Lundi 4 octobre 2010

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU LUNDI 4 SEPTEMBRE 2010

« Dès qu’une meilleure solution de gouvernement apparaîtra, je commencerai à réfléchir » : entretien avec Bela MARKO


Le vice-premier ministre et président de l’Union magyare avoue dans un entretien donné à GÂNDUL, qu’il est arrivé à la conclusion que son parti faisait partie d’une « coalition dépourvue de discipline et de rigueur ». « Je pense que cette chose se voit très bien au Parlement en premier lieu, il y a toujours des problèmes de votes, des abstentions de très nombreuses fois, surtout au PDL, moins au sein de l’UDMR, même s’il y en a chez nous aussi », affirme Bela MARKO. Le président UDMR n’exclut pas la participation de son parti au sein d’une autre coalition : « Dès qu’une alternative et une meilleure solution que celle que nous avons choisie apparaîtront, je commencerai à réfléchir ». Le vice-premier ministre se dissocie de certaines mesures envisagées par l’actuelle coalition : « Nous n’accepterons en aucun cas et d’aucune manière que l’on touche aux petites retraites, celles de moins de 1000 lei. » (~ 238 euros)

« Le PSD ne rêve pas de suspendre Traian BASESCU » : entretien avec Miron MITREA

C’est sous ce titre que ROMÂNIA LIBERĂ publie un entretien avec le sénateur PSD qui considère que Traian BĂSESCU « peut être tranquille jusqu’en 2014 » [date des prochaines élections présidentielles - ndr] s’il ne tient pas tête à la classe politique, car « le but du PSD n’est pas de suspendre le Président », mais seulement de changer le gouvernement. Miron MITREA croit d’ailleurs que la Loi des retraites sera déclarée non constitutionnelle, de telle sorte que le Président se retrouvera dans une situation compliquée et l’opposition n’aura pas de raisons suffisantes pour entamer une procédure de suspension. D’autre part, le sénateur social-démocrate attire l’attention, se référant à Dan VOICULESCU (homme politique et homme d’affaire controversé, fondateur du Parti Conservateur), que les relations avec les « moguls » (grands magnats de la Roumanie) ne font pas de bien à l’image de son parti.

« L’accord avec le FMI ne peut pas être dénoncé » : entretien avec Crin ANTONESCU

Après sa participation à l’émission dominicale de ProTV, « 20 ans après », au cours de laquelle il a déclaré qu’il ne soutiendrait pas un gouvernement PSD, que ce dernier soit ou ne soit pas avec Adrian NASTASE, le président du PNL a répondu aux questions du rédacteur en chef d’ADEVĂRUL. S’il était premier ministre, Crin ANTONESCU explique qu’il maintiendrait le taux unique d’imposition, prolongerait l’accord avec le Fonds Monétaire International (FMI) dans ses grands objectifs, il reviendrait aux salaires pratiqués avant les mesures d’austérité et il continuerait à réduire les emplois dans la fonction publique. Il reconnaît d’autre part que « Traian BĂSESCU, s’il se retrouvait confronté à son électorat [dans l’hypothèse d’un référendum portant sur sa suspension – ndr], n’est pas en position d’obtenir un verdict favorable, mais le problème est qu’une action de suspension pourrait échouer au Parlement. »

Sur l’utilisation des fonds européens destinés à l’intégration de la population rom en Roumanie

Sous le titre « L’affaire de l’argent pour les Tsiganes », ADEVĂRUL consacre quatre pages à la façon dont les ONG créées pour l’intégration sociale des Roms utilisent les fonds européens. Selon le journal, une grande partie de cet argent se perd en chemin et n’offre aucun résultat concret. L’enquête s’appuie sur plusieurs ONG, dont l’association « Pakiv » d’Alba Iulia et « Romanitin » de Iaşi, qualifiées par le journal de « championnes des fonds européens ». Ces ONG, par le bais d’un des 7 programmes développés par l’Agence Nationale pour les Roms (intitulé « Education des Enfants Roms »), ont reçu des sommes importantes qui aujourd’hui ne se retrouvent plus : l’argent a disparu et les objectifs généraux des projets qui, sur papier, leur ont permis d’obtenir ces fonds ne se sont pas matérialisés. ADEVĂRUL rappelle que la somme totale des fonds européens et gouvernementaux alloués aux projets d’intégration des Roms dans la société s’élève à 18 millions d’euros. Un coup de projecteur sur une association de Roms à Sibiu, révèle que cette structure a reçu en 2009, 40 000 euros issus des fonds PHARE pour la construction d’un atelier artisanal. « Résultat final : un entrepôt abandonné. » conclut le journal.

Le PDL entre en campagne


Elena UDREA, secrétaire exécutive du PDL et quelques uns des autres dirigeants du parti ont lancé, hier, la campagne électorale du PDL à Suceava, en vue des élections locales et législatives de 2012. Le premier ministre, Emil BOC s’est dit convaincu que le PDL gagnera ces élections, grâce à des « mesures âpres qui donneront cependant des résultats positifs ». S’appuyant sur les derniers sondages, ROMÂNIA LIBERĂ rappelle que le PDL recueille aujourd’hui environ 15% des intentions de vote, chutant ainsi à la 3ème place dans la hiérarchie des grands partis.

Aide aux jeunes entrepreneurs

Samedi, Emil BOC a annoncé que son gouvernement préparait un projet de loi par lequel les jeunes entrepreneurs (âgés de moins de 35 ans) pourront recevoir des garanties d’Etat pour obtenir des crédits et des aides d’Etat non remboursables d’une valeur maximum de 10 000 euros. « Le plus dur n’est pas passé, mais nous ne devons pas se faire les victimes du négativisme » a dit Emil BOC.

Mise en place du programme « Achetez roumain !»

L’information est donnée par EVENIMENTUL ZILEI : le ministre de l’économie, Ion ARITON, reprenant le projet de son prédécesseur (Adriean VIDEANU) a lancé le programme « Achetez roumain ! », décrit comme un « projet anticrise, d’attitude et de redécouverte de l’identité nationale. » Derrière ces termes, il s’agira de « développer, promouvoir et certifier l’identité du produit roumain, de relancer la production locale, de protéger et générer de nouveaux emplois » et enfin « d’orienter les consommateurs vers les produits locaux. »

Vers un nouveau parti magyar

Le président du Conseil National des Magyars de Transylvanie, Lazlo TOKES et son président exécutif, Toro TOBOR ont annoncé leur intention de créer un nouveau parti magyar, qui soit « autonomiste ». La raison, explique ROMÂNIA LIBERĂ : ni l’UDMR, ni le Parti Civique Magyar ne représentent selon eux les intérêts politiques nationaux des magyars de Transylvanie ».

France-Roumanie

Entretien du président de la Commission pour les Affaires européennes, le député Viorel HREBENCIUC avec la délégation de la Commission pour les Affaires européennes de l’Assemblée nationale française, dirigée par Pierre LEQUILLER (AGERPRES)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.