survenus dans les relations des deux pays. Sont évoqués, entre autres, le rapatriement des Roms roumains et bulgares, l’abandon de la procédure européenne d’infraction à l’encontre de la France et la demande par Paris et Berlin de report de l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen. Le quotidien estime que tous ces moments ne constituent que « la suite concrète d’une longue guerre des déclarations entre Paris et Bucarest.» La fin de l’article met l’accent sur le fait que autorités roumaines devront convaincre, en 2011, les « grandes puissances européennes » que la Roumanie est capable de lutter contre l’immigration illégale, la corruption, le trafic de drogue  et la réforme de la justice qui « aidera plus que les accusations de discrimination à l’encontre de la France.»

L’édition en ligne de dimanche du quotidien Gândul insiste sur l’approche différente entre la Roumanie « qui a concentré son tir sur l’Allemagne et la France », tandis que la Bulgarie « essaye d’aborder les deux puissances en douceur », citant les déclarations d’un euro-parlementaire bulgare qui a affirmé que « la Roumanie et la Bulgarie devraient déclencher ensemble une offensive diplomatique. »

Dans un édito publié par Jurnalul National, Petre Roman se demande si le report prévisible de l’intégration de la Roumanie dans Schengen ne signifie pas une preuve « de l’échec de la soi-disante réforme de l’Etat.»

Attaques au sein du PDL liées à la question Schengen

Le Vice-Président du PDL, Sorin Frunzaverde a donné vendredi une interview pour l’agence de presse Agerpres où il a déclaré que « la non-admission de la Roumanie dans l’espace Schengen dans les délais prévus, à savoir au mois de mars 2011, signifierait la faillite de la politique extérieure roumaine », rappelant que la Roumanie s’était déjà confronté à «un tel insuccès, en 1997, lors du Sommet de Madrid, lorsqu’elle n’avait pas été admise à l’OTAN.» Frunzaverde y affirmait également que si la Roumanie n’était pas admise à Schengen, le ministre des affaires étrangères devrait être démis.

En réponse à ces accusations, Teodor Baconschi, a précisé « que Frunzaverde ne craint pas la faillite présupposée de la politique étrangère roumaine, mais plutôt le futur congrès du PDL. » Le ministre s’est déclaré « surpris par ce manque de solidarité » et a accusé l’ancien ministre de la Défense de faire « une attaque confuse et non-justifiée » et de « voir d’un mauvais œil les démarches de réforme du PDL. » Le ministre des affaires étrangères a lancé une invitation à son collègue démocrate-libéral à une discussion pour lui « expliquer aussi bien les raisons invoquées par les ministres français et allemand que les attributions du MAE dans le processus d’adhésion à Schengen ». (Mediafax, Hotnews, Jurnalul National)

Message de Noël du Président Basescu

L'ensemble  des agences de presse ont repris le message traditionnel de Noël adressé aux Roumains par le Président vendredi, leur demandant de rester responsables et généreux, de « retrouver le sens profond de la solidarité » et « le pouvoir de l’espoir », afin « d’accomplir ensemble le bien-être dont la société roumaine a besoin ».

Interview de Daniel Daianu pour Evenimentul Zilei

Sous le titre « La croissance économique ne peut venir que de la consommation »,  Evenimentul Zilei publie une interview du professeur d’économie, ancien ministre des Finances, et ancien député européen, Daniel Daianu dans laquelle ce dernier dresse un court bilan de l’économie roumaine à la fin de 2010 et donne des conseils pour la reprise de la croissance économique en Roumanie. Selon lui, le véritable  redressement ne se fera qu’en vertu des investissements étrangers et des fonds de l’Union Européenne. Dans ses recommandations, Daianu insiste sur la nécessité de conclure un accord préventif avec le FMI, sur la réduction des contributions sociales, la lutte contre le détournement des fonds publics et sur les facilités des crédits accordées au bénéfice des PME.
   
Roumanie – France

-   « Le groupe pétrolier ROMPETROL mène des discussions avec le géant français TOTAL en vue de réaliser un entrepôt de produits pétroliers à Port la Nouvelle, d’un montant de 25 millions de dollars » (Ziarul Financiar)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.