Mercredi 28 juillet 2010
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU MERCREDI 28 JUILLET 2010
L’insertion sociale des Roms : un sujet délicat entre la France et la Roumanie
Alors que le Président Nicolas SARKOZY préside aujourd’hui une réunion consacrée aux Roms, les interventions dans les médias français du secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Pierre LELLOUCHE sont reprises dans la presse roumaine du jour. ROMÂNIA LIBERĂ explique que selon ce dernier la Roumanie, candidate pour entrer dans l’espace schengen, cela ne pourra se faire en l’état car Bucarest ne fait rien pour l’intégration socio-économique des Roms, alors que la Roumanie reçoit de l’argent de l’Union Européenne (UE), y compris de la France, pour faciliter leur insertion. Le journal ajoute que l’intervention de Monsieur LELLOUCHE a eu lieu un jour après la « discussion tendue » qu’il a eue avec le Ministre roumain des affaires étrangères Teodor BACONSCHI, à l’occasion du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’UE. Ce dernier a insisté sur le fait que l’intégration de la minorité Rom doit être traitée au niveau européen. Concernant le problème des infractions, le ministre roumain a déclaré que la Roumanie n’acceptait pas la stigmatisation de groupes ethniques, „car les infractions sont commises à titre individuel”.
Vers un nouveau visage du PDL : Elena UDREA s’allie au groupe de Bruxelles…
Sous le titre, « Elena UDREA parle la langue du groupe de Bruxelles », PUTEREA écrit que le ministre du tourisme s’est rapproché des députés PDL qui siègent au Parlement européen, tels que Cristian PREDA et Monica MACOVEI, des alliés qu’elle « peut utiliser pour détrôner la triade BLAGA-BERCEANU-VIDEANU et obtenir une fonction de leader aux élections internes de 2011 ». Selon le journal, ce rapprochement est devenu clair lorsqu’ Elena UDREA a invité à la première réunion de la filiale PDL de Bucarest qu’elle a dirigée en tant que Président intérimaire, Cristian PREDA. Ce dernier a déclaré qu’elle pouvait intégrer leur groupe réformateur car elle « semble plus sensible à leurs idées que BLAGA, VIDEANU et BERCEANU et plus ouverte au « vent frais » que la société réclame ».
….tandis que les contours d’une fondation chrétienne-démocrate se précisent
L’élan de la nouvelle vague du PDL qui se forme autour d’Elena UDREA, est l’une des raisons pour lesquelles « l’ancienne garde » prépare un plan de renouvellement, toujours dans la perspective des élections internes de 2011. Soutenu par Vasile BLAGA (Ministre de l’Intérieur) et Emil BOC (Premier Ministre), Teodor BACONSCHI s’apprête à lancer à l’automne ce qu’EVENIMENTUL ZILEI nomme une « plate-forme chrétienne-démocrate », qui recevrait également l’appui de Traian BĂSESCU, intéressé selon certaines sources du PDL, par une refonte du parti en baisse dans les sondages. Parmi les principaux fondateurs, le journal cite les sénateurs Sorina PLĂCINTĂ (ancienne ministre de la jeunesse) et Şerban RĂDULESCU ainsi que le député Theodor PALEOLOGU (ancien ministre de la Culture). D’autres noms hors PDL, feraient également partie de ce nouveau groupe, c’est ainsi le cas de Bogdan TĂTARU-CAZABAN, conseiller présidentiel chargé des Cultes.
Avertissement du FMI
Jeffrey FRANKS, le chef de la mission du FMI (Fonds Monétaire International) à Bucarest a averti le gouvernement roumain que s’il ne réglait pas le problème de l’absorption des fonds européens, la Roumanie risquait de perdre 20 milliards d’euros, c’est-à-dire 17% du PIB. Selon EVENIMENTUL ZILEI, le fait de ne pas trouver d’argent de cofinancement est le plus gros problème auquel sont confrontées les sociétés roumaines souhaitant attirer des fonds européens. De plus, la lourdeur du système et la lenteur de la bureaucratie roumaine constituent des entraves importantes pour le processus d’absorption. Début juillet, le Président Traian BASESCU, lui-même, avait déclaré que le ministre des Transports n’avait attiré aucun financement européen à cause de « l’incompétence » de ses employés et qu’à la place de Radu BERCEANU, il aurait licencié toutes les personnes chargées de gérer ces projets ».
Interview avec Iulian FOŢA
Dans une interview donnée à ROMÂNIA LIBERĂ, le conseiller présidentiel chargé des problèmes de sécurité nationale, pense que dans la relation entre Moscou et Bucarest, ce n’est pas seulement Bucarest qui doit « appuyer sur le bouton de la relance » et que la Roumanie continue de compter sur les investisseurs étrangers, « qu’ils soient russes, chinois ou d’ailleurs ». En ce qui concerne les articles de presse dénigrant la Roumanie publiés ces derniers temps, le conseiller présidentiel explique que s’agissant de la presse russe, il ne peut pas se prononcer. La presse ukrainienne, quant à elle, répond au besoin de Kiev d’avoir « un adversaire de service » et pour ce qui est de la presse occidentale, des « soupçons sur l’honnêteté de leur démarche journalistique » demeurent. Le conseiller revient également sur les références à la presse dans la Stratégie Nationale de défense dont il tient à nuancer le caractère négatif.
La Transnistrie demande la reconnaissance de son indépendance à l’ONU
Le Ministre des affaires étrangères de « l’auto-déclarée République transnistrienne » a demandé à l’ONU de reconnaître son indépendance via une lettre transmise le 26 juillet, dans laquelle il salue l’avis favorable de la Cour Internationale de Justice concernant l’indépendance du Kosovo (ROMÂNIA LIBERĂ).
Elena UDREA lance le tourisme œcuménique
Le ministre du Tourisme a signé un accord avec le réseau d’autobus de la Capitale (RATB) selon lequel, à partir du 1er août, seront lancés 9 tracés touristiques incluant les monastères situés aux alentours de Bucarest. Les courses seront opérées les fins de semaine et les jours fériés, au prix de 15 lei (~ 3.5 euros) le billet. Parmi les monastères figurant sur la carte touristique, GÂNDUL cite : Comana, Balamuci, Pasărea, Cernica, Căldăruşan et Ciorogârla.
France-Roumanie
« Un amour étrange : Les herbes folles, dernier film inclassable d’Alain RESNAIS » (ADEVĂRUL)
BONGRAIN a finalisé la reprise de DELACO, producteur et importateur roumain de fromages (ADEVĂRUL)
« Six français à la recherche du Petit Paris » (JURNALUL NAŢIONAL)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
