Vendredi 7 mai 2010
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 7 MAI 2010
Des mesures radicales pour sortir de la crise
Le Président Traian BĂSESCU a annoncé les mesures que le gouvernement s’engageait à prendre vis-à-vis du Fonds Monétaire International (FMI). Suite à sa déclaration de presse, les journaux sont unanimes : « il s’agit du programme le plus drastique de l’histoire post décembriste de la Roumanie » (GÂNDUL). La majorité des économistes interrogées par GÂNDUL ainsi que la BNR (Banque Nationale de Roumanie) considèrent que « la facture sociale de la Roumanie est trop importante par rapport aux revenus de l’état ». Selon eux, « les autorités doivent opter pour un modèle économique cohérent, ce qui n’est pas le cas maintenant, car les dépenses budgétaires représentent 40% du produit Intérieur Brut (PIB) et que les revenus de l’Etat dépassent à peine 30 % du PIB»
Quel est le programme d’austérité auquel seront soumis les Roumains ?
Baisse de 25 % des dépenses salariales de la Fonction Publique, réduction de 15 % des pensions, diminution de 15 % de l’assurance chômage et réduction du salaire minimum qui passe de 750 lei à 600 lei (~ 140 euros) sont quelques unes des mesures qui entreront en vigueur au 1er juin. Monsieur BĂSESCU a déclaré qu’elles figureront dans la lettre d’intention que le gouvernement enverra au FMI mercredi, afin de pouvoir recevoir en juillet la nouvel tranche de son emprunt. Au lieu d’augmenter les taxes, le Président choisit donc de diminuer les salaires. « J’ai confiance en ce programme. J’assume les lignes de ce programme, je serai un partenaire du Gouvernement et à ce sujet, je souhaiterais infirmer une rumeur. La question du remaniement n’est absolument pas d’actualité. Nous avons besoin à l’heure actuelle de stabilité et de confiance» (GÂNDUL).
Arrestation de deux juges de Craiova
Suite à la demande de la Direction Nationale Anti corruption, le Conseil Supérieur de la Magistrature a donné son accord pour la mise en arrestation préventive de deux procureurs de Craiova, Laurenţiu ANGHEL et Bogdan DIACONESCU, accusés de faits de corruption. Monsieur ANGHEL s’est fait connaître au début de l’année lorsqu’il a prononcé une sentence favorable pour le fils d’un policier de Craiova condamné pour une affaire d’homicide.
La lutte contre la corruption prend une dimension européenne
La déclaration écrite comprenant les mesures de l’Union Européenne destinées à lutter contre la corruption, initiée par Monica MACOVEI (ancienne Ministre de la Justice et député européenne) a été adoptée par le Parlement Européen, obtenant la signature de plus de la moitié des députés européens et devenant ainsi la position officielle du groupe européen. « L’absence d’actions met l’argent des contribuables et la crédibilité de l’Union européenne en danger» a déclaré Madame MACOVEI. Par l’adoption de cette résolution, les députés européens demandent que les nombreux systèmes d’évaluation de l’UE, dans le secteur de la justice, soient réunis au sein d’un cadre unique et cohérent (REALIATEA TV).
Retard dans la nomination des procureurs de la Cour Constitutionnelle
Aujourd’hui est la date limite à laquelle les parlementaires devaient nommer deux nouveaux procureurs constitutionnels. Or depuis le 8 mars (date à laquelle l’annonce des postes vacants a été rendue publique), rien n’a été fait. Ce retard est selon les analystes interrogés par EVENIMENTUL ZILEI, une stratégie du PDL. « Je pense que la majorité veut créer des animosités entre le PSD et le PNL, qui ont des difficultés à établir un candidat commun » (Cristian PÂRVULESCU, analyste politique). Le journal ajoute que Simina TĂNĂSESCU, Flavius BAIAS, Marian NICOLAE sont les noms recommandés par le PDL pour remplacer Nicolae COCHINESCU et Ioan VIDA dont les mandats s’achèvent le 7 juin.
Dédommagement de 120 000 euros pour un ancien détenu politique
Ioan BOILĂ a gagné son procès contre l’Etat roumain, dans lequel il demandait des dédommagements financiers au titre des traumatismes qu’il a subis au cours des huit ans passés dans les prisons communistes. ROMÂNIA LIBERĂ rappelle que d’autres anciens détenus politiques ont entrepris des actions similaires, notamment Vasile PARASCHIV et Viorel CHIRILA.
Les Eglises récompensées par les hommes politiques
La nouvelle selon laquelle le gouvernement allait donner de l’argent aux églises a surpris de nombreux prêtres. D’autant plus que certains reconnaissent qu’ils n’ont pas fait de demande allant dans ce sens et qu’ils ne s’attendaient pas à de telles sommes. « Alors que le pays est encore frappé par la crise économique, le gouvernement alloue 54,56 millions de Lei à 1334 églises », écrit ROMÂNIA LIBERĂ. Selon le journal, par ce geste, les hommes politiques récompensent les églises pour leur succès électoral : « Ces dernières années, les hommes politiques ont fait du soutien aux églises une tradition, s’appuyant sur l’importance que les électeurs accordent à ces dernières ».
Ouverture du premier marché des fermiers indépendants
La fédération des producteurs agricoles Agrostar et la Mairie du premier secteur ont lancé un projet-pilote par lequel les fermiers indépendants peuvent vendre leurs produits à bas prix. Sur ces nouveaux marchés (50 sont prévus dans un premier temps), les produits seront 10 % moins chers et naturels. Seuls les producteurs enregistrés au sein d’Agrostar ou d’une autre association affiliée pourront vendre leurs produits., Ce projet survient après l’échec des « marchés ambulants » et du partenariat avec les hypermarchés selon lequel les fermiers locaux devaient se voir attribuer un emplacement pour vendre leur production.
France-Roumanie
« Brancuşi, la leçon de générosité des français » (ROMÂNIA LIBERĂ)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
