Mardi 16 novembre 2010

L’Ambassade de France obtient l’annulation d’un permis de construire et protège ainsi la tranquillité et la sécurité de son périmètre

Sous le titre « Pourquoi CHILIMAN a déclenché un scandale diplomatique pour un permis de construire ? », ROMÂNIA LIBERĂ consacre sa Une au procès que l’Ambassade de France a gagné dans l’affaire du permis de construire émis par la Mairie du secteur 1, dirigée par Andrei CHILIMAN, pour l’extension du café Tonka, une terrasse-bar, fonctionnant 24h sur 24, située juste à côté de l’Ambassade de France. « Après plusieurs démarches effectuées auprès de la Mairie du secteur, l’Ambassade de France s’est adressée au Ministère des Affaires Etrangères et à la Préfecture de Bucarest pour obtenir l’annulation du permis de construire. Au final, elle a réussi. » écrit le journal. La Préfecture de la Capitale a contesté le permis de construire en contentieux administratif et le Tribunal de Bucarest a décidé de l’annuler le 15 octobre dernier. La motivation n’a pas encore été faite publique et la décision peut encore être contestée dans un délai de 15 jours après sa communication, précise le journal. Le maire en cause n’a pas souhaité commenter la décision récente du Tribunal, précisant via des intermédiaires, qu’il attendait la motivation des juges. L’Ambassade de France a salué la décision du Tribunal, qui « démontre que la loi prévaut sur les intérêts personnels. »

Emil BOC demande le réexamen de la loi sur l’Education…


Le premier ministre a demandé hier à la Cour Constitutionnelle (CC) de se prononcer de nouveau sur l’engagement de la responsabilité du gouvernement sur la loi de l’Education. Plus exactement, écrit GÂNDUL, la Coalition a mandaté le Gouvernement pour que ce dernier sollicite à la CC « une clarification de la procédure », « un point de vue tranchant ». Le journal écrit que la motivation de la CC (publiée vendredi) « a laissé dans le brouillard le gouvernement», car elle ne se positionne pas clairement vis-à-vis de la poursuite ou de l’interruption de la procédure d’engagement. Contacté par GÂNDUL, le juge Ion PREDESCU a lui-même évité de donner une réponse franche : « Que tout le monde la lise [la motivation – ndr], on a bien vu que chacun comprend ce qu’il veut. Moi, je ne donne d’explications à personne. »

… et prépare l’engagement de sa responsabilité sur la loi de la grille unique des salaires

Présent lundi soir, sur la chaîne TVR, le premier ministre Emil BOC a assuré que, dans une semaine, la loi sur la grille unique des salaires sera envoyée aux Bureaux permanents du Parlement, « afin que le calendrier relatif à la procédure d’engagement, visant l’adoption de cette loi, soit établi ». Et, signale EVENIMENTUL ZILEI, « la Coalition a programmé hier et aujourd’hui plusieurs réunions afin d’établir la forme finale de l’acte normatif, pour qu’il soit discuté mercredi en séance de Gouvernement. »

Le nouveau gouvernement français dans la presse roumaine


Suite au remaniement ministériel français, la presse roumaine signale la disparition du ministère de l’Immigration et de l’identité nationale, « dont le nom de son ministre, Eric BESSON s’est souvent fait entendre ces derniers mois au sujet du dossier des Roms » (GÂNDUL). A présent, ce dernier sera chargé de l’Economie. Quant à Pierre LELLOUCHE, ancien secrétaire d’Etat des affaires européennes, « il garde son rang gouvernemental, mais s’occupe désormais du Commerce extérieur. » (EVENIEMENTUL ZILEI). Sous le titre, « les surprises du remaniement français », ADEVĂRUL met en avant le fait que « l’Hexagone a, au gouvernement, un couple: Michèle ALLIOT-MARIE, nommée ministre des affaires étrangères et européennes, et son compagnon, Patrick OLLIER, nommé ministre chargé des relations avec le parlement. « Un couple dans le gouvernement est une première dans l’Histoire de la 5ème République » commente le journal.

La Bulgarie se joint à South Stream et écarte la Roumanie du projet

Le premier ministre bulgare, Boiko BORISOV et son homologue russe, Vladimir POUTINE, ont signé à Sofia l’accord pour la formation de la société commune qui construira et exploitera le tronçon bulgare du gazoduc South Stream, informe ROMÂNIA LIBERĂ. AZI qui titre « South Stream va contourner la Roumanie : Gazprom a choisi la Bulgarie », reprend les récents propos d’Alexei MILLER, le directeur général du groupe Gazprom qui discute actuellement avec le gouvernement roumain de la possibilité de faire entrer la Roumanie dans le projet via un statut « de consommateur et non d’Etat de transit ». La Bulgarie tirera des avantages importants de la réalisation du projet, sous forme de droits de transit de gaz en direction de l’Europe. Aujourd’hui elle reçoit de la Russie environ 600 millions d’euros annuellement pour le transit d’une petite quantité de gaz. Après la réalisation du projet South Stream, cette somme pourrait être multipliée par quatre.

Norman MANEA, invité vedette de la Foire du livre Gaudeamus

La Foire du livre Gaudeamus ouvre ses portes jeudi 18 novembre et l’écrivain Norman MANEA est l’invité d’honneur de l’Ambassade de France en Roumanie. Sous le titre « Si nous ne pouvons pas aimer notre voisin, respectons-le au moins », EVENIMENTUL ZILEI publie un entretien avec « l’écrivain roumain le plus traduit à l’étranger ». L’auteur qui a continué à écrire en roumain après son exil aux Etats-Unis, en1986, parle du « nihilisme de clown socratique » d’Emil CIORAN, de « l’antisémitisme discutable » de Mircea ELIADE ou encore du fait que dans sa dernière « Histoire critique de la littérature roumaine », Nicolae MANOLESCU le classe dans la catégorie « auteurs de mémoires ». Norman MANEA, sera présent à la librairie-café de l’Institut Français le mercredi 17 novembre à 18h pour une rencontre exceptionnelle avec ses lecteurs et pour le lancement de ses derniers livres publiés chez Polirom et Hasfer. Le vendredi 19 novembre, Norman MANEA sera présent à Gaudeamus et présidera une table ronde « Norman Manea : l’obsession de l’incertitude » à 18h00. La Foire GAUDEAMUS se tiendra à Romexpo du 18 au 22 novembre.

France-Roumanie


« Les voix du monde » : Dominique MOISI sur « La révolution réactionnaire de France » (ROMÂNIA LIBERĂ)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.