Vendredi 26 novembre 2010
Mugur ISĂRESCU contredit le directeur du Fonds Monétaire International (FMI)
« Les paiements extérieurs de la Roumanie ne sont pas faits par le FMI et encore moins, par le directeur du FMI. Ils sont faits par le Gouvernement roumain et par la Banque Nationale. En ma qualité de gouverneur de la BNR, j’affirme avec force qu’il n’existe absolument aucun danger de cessation de paiement », a déclaré le Gouverneur de la Banque Nationale de Roumanie (RFI) en réaction aux déclarations du chef du FMI, Dominique STRAUSS-KAHN (voir revue de presse d’hier). Plusieurs analystes économiques roumains qualifient d’ « inacceptable » la position de ce dernier. « Si la Roumanie fait faillite ce sera à cause des capitaux étrangers et même du FMI » a commenté pour ADEVĂRUL l’ancien ministre Ilie ŞERBANESCU. Le journal rappelle que la dette publique de la Roumanie a dépassé les 35% du PIB à la fin du mois d’août.
Schengen : premières divergences au sein de la classe politique roumaine
Alors que les médias roumains se font l’écho de l’article publié sur un blog hébergé par le quotidien français Le Monde, affirmant que l’Union Européenne n’était pas prête à accepter l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen, ROMÂNIA LIBERĂ revient sur les déclarations de Victor PONTA (président du PSD) qui, devant le groupe socialiste du parlement européen a affirmé que « la Roumanie n’avait pas rempli toutes les conditions pour l’adhésion ». Le Président du Sénat Mircea GEOANĂ (PSD) a quant à lui affirmé lors d’un débat, hier, que la discussion par rapport à Schengen avait évolué vers la question de savoir si la Roumanie avait été réellement bien préparée pour entrer dans l’Union Européenne et si elle était viable pour l’’UE(MEDIAFAX).
Débat PLESU-LIICEANU-PATAPIEVICI-DJUVARA
Les médias étaient présents au lancement du livre d’entretiens « Repères intellectuels de la droite roumaine » qui comprend les 10 discussions que le journaliste Cristian PĂTRĂŞCONIU a eues avec quelques-uns des intellectuels les plus prestigieux du pays. Sous le titre « Les intellectuels exaspérés par les hommes politiques », EVENIMENTUL ZILEI reprend les propos de Neagu DJUVARĂ, Andrei PLEŞU, Gabriel LIICEANU et H.-R. PATAPIEVICI présents à la table ronde organisée à cette occasion hier soir dans un grand hôtel de Bucarest. « Affublés, après les élections de 2004, de l’étiquette « intellectuels de Băsescu », les écrivains LIICEANU et PLEŞU se déclarent aujourd’hui déçus par l’entière classe politique ». « Nous n’avons pas d’hommes politiques dotés de convictions. Nous avons des hommes politiques opportunistes », pense Andrei PLEŞU (recteur du New Europe College), tandis que Gabriel LIICEANU, écrivain et directeur des éditions Humanitas, considère que les hommes politiques du moment n’ont que deux buts : celui de « flatter l’électorat » et celui de rester « dans les parages du Pouvoir ». Le directeur de l’Institut Culturel Roumain ; H.-R. PATAPEIVICI a quant à lui affirmé que « la différence entre la droite et la gauche, fondamentale, provient de la manière spécifique avec laquelle la gauche est entrée dans le monde moderne par le biais de la Révolution française.
Une décoration controversée
ROMÂNIA LIBERĂ consacre sa Une à l’annonce de la décoration du député PDL Petru CĂLIAN, lequel se verra remettre par la Métropolie de Cluj, Alba, Crişana et Maramureş le 30 novembre prochain, la Croix Transylvaine, la plus haute distinction offerte par l’église orthodoxe. Cette décision est d’autant plus surprenante que l’homme politique a été impliqué dans un immense scandale sexuel ayant été accusé d’avoir eu des relations avec des prostituées, certaines mineures. La Métropolie tout en admettant être informée des « escapades amoureuses » de Petru CĂLIAN, elle a fait savoir que cette décoration était une reconnaissance de la contribution de l’homme politique pour la rénovation du Monastère Nicula. Adriean VIDEANU, ancien ministre de l’Economie, sera également décoré, signale le journal.
Ministère de l’Intérieur : nouvelles révélations dans les affaires ŞORIC et FATULOIU
Durant les quatre années que le commissaire en chef Aurelian ŞORIC a passé à la tête de l’Inspectorat de police du département Neamţ, la loi a été transgressée de manière flagrante, et les malfaiteurs sont restés au-dessus de tout soupçon. Ceci est la principale conclusion de l’enquête menée par le Corps de Contrôle du Ministère de l’Intérieur et reprise aujourd’hui par EVENIMENTUL ZILEI. C’est ainsi que plus de 2 200 dossiers judiciaires, certains concernant de graves infractions, ont été classés avec la mention « auteur inconnu » ou « dissimulés » dans les tiroirs des policiers.
GÂNDUL revient quant à lui sur le scandale du pot-de-vin offert au secrétaire d’Etat Dan Valentin FĂTULOIU (lequel a été depuis démis de ses fonctions): les quatre personnes arrêtées ont fait des déclarations complètes devant les magistrats, essayant d’accréditer l’idée selon laquelle ils avaient fait l’objet de provocations et de chantage de la part de Dan Valentin FĂTULOIU et du fils de ce dernier, Alexandru FĂTULOIU.
France-Roumanie
L’Ambassadeur de France en Roumanie reçoit à la Résidence de France la Section roumaine de la Société d’Entraide des Membres de la Légion d’Honneur (AGERPRES)
« L’Obsession de l’incertitude » : retour sur la table ronde organisée à la Foire du livre GAUDEAMUS avec Norman MANEA (OBSERVATOR CULTURAL)
« Mon écriture part d’une grande mélancolie » : entretien avec l’écrivain français Marie DARRIEUSSECQ invité à la Foire GAUDEAMUS à l’occasion du lancement de Rapport de police, traduit et publié aux éditions TREI (OBERVATOR CULTURAL)
CITROËN ouvre 5 nouveaux magasins d’exposition l’année prochaine (ZIARUL FINANCIAR)
Spectacle d’opéra d’après la vie de Paul CELAN à l’Opéra National de Bucarest, dimanche soir (ROMÂNIA LIBERĂ)
La Capitale se prépare pour le Festival du Film français (CRONICA ROMÂNĂ, GÂNDUL)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
