Mercredi 27 octobre 2010

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 27 OCTOBRE 2010

La motion de censure votée aujourd’hui


Le vote sur la motion de censure déposée par le PSD a lieu aujourd’hui au Parlement. Selon GÂNDUL, la réussite de la motion dépend de la décision de dernier moment des parlementaires de la majorité mécontents du Gouvernement Boc et du fait d’avoir été marginalisé à l’intérieur de leur parti. Plusieurs noms sont ainsi mentionnés par le quotidien dont notamment ceux de Daniel Oajdea, Mircea Giurgiu et Andrei Sava du PDL et Liviu Câmpanu de l’UNPR. Officiellement, l’opposition dispose de 213 voix sur les 236 nécessaire pour passer la motion et faire tomber le gouvernement, mais le leader du PSD, Victor PONTA, a annoncé hier soir qu’il aurait l’accord de19 parlementaires supplémentaires pour soutenir la démarche.

Par ailleurs, le vice-président des libéraux Relu FENECHIU déclare pour EVENIMENTUL ZILEI que le PNL ne soutiendrait pas une autre motion de censure avant le printemps prochain au cas où celle d’aujourd’hui ne passait pas. Pour le vote d’aujourd’hui, FENECHIU mise sur au moins « 10 surprises » du côté des parlementaires du pouvoir, « qui pourront être même 24 ».

Protestations des syndicats

Le vote sur la motion est accompagné d’une ample manifestation organisée par les syndicats. Le PDL et le PSD continuent leur série d’accusations réciproques de politisation de la manifestation écrit ROMÂNIA LIBERĂ. Les démocrates-libéraux accusent le PSD d’aider les protestataires avec la location de bus et même de préparer des actions violentes. Les sociaux-démocrates nient avoir payé le transport des manifestants et accusent le PDL de vouloir infiltrer des instigateurs pour inciter les protestataires aux actes de violence. GÂNDUL révèle le fait que des repsonsables de bureaux locaux du PSD se sont directement impliqués pour assurer le transports de personnes à Bucarest.

La loi sur les retraites revient au Parlement


Le Gouvernement a de plus en plus de mal à passer ses initiatives législatives au Parlement, écrit ADEVĂRUL qui décrit les discussions d’hier : renvoyée au Parlement par le Président pour être réxaminée, la loi sur les retraites a commencé le parcours législatif à la Commission du Travail du Sénat, où l’opposition est majoritaire. Celle-ci a décidé de diminuer de 65 à 60 ans l’âge des la retraite pour les femmes (le Président avait demandé 63 ans pour les femmes), et d’augmenter le point de pension à 45% du salaire moyen brut. Par ailleurs, les parlementaires de la majorité gouvernementale s’adaptent avec difficulté aux directives de leurs partis : à la Chambre des Députés, il a ainsi fallu répéter le vote d’une ordonnance instituant le contrôle au domicile des salariés en congé maladie et pour ratifier la lettre d’intention avec le FMI.  Par ailleurs, les députés démocrates-libéraux ont voté en faveur d’une loi augmentant les bourses aux élèves qui gagnent des concours scolaires, même si le Gouvernement y était opposé. Parallèlement, le Sénat a rejeté un projet du Gouvernement modifiant la loi sur l’asile en Roumanie, même si le représentant du Ministère de l’Intérieur présent au débat avait affirmé que la loi était nécessaire en vue de l’adhésion à Schengen.

La France annonce un nouveau projet de réinsertion des Roms

Les médias roumains reprennent l’annonce du Ministère français de l’Immigration sur son intention de mettre en place un nouveau programme de réinsertion des Roms dans leurs pays d’origine, d’un montant d’un millions d’euros, concentré surtout sur la création d’emplois. Un assistant technique français sera également mis à disposition du Secrétaire d’Etat roumain chargé de la réinsertion sociale des Roms, Valentin MOCANU (EVENIMENTUL ZILEI, ROMÂNIA LIBERĂ, AGERPRES).

L’énergie hydraulique– un « tonneau à miel » en Roumanie

ROMÂNIA LIBERĂ présente la situation de l’énergie hydraulique en Roumanie, un secteur qui est devenu une source de profit pour différents groupes d’intérêts. Les investissements des années 1970 dans le secteur énergétique ont été amortis par une période de pénurie supportée par la population. Cependant aujourd’hui, alors que cette infrastructure permettrait à l’Etat d’obtenir des profits considérables (l’énergie hydraulique ayant un taux de rendement plus élevé que d’autres sources puisqu’elle n’a pas besoin de matières premières), l’énergie est vendue à bas prix à certains consommateurs industriels sur des bases préférentielles.

Roumanie – Moldavie – Transnistrie

Dans un éditorial pour ROMÂNIA LIBERĂ, Cristian GHINEA affirme que la réticence de la Roumanie à  signer un traité de frontière avec la République de Moldavie représente un bon prétexte pour ceux qui l’accusent de vouloir intégrer la Moldavie.. Par conséquent, le message d’Angela MERKEL ne peut être interprété que comme une invitation pour la Roumanie à éliminer les soupçons d’immixtion dans les affaires internes de la Moldavie. Sinon, cette dernière pourrait bien se retrouver le bouc émissaire d’un éventuel échec de la problématique de la Transnistrie. Les autorités romaines devraient prendre sérieusement en compte le traité, qui ne changerait en rien les relations roumano-moldaves : il permettrait aux deux partis de se concentrer sur des projets sérieux, tout en rejetant cet argument qui revient sans cesse dans le discours des communistes moldaves et du régime de Tiraspol. 

France-Roumanie

- Interview de Philippe Bas pour RFI Roumanie et Radio România Actualitati

- Prix de Cinq Continents pour « Terre des Affranchis », le roman de début de Liliana LAZAR (AZI)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.