Lundi 5 juillet 2010

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU LUNDI 5 JUILLET 2010

910 millions d’euros pour la Roumanie

Vendredi, le Fonds Monétaire International (FMI) a donné son accord pour verser à la Roumanie une cinquième tranche de financement, d’une valeur de 910 millions d’euros, dans le cadre de l’accord Stand-by négocié en mai 2009. Selon GÂNDUL, l’argent devrait être versé, en ce début de semaine., à la banque centrale roumaine.

Le FMI a distribué à la Roumanie ses bons points…

Sous le titre, « Le FMI est content de nous. Un nouvel accord à l’horizon », EVENIMENTUL ZILEI annonce que le FMI a été « agréablement surpris » par la rapidité avec laquelle le gouvernement a augmenté la TVA et a laissé comprendre qu’il s’agit d’une meilleure mesure que la réduction des retraites. Prenant en compte la hausse de la TVA, les experts du FMI ont revu à la hausse le taux-cible de l’inflation pour 2010, celui-ci passant de 3.5 à 7.9 %. ROMÂNIA LIBERĂ ajoute que « le FMI se montre plus optimiste que le Ministre des Finances et la Banque Nationale Roumaine », Jeffrey FRANKS, le responsable FMI de la mission en Roumanie, déclarant que le pronostic du FMI concernant l’évolution du PIB, à savoir une baisse de 0.5 % , ne subira pas de modification significative. Ce dernier a également admis qu’un nouveau prêt pour la Roumanie était possible, mais il a précisé qu’il attendait « un signe clair de la part de Bucarest ».

… et ses mauvais points

Jeffrey BANKS, a déclaré que le FMI était inquiet par rapport à la capacité de la Roumanie à poursuivre sur le long terme sa politique de réformes, à cause de la nécessité de maintenir ses dépenses sous contrôle et d’appliquer des mesures afin d’accumuler des revenus. « Il ne s’agit pas seulement d’approuver des mesures, il faut aussi respecter ses engagements » a dit le représentant du FMI.

Inondations : entre impuissance, colère…

Les titres de la presse sont éloquents : « Pourquoi des personnes sont-elles mortes dans les inondations ? » (ROMÂNIA LIBERĂ) ; « Depuis 40 ans, abonnés aux inondations » (EVENIMENTUL ZILEI). « Pourquoi personne n’a averti les gens ? Comment les autorités roumaines sont préparées pour faire face à de telles situations ? » s’interroge le premier quotidien. « L’exemple le plus frappant est la situation de la ville de Dorohoi (région de Botoşani) où 6 personnes sont mortes. Les habitants de Dorohoi disent avoir été avertis beaucoup trop tard. « On m’a transmis des codes jaunes, oranges, rouges. Pour moi ce sont des couleurs, c’est tout… Si on m’avait dit qu’une tempête arrivait… » a confié, dépité, le maire de la ville.
Depuis 40 ans, à la même période, les mêmes localités sont recouvertes par les eaux. Les causes sont connues : défrichages illégaux, absence de digues, maisons reconstruites dans les lits majeurs des rivières. Pourtant, elles sont ignorées par les habitants qui refusent de partir mais aussi par les autorités qui préfèrent seulement traiter les effets des désastres.

… et accusations à l’encontre des membres du gouvernement


Le Président Traian BĂSESCU, son Premier Ministre, Emil BOC et plusieurs autres ministres se sont rendus sur les lieux sinistrés au cours de ces deux derniers jours. L’accueil que leur ont réservé les habitants des villages ravagés a été très peu chaleureux. A Dorohoi (Nord de la Roumanie), le dialogue entre le Président et les habitants a pris la forme d’une dispute lorsque Traian BăSESCU a qualifié de « pénible » le comportement d’une femme exprimant sa colère après que sa maison, non couverte par les assurances, ait été ravagée par les flots. Le premier Ministre a quand à lui été accueilli à Galaţi (Est du pays) sous les huées et les cris des habitants (GÂNDUL).

Les mesures contre les inondations

Le Ministre des Affaires Intérieures Vasile BLAGA a  annoncé que plus de 1400 personnes allaient être mobilisées pour construire une digue d’une longueur de 4.5 km et d’une hauteur de 1.5 m, destinée à protéger la ville de Galaţi. Après l’activation du Mécanisme Européen de Protection Civile, quatre pays ont d’ores et déjà manifesté leur intention d’offrir leur protection à la Roumanie : l’Autriche, la Belgique, l’Estonie et la France (GÂNDUL).
Selon les dernières informations fournies par le Ministère des Affaires Intérieures, du 23 juin au 3 juillet, les inondations ont causé la mort de 25 personnes ; 490 localités ont été affectées ; 586 autres détruites ; 16.742 personnes évacuées.

La communauté européenne inquiète par la nouvelle loi de l’Agence Nationale pour l’Intégrité (ANI)


ROMÂNIA LIBERĂ revient sur la récente déclaration du porte-parole de la Commission Européenne, Mark GRAY, qui montre que les partenaires européens de la Roumanie n’approuvent pas la nouvelle version de la loi ANI : « Les amendements que le parlement a adoptés font naître de sérieuses inquiétudes et une première analyse indique que la nouvelle loi ne remplit pas les demandes-clefs du deuxième objectif du Mécanisme de Coopération et Vérification ».

L’armée roumaine rémunère ses volontaires

« Le Ministre de la Défense a trouvé une modalité inédite pour réveiller le patriotisme des Roumains : le volontariat payé par l’Etat » écrit EVENIMENTUL ZILEI. Avec ce statut, un soldat volontaire peut recevoir entre 700 (~ 165 euros) et 1200 lei (~ 285 euros) par mois et le statut des réservistes volontaires ajoute que lorsqu’« ils ne participent pas à l’instruction ou aux missions, les volontaires reçoivent un montant mensuel équivalent à 30% de l’indemnisation entière ».

Construction du plus grand parc éolien d’Europe près de Constanţa

« La commune de Fântânele est devenue un nom de référence sur la carte mondiale de l’énergie éolienne » écrit ADEVĂRUL qui consacre un article au Parc éolien actuellement en construction dans cette localité du département de Constanţa. Selon le journal, la compagnie Tchèque (CEZ) qui réalise les travaux devrait finaliser cette « première ferme éolienne de Roumanie » en septembre. Pour le moment, 115 turbines sont déjà réalisées, chacune d’entre elles pouvant alimenter en énergie 2700 habitations.

France-Roumanie


Tennis: le Français David GUEZ remporte la coupe d’Arad (AGERPRES)

« Que reste-t-il de la culture française ?  Le souci de la grandeur » d’Antoine COMPAGNON et Donald MORRISON : lancement et conférence mardi 6 juin à la Salle Dalles (18.00) (SUPLIMENTUL DE CULTURA)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.