Vendredi 4 juin 2010

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU VENDREDI 4 JUIN 2010

Double interview de l’ancien Premier Ministre roumain

Călin POPESCU TARICEANU, Chef du PNL à la Chambre des Députés, revient avec force sur la scène médiatique dans un contexte économique et politique des plus fragiles. ADEVĂRUL et ROMÂNIA LIBERĂ publient deux larges interviews avec celui qui fut Premier Ministre de la Roumanie de 2004 à 2008.
Monsieur TARICEANU confie au journaliste du premier quotidien qu’il voit en la personne de Klaus JOHANNIS (actuel Maire de Sibiu), le président dont la Roumanie a besoin : « neutre, non-engagé politiquement, un président qui n’a pas d’enjeu politique pour le parti politique dont il provient », il ajoute que la Roumanie qui entretient « une relation préférentielle avec la France », pourrait grâce à cet homme bénéficier du «soutien du deuxième grand pilon européen : l’Allemagne » (Klaus JOHANNIS a des origines allemandes - ndr).
Dans ROMÂNIA LIBERĂ, Călin POPESCU TARICEANU réfute toute réconciliation possible entre le PDL et le PNL tant que les leaders du PDL voudront d’un partenariat dans lequel ils sont « ceux qui gagnent » et les autres « ceux qui perdent ».

Un gouvernement contesté mais non envié

Sous le titre, « Le PSD et le PNL veulent la tête de BOC, non son fauteuil », ROMÂNIA LIBERĂ considère que les deux partis de l’opposition ne semblent pas disposés à prendre les manettes du gouvernement, même s’ils s’activent depuis plusieurs semaines pour le détruire. Sebastian LĂZĂROIU, le Conseiller du Président, a déclaré pour GÂNDUL que « paradoxalement, l’opposition souhaite encore moins que certains parlementaires de la majorité voir le gouvernement tomber, car ils savent qu’ils devront refuser d’assumer la responsabilité du gouvernement. Victor PONTA a lui-même déclaré que le PSD n’était pas préparé pour gouverner. Les Libéraux ne sont pas non plus intéressés car ils devraient prendre les même mesures que celles proposées par le gouvernement, or, cela reviendrait à admettre le désastre laissé par TARICEANU. » 

Un conseiller en incompatibilité sommé de démissionner

Le Ministre de l’éducation, Daniel FUNERIU, a démis de ses fonctions son conseiller personnel Melania VERGU. Cette dernière administre avec son fils la société de consultance Edu Tim, laquelle a contracté un projet à double financement (d’Etat et européen) d’une valeur totale de 40 000 euros. Même si dans le cadre de son statut de conseiller, Melania VERGU n’est pas autorisée a faire des affaires avec l’argent public, y compris dans le domaine de l’éducation, cette dernière nie se trouver en situation d’incompatibilité (AGERPRES).

Visite officielle du Ministre roumain de l’Economie en France

Adriean VIDEANU est actuellement à Paris où il doit discuter avec le Ministre de l’Energie et du Développement durable, Jean-Louis BORLOO et le Ministre chargé de la mise en oeuvre du plan de relance économique, Patrick DEVEDJIAN des mesures gouvernementales pour la relance économique de la Roumanie. Durant sa visite, il rencontrera également les représentants des compagnies AREVA et GDF SUEZ, informe un communiqué de presse transmis par le Ministère de l’Economie (WALL-STREET BUSINESS online).

Le financement de la construction de la « Cathédrale du salut de la Nation » fait débat

L'Eglise orthodoxe roumaine veut emprunter 200 millions d'euros pour construire la gigantesque "Cathédrale du salut de la nation", un projet controversé initié par l'ancien patriarche Teoctist (GÂNDUL). « L'argent sera remboursé grâce aux dons des fidèles », a déclaré l’évêque Ciprian CAMPINEAUL, précisant que le saint-synode enverra une circulaire à toutes les paroisses pour appeler les orthodoxes à la générosité. La cathédrale, qui sera bâtie sur un terrain de 11 hectares à proximité du Palais du Peuple, aura une hauteur de 120 mètres et pourra accueillir plus de 5.000 personnes. Ce projet est qualifié de "mégalomaniaque" par nombre de Roumains, qui estiment que les dépenses qu'il implique sont exagérées, alors que le pays traverse une grave crise économique.

Interview avec le Président de la Géorgie

Mikhaïl SAAKACHVILI, en visite officielle à Bucarest, a accordé une interview exclusive au journal ADEVĂRUL où il déclare notamment que la Géorgie peut être utile à l’OTAN et l’Union Européenne. Interrogé sur le parallèle entre la Roumanie et son pays, le Président géorgien pense que « cela a été plus simple pour [eux], parce [qu’ils sont] partis de presque rien, la Géorgie était tellement détruite, qu’il n’y avait qu’une voie possible ». « Nous avons un système public, mais très réduit par rapport à la Roumanie. Nous avons moins de fonctionnaires. Des erreurs ont été faites en Roumanie, mais c’est normal » affirme le Président géorgien.
ROMÂNIA LIBERĂ revient de son côté sur la rencontre entre Monsieur SAAKACHVILI et le premier Ministre Emil BOC qui ont discuté du développement des relations bilatérales entre les deux pays, notamment du projet AGRI (Interconnection Azerbaidjan-Géorgie-Roumanie) comprenant la construction de deux terminaux de gaz au bord de la mer Noire (l'un en Roumanie, l'autre en Géorgie). A cette occasion, le Ministre roumain de l’Economie, Adriean VIDEANU et le Ministre géorgien de l’Energie, Alexander KHETAGURI , ont signé un Accord Intergouvernemental sur les relations commerciales et économiques bilatérales.

France-Roumanie

« Citroën C3, spectacle son et lumière » (PUTEREA)

 « Grande Journée Chopin à la Philarmonique » (CRONICA ROMÂNĂ)

« Renault-Nissan veut le bronze mondial » (CURIERUL NAŢIONAL)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.