Lundi 6 décembre 2010

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 06 DECEMBRE 2010

« Roms » ou « tziganes »


Une proposition de loi stipulant le changement du mot « Rom » celui de « tzigane » a reçu l’avis favorable du Gouvernement et du Président Basescu, écrit ADEVĂRUL. La proposition a été déposée par le député Silviu PRIGOANĂ le 6 septembre dernier, mais la Chambre des Députés l’a transférée au Sénat, qui a demandé plusieurs avis. Le Conseil législatif et la Commission d’Administration ont donné des avis négatifs à la proposition législative et la Commission pour les Droits de l’Homme doit se prononcer avant le 14 décembre. Cependant, l’avis favorable du Gouvernement peut jouer en faveur du projet, car, selon le quotidien susmentionné, les parlementaires de la majorité soutiennent, en général, la position du Gouvernement. Par ailleurs, la semaine dernière, une manifestation a été organisée par des membres de la communauté rom contre l’initiative de changement de l’appellation. Alina CIUPALĂ, maître de conférences à la Faculté d’Histoire de l’Université de Bucarest qualifie cette proposition de « décision raciste qui va encourager les comportements extrémistes ».

Selon l’éditorialiste d’EVENIMENTUL ZILEI, le Premier Ministre Emil BOC, en donnant un avis favorable à ce projet législatif, malgré tous les avis négatifs donnés par d’autres institutions, voudrait jouer la carte du populisme. Cependant, ce changement de dénomination est une « diversion immonde », dangereuse dans le contexte où le discours actuel sur les Roms ressemble à celui pratiqué avant leur déportation en Transnistrie. A l’époque, les Roms étaient considérés comme une menace à la « pureté raciale », aujourd’hui ils sont regardés comme une menace à la « pureté culturelle » des Roumaine et à leur image dans le monde. Le pouvoir trouve dans les Roms un « bouc émissaire » accepté par la majorité de Roumains. Blâmer les Roms pour un éventuel échec de l’adhésion à Schengen sera une explication plus acceptable que la corruption à haut niveau ou les équipements non-fonctionnels.

PDL

La députée européenne du PDL Monica MACOVEI a organisé une conférence internationale sur le thème de la corruption et de l’intégrité des partis de droite de l’Europe centrale et de l’Est. La résolution adoptée par les participants demande à tous les partis de droite de promouvoir des critères d’intégrité et de compétence dans les nominations publiques. Mme MACOVEI a déclaré, citée par MEDIAFAX, que cette résolution arriverait très vite au PDL et a affirmé son engagement personnel d’introduire dans le statut du parti les critères d’intégrité. Interrogée sur cette résolution, Mme Elena UDREA, présidente du PDL Bucarest, s’est déclarée en faveur de toute « mesure diminuant la corruption en générale », mais a mentionné que le terme de « corruption » doit être employé avec précaution ; en dehors des medias, et qu’une discussion honnête sur la compatibilité entre la qualité d’homme d’affaires et celle d’homme politique serait nécessaire. Par ailleurs, le vice-président du PDL Cezar PREDA a déclaré, lors d’un entretien pour la radio EUROPA FM qu’il n’y pas dans le parti un candidat « indépendant », tout membre briguant la fonction de chef de la formation ayant besoin de la bénédiction de Traian BĂSESCU.

Création du Parti populaire magyar


L’Assemblée générale du Conseil national des Magyars de Transylvanie (CNMT) a décidé samedi dernier à Odorheiu Secuiesc la création du Parti populaire des Magyars de Transylvanie, annonce GÂNDUL. László TOKES, réélu président du  CNMT, a accusé l’UDMR de ne plus représenter les intérêts de la minorité hongroise auprès des autorités roumaines et a déclaré que le futur parti sera « le porte-parole de la politique d’autonomie » auprès des autorités de Bucarest et des institutions internationales.

Interview Gunther VERHEUGEN

L’ancien commissaire européen chargé de l’Elargissement déclare pour GÂNDUL que le Mécanisme de Coopération et Vérification sur la Justice n’est pas complètement équitable, parce qu’il crée l’impression que la Roumanie serait le seul pays connaissant des problèmes avec le système judicaire, une administration faible et la corruption. Ce mécanisme a été nécessaire pour arriver à l’unanimité des voix nécessaires à l’adhésion de la Roumanie à l’UE, mais les institutions européennes devraient  davantage soutenir la Roumanie dans ses réformes que se borner à écrire des rapports négatifs.

Transports

Mme Anca BOAGIU, ministre des Transports, a présenté hier dans une conférence de presse la stratégie du ministère concernant les travaux d’infrastructures qui peuvent être réalisés dans les prochains 10 ans par des partenariats public-privé et avec des fonds européens, annonce EVENIMENTUL ZILEI. Selon Mme BOAGIU, la Roumanie pourrait construire plus de 1000km d’autoroute. Sur la privatisation de la société CFR Marfă, la ministre affirme que la stratégie convenue avec le FMI suppose une restructuration de cette compagnie d’Etat pour la ramener faire du profit avant toute autre démarche.

France-Roumanie


- « Festival du Film français à Bucarest du 10 au 16 décembre » (GÂNDUL)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.