Mardi 2 novembre 2010
Premières conclusions de la dernière mission du FMI à Bucarest
Le Fonds Monétaire International (FMI) a donné lundi « un feu vert de principe » au déblocage d’une 7ème tranche d’aide financière (d’une valeur de 900 000 euros) à la Roumanie, à condition que le gouvernement mette en application rapidement une série de réformes, dont la presse se fait l’écho. Parmi elles, figurent l'adoption définitive de la réforme des retraites, actuellement en discussion au Parlement, ainsi que l'harmonisation de la grille des salaires dans le secteur public. L’ordonnance du gouvernement réglementant les conditions des crédits à la consommation devrait aussi être modifiée afin de « permettre de respecter un équilibre entre la protection des consommateurs et les banques ». Des sources gouvernementales ont précisé pour GÂNDUL que le Président Traian BĂSESCU aurait convaincu les représentants du FMI de leur autoriser un déficit budgétaire plus élevé à condition que l’argent soit strictement réservé aux investissements. Le projet du ministre du tourisme, Elena UDREA, relatif à la construction de 10000 kilomètres de routes départementales et communales figure sur la liste des priorités du gouvernement.
Elections au Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM)
A l’issue des élections qui se sont déroulées hier, quatre membres de l’actuel Conseil Supérieur de la Magistrature sont à un pas de conserver leurs fonctions pour six nouvelles années. Il s’agit de Lidia BĂRBULESCU, Dan CHIUJDEA, Dan LUPAŞCU et Cristian DELIORGA (ROMÂNIA LIBERĂ, GÂNDUL), tandis que quatre jeunes juges rejoignent ce groupe des « anciens », lesquels ont « souvent été critiqués pour le soutien qu’ils auraient accordé à des magistrats impliqués dans des affaires de corruption ou ayant facilité l’ascension d’une certaine clientèle», écrit ROMÂNIA LIBERĂ. Ce dernier précise qu’il y aurait cependant des chances réelles de renouveler en entier le Conseil si le Sénat décide d’invalider – tel que l’a annoncé le sénateur Toni GREBLA, président de la Commission juridique – les résultats du vote car la loi interdit les mandats successifs au sein du CSM.
Plan de redressement de la Société des Chemins de fer (CFR)
GÂNDUL annonce que l’opérateur ferroviaire national va licencier 923 employés, supprimer 19 trajets et annuler plusieurs trains pour redresser la situation financière de la société. Selon le plan de réorganisation transmis à la presse, le nombre des voyageurs a considérablement baissé depuis 1990. La compagnie enregistrera cette année des pertes financières s’élevant à 110 millions de lei (~ 26 millions d’euros).
Plus d’argent pour le Sénat en 2011
Le Sénat bénéficiera en 2011 d’une hausse de 30% de son budget, selon le projet validé hier par le Bureau permanent du Sénat et incluant une augmentation de 14% des salaires et indemnités du personnel. Selon ROMÂNIA LIBERĂ, « après son vote en séance plénière, le budget du Sénat ira au ministère des Finances qui a la possibilité, en théorie, de toucher aux chiffres. En pratique, toutefois, les parlementaires auront le dernier mot » commente le journal.
Deux pilotes d’élite tués dans un crash aérien
Hier, un avion militaire de type MIG-21 Lancer (modèle de chasse) s'est écrasé dans le centre de la Roumanie, tuant les deux pilotes à bord. Ces derniers auraient renoncé à s’éjecter de l’appareil afin d’éloigner l’avion du village qu’ils survolaient. L'appareil appartenant à une base aérienne de Câmpia Turzii s'est écrasé à proximité de l'aérodrome, alors qu'il s'apprêtait à atterrir. Selon EVENIMENTUL ZILEI, les enquêteurs n’ont pas établi les causes de la tragédie, mais des sources militaires mettent en cause l’état technique dépassé de l’équipement à bord. Cette hypothèse a été soutenue par l’ancien ministre de la Défense Teodor MELEŞCANU qui a déclaré que la véritable raison de la tragédie de Câmpia Turzii est « l’insuffisance des fonds ». Ces 20 dernières années, 19 avions de type MIG Lancer se sont écrasés en Roumanie, tuant ainsi 11 pilotes.
Mort d'un général condamné pour la répression de la révolution roumaine
La presse se fait l’écho de la mort, hier, de l’ancien chef des armes chimiques, qui avait été envoyé à Timişoara par Nicolae CEAUŞESCU pour réprimer les révolutionnaires. En 2007, Mihai CHIŢAC avait été condamné à 15 ans de prison, une peine reconfirmée en appel en octobre 2008, quand il fut incarcéré puis libéré en conditionnelle pour raisons médicales. Le Tribunal lui avait également retiré son grade de général. Mihai CHIŢAC a été reconnu coupable de la mort par balles de 72 manifestants lors du soulèvement de Timişoara contre le régime du dictateur. ROMÂNIA LIBERĂ, comme la plupart des principaux médias, rappelle les mots devenus tristement célèbres que l’ancien général avait prononcés en décembre 1989 à Timişoara, avant de prendre les armes et de tirer sur les manifestants : « Il leur faut une révolution à ces canailles? Attendez, nous, on va leur montrer. »
France-Roumanie
Les plans DACIA dans le Financial Times : « une nouvelle voiture dédiée à la famille et un petit véhicule utilitaire. » (GÂNDUL)
Vernissage de l’exposition de l’artiste français Laurent PERNEL au Musée national « George Enescu » ce soir à 19h00 (AZI)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
