Jeudi 28 octobre 2010

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 28 octobre 2010

Echec de la motion de censure


Le Gouvernement Boc a résisté hier au test de la motion de censure, écrit ADEVĂRUL, qui remarque qu’il y a eu seulement deux défections parmi les membres de la coalition : Daniel Oajdea du PDL qui a annulé son vote et Nicolae Stan de l’UNPR qui a voté pour la motion. Six autres parlementaires sans appartenance politique ont voté en faveur de la motion. Ainsi, l’opposition n’a pu réunir que 219 voix sur les 236 nécessaires pour faire tomber le gouvernement. Selon Zoe PETRE (ADEVĂRUL) ce résultat est dû à l’absence d’accord entre le PSD et le PNL sur le nom d’un Premier Ministre, ainsi que le « dispositif militaire » mis en place par le PDL pour mobiliser ses parlementaires.

« Pourquoi Boc a gagné aussi la 5ème motion ? » titre ROMÂNIA LIBERĂ. Par rapport à la motion précédente, Victor PONTA et Crin ANTONESCU ont perdu une partie importante des votes du camp du pouvoir, à cause notamment de l’absence de solidarité et les fissures de l’opposition, écrit le quotidien.

Les manifestations

Selon EVENIMENTUL ZILEI, les manifestations d’hier n’ont été qu’un « spectacle télévisé raté », seulement 30 000 manifestants étant présents (ce sont les chiffres de la police ?) sur les 80 000 annoncés. Les seuls incidents tendus ont été provoqués par certains participants supporters de l’équipe de football Steaua Bucureşti.

Loi sur l’Education

Le Gouvernement Boc engage aujourd’hui sa responsabilité pour le vote de la loi sur l’Education, ce qui permettrait à l’opposition de déposer une nouvelle motion, écrit GÂNDUL, ce qui correspond à l’annonce faite après le vote d’hier par Crin ANTONESCU. Selon le même quotidien, le gouvernement Boc s’est réuni hier soir pour préparer la loi qui sera adoptée aujourd’hui. Les principales modifications par rapport au texte précédent visent la procédure de nomination des chefs d’établissement d’enseignement, les restrictions concernant l’affiliation politique de ceux-ci, ainsi que l’existence de liens de parenté entre les membres de comités de direction des universités.

Discussion tendues avec le FMI

Selon ROMÂNIA LIBERĂ, les options de politique économique de la Roumanie se sont réduites de manière drastique devant les représentants du FMI « de plus en plus irrités et inflexibles ». L’institution financière a rejeté les propositions du gouvernement roumain de réduire le taux unique d’imposition de 16% à 12% et d’augmenter le niveau minimal de rémunération dans le secteur public à 700 lei. Le seul compromis accepté par le FMI serait une augmentation à 650 lei du salaire minimal. Selon Mihai TĂNĂSESCU, le représentant de la Roumanie auprès du FMI, les autorités roumaines seront obligées de faire de nouvelles réductions sur les dépenses de personnel  afin d’arriver à 7% du PIB d’ici 2015.

France-Roumanie

« La lecture est une chose intime, pas un acte censé remplir les chaînes médias » - interview avec Pascale Roze (OBSERVATORUL CULTURAL)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.