Vendredi 26 février 2010
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 26 février 2010
PSD : la troisième scission se confirme
Dernière minute : Le député Marian SÂRBU a annoncé sa démission du PSD et son passage au groupe des indépendants, après la négociation, ce matin, avec le Président du parti, Victor PONTA : „Malheuresement, après 16 ans de présence au PSD, je me vois contraint de partir du parti. (...) En de nombreux points de vue, les lois que j’ai promues durant la période où j’ai été Ministre du Travail, je me réfère à la Loi sur les salaires, mais aussi à la loi sur les retraites, j’ai été en désaccord avec le parti dont je suis membre. Il y a également des désaccords avec la stratégie. mais mon principal mécontentement reste lié à la situation plutôt suspicieuse du PSD, un état de méfiance dans un parti, où personellement, d’un point de vue technique, je ne peux pas travailler.” a déclaré Marian SÂRBU (.AGERPRES). Selon certaines informations véhiculées par les médias, Marian SÄRBU pourrait négocier avec le PD-L un éventuel retour aux fonctions de Ministre du Travail, des fonctions qu’il a occupées à deux reprises (la dernière : 2008-2009).
Après les élections internes du PSD, la lutte continue « en ligne »
Bien qu’il n’ait pas été réélu à la Présidence du PSD, Mircea GEOANĂ reste dans la ligne de mire de ses adversaires du PSD. Le motif : sa fonction de Président du Sénat. Les attaques par blogs interposés se retrouvent dans les journaux d’aujourd’hui. Dans un article posté sur son blog, Adrian NĂSTASE recommande à l’ancien président des sociaux-démocrates de « laisser de côté les frustrations du passé et de se rapprocher de la nouvelle direction du parti, si le sort de ce dernier l’intéresse encore », cite GÂNDUL. Il affirme qu’il est davantage surpris par la réaction de GEOANĂ devant le départ de certains sociaux-démocrates du parti, que du départ à proprement parlé de ces derniers. Même si Adrian NĂSTASE ne lui a pas demandé clairement de renoncer à sa fonction de président du Sénat, Mircea GEOANĂ s’est senti le devoir de lui répondre, on line, sur son blog : « Ce qui m’inquiète est l’insinuation faite subtilement par mon collègue Adrian. Il me dit, en fait, de « rester sage si je veux garder ma fonction au sénat », un message que j’ai d’ailleurs reçu via d’autres canaux. » Mircea GEOANĂ affirme également qu’il met son mandat de président du sénat à la disposition du parti mais qu’il restera au PSD pour défendre ceux que l’on « harcèle » et « chasse ».
Education : « la réforme de la réforme »
Le Ministre de l’Education, Daniel FUNERIU, prépare « en secret » (GÂNDUL) une troisième réforme de la Loi sur l’éducation. En pratique, le projet prévoit une réduction du nombre d’heures de cours. Même si le Ministre n’a pas parlé « chiffres », le journal se souvient que Traian BĂSESCU avait déclaré, il y a deux mois, vouloir que le nombre de matières enseignées au lycée soit réduit de moitié, soit 6-7 matières par an, au lieu des 13-14 actuellement en vigueur. Le Ministre FUNERIU a également proposé d’allonger le collège d’une année supplémentaire et donc, implicitement, de réduire le lycée d’un an. Il désire aussi introduire dans les écoles l’enseignement de matières dans les principales langues européennes : « C’est un plus quand un enfant roumain peut apprendre en anglais, en français, en allemand, je ne pense pas qu’il faut avoir des inhibitions là dessus». Selon GÂNDUL, la loi modifiant les horaires et les programmes scolaires pourrait s’appliquer à compter de septembre 2010.
Justice : modification de procédure pénale
Ces derniers jours, deux agresseurs dangereux, récidivistes, ont fait la une de la presse roumaine. Ils ont commis deux viols, un crime et 16 agressions en pleine rue alors qu’ils avaient été mis en liberté conditionnelle. Parallèlement au récit des faits, EVENIMENTUL ZILEI fait un point sur la législation roumaine actuellement en vigueur et les peines prononcées pour ces types d’actes criminels. Un nouveau code de procédure pénale doit être rapidement mis en application selon les magistrats interrogés par le journal. Notamment, l’institution d’un « conseiller de probation » qui devrait suivre les personnes placées en liberté conditionnelle, selon les modèles consacrés aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne. « Malheureusement, il est aussi question de mentalité, selon moi, un tel système de suivi n’arrivera pas avant 50 ans » conclut le procureur Carmina PASCAL, Chef de la section de Poursuite Pénale auprès du Tribunal de Iaşi.
L’accord du « Triangle énergétique »
Hier, la Roumanie a signé avec 10 autres pays d’Europe Centrale et de l’Est, un document intitulé « le Triangle énergétique » : un accord régional visant à augmenter la sécurité énergétique. Un analyste économique explique pour ROMÂNIA LIBERĂ qu’au-delà des angles de ce triangle, « ce qui est important, c’est le réseau qui se forme entre les pays », le réseau pourrait intégrer aussi bien le gazoduc européen NABUCCO que son concurrent SOUTH STREAM, soutenu par la Russie.
Ouverture d’un nouveau centre commercial à Bucarest
L’inauguration d’un douzième « mall » (centre commercial) à Bucarest a fait le tour des journaux télévisés et se retrouve en première page de GÂNDUL : « Comment 80 000 roumains se sont marché sur les pieds dans un mall non-terminé ». Des centaines de retraités ont forcé les portes du nouveau complexe de magasins qui s’est implanté dans le quartier Berceni de Bucarest (zone sud). Les journalistes estiment qu’en un seul jour, au moins 1 habitant de Bucarest sur 10 entre dans un mall, soit environ 240 000 personnes, « des gens désirant acheter ou simplement voir le prix des nouvelles collections ».
France-Roumanie
« Le moniteur d’auto-école roumain, Carol STROE, devenu écrivain de science-fiction en France » (ROMÂNIA LIBERA)
« « Le Concert » de MIHĂILEANU, un film avec 6 chances de gagner » (GÄNDUL)
« ShortsUp parisiens : des court-métrages français à Bucarest » (ROMÂNIA LIBERĂ)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
