Lundi 22 février 2010
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 22 FEVRIER 2010
Victor PONTA, nouveau président du Parti Social Démocrate
Dimanche, à trois heures du matin, la victoire de Victor PONTA était officielle, remportant: 856 votes, contre 781 votes pour Mircea GEOANĂ, son principal adversaire. « PSD, un « dossier » difficile pour le procureur Victor PONTA »(EVENIMENTUL ZILEI) ; « ILIESCU a décidé : Victor PONTA, le nouveau Président du PSD » (ROMÂNIA LIBERĂ) ; « Le petit Titulescu prend les rennes du PSD » (JURNALUL NAŢIONAL) : sont quelques uns des titres des journaux d’aujourd’hui consacrés majoritairement à la victoire de Victor PONTA aux élections internes du PSD.
Victor PONTA : « le petit Titulescu »
Agé de 37 ans, Victor PONTA, procureur de profession, prend donc la tête du parti Social Démocrate succédant à Mircea GEOANĂ qui après sa défaite aux élections présidentielles, assume un nouveau revers : « J’ai payé parce que j’ai raté les présidentielles » a-t-il déclaré (ADEVĂRUL). EVENIMENTUL ZILEI explique que Victor PONTA doit en grande partie sa carrière politique à Adrian NĂSTASE. L’ancien premier Ministre est celui qui l’a amené au parti et nommé au gouvernement : « En 2000, Adrian NĂSTASE a mis en application un plan de promotion d’une garniture de jeunes leaders, parmi lesquels : Titus CORLĂŢEAN, Cristian DIACONESCU et Victor PONTA. En 2003, PONTA prend la tête du groupe de la Jeunesse Sociale-Démocrate (TSD), puis en 2008, la direction du porte-feuille Relation avec le parlement. Il est l’époux de Daciana SÂRBU, députée au parlement européen, fille de l’ancien ministre de l’Agriculture Ilie SÂRBU.
Un PSD reconfiguré
Victor PONTA démarre son mandat de Président du PSD avec le soutien de Ion ILIESCU et d’Adrian NĂSTASE, « ce qui n’est pas forcément un avantage car dans le dos du nouveau président du PSD, « la vieille garde » du parti tente un regroupement. Pour le moment, NĂSTASE, ILIESCU et MITREA ont seulement obtenu la satisfaction attendue depuis longtemps d’une revanche vis-à-vis de GEOANĂ. Mais, la tentation de contrôler et diriger politiquement le leader, après le précédent GEOANĂ, sera grande. » écrivent les journalistes d’EVENIMENTUL ZILEI.
Hier, trois parlementaires, Şerban MIHAILESCU, Ioan MUNTEANU et Culiţă TĂRÂŢĂ ont annoncé leur démission du PSD et leur passage dans le groupe des indépendants de Gabriel OPREA (ROMÂNIA LIBERĂ).
Liviu DRAGNEA conserve sa fonction de secrétaire général du parti.
Victor PONTA va devoir travailler avec 15 vice-présidents, parmi lesquels 11 figuraient dans l’équipe GEOANĂ et avaient été amenés par Marian VANGHELIE, le leader PSD de Bucarest. Ce dernier a d’autre part remporté une victoire personnelle en obtenant une fonction de vice-président. Cependant, selon ROMÂNIA LIBERĂ, « le président fraîchement élu réfléchit déjà à un plan « deux en un » : l’écartement de VANGHELIE à la tête du PSD de Bucarest et son remplacement par Miron MITREA. Conformément aux statuts, ce n’est pas possible mais des sources officielles n’excluent pas un « putsch militaire » ».
Le même journal s’interroge sur la fonction de Président du Sénat de Mircea GEOANĂ: « le PDL guette le siège de GEOANĂ au Sénat : les démocrates-libéraux espèrent que la nouvelle direction du PSD va ordonner le remplacement de Mircea GEOANĂ à la tête du Sénat. »
Politique extérieure
Le vice-président GAZPROM, Aleksandr MEDEVEDEV, a rencontré la semaine dernière une série d’officiels roumains concernant la possible participation de la Roumanie au projet SOUTH STREAM qui transportera du gaz naturel de la Russie vers l’Europe via la mer Noire. Avant sa visite, les représentants de la Russie pour Bucarest avaient déclaré dans la presse que la Roumanie disposait de solides chances d’être intégrée dans le projet, étant donné la situation géographique du pays et l’état inachevéi des négociations entre GAZPROM et la Bulgarie. Selon les journalistes de ROMÂNIA LIBERĂ, l’inclusion de la Roumanie dans SOUTH STREAM a peu de chances de réussir mais exerce en revanche des pressions sur Sofia.
Le Ministre roumain de l’économie, Adriean VIDEANU, accompagné d’une délégation de la compagnie „Nuclearelectrica” qui administre la centrale nucélaire de Cernavoda, rencontrera en France le président Nicolas SARKOZY entre le 8 et le 10 mars, a déclaré Adrian VIDEANU pour Newsin (ROMÂNIA LIBERĂ online)
« Si je veux siffler, je siffle » récompensé à Berlin
A l’issue de la 60ème édition du Festival international du Film de Berlin, „Si je veux siffler, je siffle”, du Roumain Florin ŞERBAN a obtenu le prestigieux Ours d’Argent-Grand prix du jury et le Prix Alfred-Bauer (du nom du premier directeur de la Berlinale) qui distingue chaque année une oeuvre innovante. Ce long-métrage, de forme minimale (tourné caméra à l’épaule et avec des détenus), raconte l’enfance brisée d’un adolescent sur le point de sortir de prison. L’Ours d’or a été attribué au film turc „Miel” de Selith KAPLANOGLU. Le Président du jury était Werner HERZOG. JURNALUL NAŢIONAL précise que „Si je veux siffler, je siffle” est le premier film roumain qui entre en compétititon officielle au Festival de Berlin depuis 17 ans et qui parvient à remporter deux grands prix.
France-Roumanie
« Les investisseurs français attirés par le secteur des services de haut standard » : interview avec Dan BEDROS, président de la Chambre Française de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture en Roumanie.
« L’hôpital pour enfants de Galaţ est devenu partenaire de l’Université française de Tours, dans un projet européen de recherche » (ROMANIA LIBERA)
« LAFARGE : une croissance entre 0 et 5 % sur le marché local du ciment (ZIARUL FINANCIAR)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
