Mardi 5 octobre 2010
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU MARDI 5 OCOBRE 2010
Décès de la mère du Président Traian BĂSESCU
Elena BĂSESCU est décédée hier après-midi, à Constanţa, à l’âge de 81 ans. Le Chef de l’Etat a écourté sa visite de deux jours à Bruxelles, où il participait au Sommet Asie-Europe. Peu de temps après l’annonce de la nouvelle, les dirigeants de l’opposition ont transmis des messages de condoléance au Président BĂSESCU, ainsi qu’à sa famille. La presse salue en la personne de la mère de Traian BĂSESCU, « une femme discrète, sincère et proche de son fils » (ROMÂNIA LIBERĂ). L’enterrement d’Elena BĂSESCU aura lieu demain au Cimetière Central de Constanta (EVENIMENTUL ZILEI)
Les professeurs sortent dans la rue
Les syndicalistes de l’enseignement manifestent aujourd’hui, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Education. La presse annonce un rassemblement de 10 000 personnes à Bucarest. Selon les dirigeants des 3 syndicats organisateurs, le motif principal de cette journée de mobilisation sociale est la diminution de 48%, en un an, des revenus des professeurs. Le président de la Fédération de l’Education Nationale précise la situation pour ADEVĂRUL : « la réduction des salaires des fonctionnaires, entrée en vigueur le 1er juillet, a fait perdre aux enseignants 30 % de leurs revenus. » En plus, écrit le journal, « les primes qui récompensaient les « bons professeurs » ont également disparu : primes pour travailler dans le milieu rural, remboursement des frais de transport pour les professeurs qui font la navette, ou encore le salaire au mérite de 15%. » Les médias précisent que la manifestation devant le Palais Cotroceni, à laquelle étaient attendus 2000 syndicalistes sera réduite afin de respecter le deuil de la famille du Président.
Le PSD et le PNL se sont mis d’accord : la motion sera rendue public le 11 octobre
Le texte de la motion de censure sera finalisé cette semaine et rendu public lundi prochain. L’annonce a été faite hier par Crin ANTONESCU, président du PNL suite à ses entretiens avec le PSD et le PC (Parti Conservateur). Le document contiendra à la fois des éléments de critique à l’intention du gouvernement et des précisions essentielles sur un programme de sortie de crise proposé par l’opposition. Les trois partis ont établi qu’ils soutiendront un premier ministre commun, le nom de ce dernier devant être décidé après l’adoption de la motion de censure, a déclaré le président du PC, Daniel CONSTANTIN. EVENIMENTUL ZILEI rappelle que dans un premier temps, le PNL avait insisté pour que l’indépendant Klaus JOHANNIS soit le Premier ministre de ce « gouvernement de l’ombre », ceci avant que Crin ANTONESCU « s’auto-propose » pour occuper cette fonction. De leur côté les membres du PSD, ont déclaré refuser la nomination de JOHANNIS et surtout ne pas accepter que le premier ministre ne soit pas du PSD.
Menacé par la motion de censure, Emil BOC se prépare à contre-attaquer
Les dirigeants du PDL et de l’Union Magyare (UDMR) ont annoncé hier que si, dans les 10 prochains jours, les lois sur l’éducation et sur le salaire unique n’étaient pas votées par le Parlement, le gouvernement allait engager sa responsabilité. ROMÂNIA LIBERĂ voit dans cette démarche, un « calcul politique » visant à satisfaire l’UDMR, de plus en plus « mécontente de la politique du gouvernement et disposée, peut-être, à voter la motion de censure de l’opposition ». En plus, « l’Union aurait exercé des pressions au sein de la coalition pour que la loi sur l’éducation passe rapidement, à cause des amendements qui autorisent l’enseignement de l’histoire et de la géographie à l’école en langue magyare ».
Guerre politique par blogs interposés
Dérangé par l’affirmation de Crin ANTONESCU selon lequel les libéraux ne veulent pas changer «le régime Băsescu-Boc » pour revenir au régime « Adrian Năstase de 2004 » (voir revue de presse d’hier), ce dernier a répliqué sur son blog qu’il ne voulait pas faire partie d’un gouvernement dirigé par Crin ANTONESCU, rappelant à l’esprit des libéraux, le gouvernement CDR [Convention Démocrate Roumaine – coalition politique qui a dirigé la Roumanie de 1996 à 2000-ndr], « à l’issue duquel, il a fallu ramasser les débris pendant très longtemps ». La réponse du PNL relayée par Relu FENECHIU ne s’est pas faite attendre, via son blog : « la Roumanie d’Adrian NĂSTASE, en tant que premier ministre, a été dirigée par un gouvernement lié à la corruption. La fraude électorale, la corruption généralisée, le patronage politique et la bureaucratie ont réellement été inventés au temps du gouvernement PSD d’Adrian NĂSTASE. » (ROMÂNIA LIBERĂ)
Mission de Pierre LEQUILLIER à Bucarest
Le Président de la Commission pour les Affaires européennes de l’Assemblée nationale française a rencontré, hier, le Secrétaire d’Etat roumain aux Affaires européennes, Bogdan AURESCU. Au cours de leur entretien, ce dernier a présenté les mesures entreprises par la Roumanie en vue de son adhésion à l’Espace Schengen, soulignant le fait qu’elle était en progrès de ce point de vue. A cette occasion, il a sollicité le soutien de la France pour que la Roumanie puisse adhérer à Schengen en mars 2011. La coopération au niveau européen dans le domaine de l’inclusion sociale, la Politique agricole commune et la Politique de Cohésion sont quelques uns des sujets que les deux hommes politiques ont également abordés (AGERPRES, MONEY.RO). Après s’être entretenu avec Teodor BACONSCHI (Ministre des affaires étrangères), Călin POPESCU-TARICEANU (chef du groupe des Libéraux au parlement), Viorel HREBENCIUC (président de la Commission pour les Affaires européennes) et Cristian DUMITRESCU, Président du groupe d’amitié France-Roumanie de la Chambre des Députés, Pierre LEQUILLIER a donné une conférence de presse à l’Ambassade de France. L’homme politique français a déclaré que la Roumanie a encore des progrès à faire en ce qui concerne la justice : « je crois qu’il faut continuer, je ne peux pas entrer dans les détails, mais je crois que la Commission Européenne a fait des observations sur ce thème et il est dans l’intérêt de la Roumanie d’enregistrer des progrès dans ce domaine, dans la lutte contre la corruption et dans l’exercice de la justice ». Il a également affirmé qu’il n’y avait pas de lien entre la question des Roms et Schengen.
France-Roumanie
Lancement du livre « Dans ma peau » de Guillaume de FONCLARE, traduit et publié aux éditions Spandugino, en présence de l’auteur, mercredi 6 octobre à 19h00 à la Librairie-Café Cărtureşti de l’Institut Français de Bucarest (OBERVATOR CULTURAL)
Colloque sur « La laïcité, entre politique et religions : réflexions franco-roumaines » organisé mardi 5 octobre au New Europe College (AGERPRES)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
