Mercredi 6 octobre 2010
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU MERCREDI 6 OCTOBRE 2010
La constitution du groupe parlementaire des indépendants votée en l’absence de l’Opposition
Les députés de la coalition ont réussi à faire adopter en séance plénière un projet de loi qui valide la création du groupe des indépendants (UNPR-Union Nationale pour le Progrès de la Roumanie) à la Chambre des députés. Le projet, qui intègre un membre de l’UNPR dans le Bureau permanent, note ROMÂNIA LIBERĂ, va changer la configuration de la structure dirigeante de la Chambre en faveur de la coalition gouvernementale. L’opposition qui bloque actuellement les initiatives du Gouvernement sera ainsi minoritaire. Le vote s’est déroulé sans le PSD et le PNL, qui ont quitté la salle en signe de protestation, et ont de nouveau accusé la Présidente de la Chambre de fraude.
Les scandales se poursuivent au Parlement
Le président du PSD, Victor PONTA continue ses accusations à l’encontre de Roberta ANASTASE, la présidente de la Chambre des députés. Selon lui, elle aurait proposé à l’Opposition un « sale marché » : si le PSD et le PNL avaient renoncé à leur demande de la suspendre de ses fonctions, le PDL n’aurait pas soutenu l’introduction des indépendants dans le Bureau permanent et la modification du Règlement pendant un an (AZI). Le député PSD Aura VASILE a renchéri : selon cette dernière, le vote d’hier (voir paragraphe précédent) aurait de nouveau été frauduleux car le quorum n’était pas réuni. Le porte-parole du PSD, Radu MOLDOVAN, a déclaré que la plainte pénale déposée à l’encontre de Roberta ANASTASE (par rapport au vote de la Loi sur les retraites) sera complétée des enregistrements vidéos prouvant que Mme ANASTASE était absente au vote d’hier et que quelqu’un d’autre avait utilisé sa carte pour voter à sa place. Cette dernière a répliqué à son tour qu’elle allait apporter des preuves vidéos attestant de sa présence et a annoncé qu’elle allait intenter un procès à Aura VASILE pour calomnie (EVENIMENTUL ZILEI)
Renégociation des crédits des policiers
Le ministère de l’Intérieur a annoncé par un communiqué de presse, une mesure censée réduire l’impact des réductions salariales dans le porte-monnaie des policiers. Concrètement, les inspecteurs-chefs de police ont « jusqu’à vendredi » pour discuter avec les banques afin d’identifier les solutions qui assoupliraient le paiement des crédits des policiers : rééchelonnement, report ou réduction de la fréquence des paiements. En guise de réponse, les représentants des banques invitent les policiers à venir « individuellement » négocier, tandis que les spécialistes en politiques publiques interrogés par ROMÂNIA LIBERĂ considèrent l’initiative « discriminatoire et intrusive» car elle vise et privilégie une certaine catégorie de citoyens.
Obsèques d’Elena BASESCU
La mère du Président sera enterrée aujourd’hui au Cimetière central de Constanţa, auprès de son époux, Dumitru BĂSESCU. La messe religieuse sera officiée par Sa Sainteté TEODOSIE, l’archevêque de Constanţa.
Des milliers de professeurs dans la rue
Selon EVENIMENTUL ZILEI, environ 5000 syndicalistes de l’enseignement ont manifesté hier à Bucarest, contre la réduction des salaires des professeurs : de 40% et non de 25%, soutiennent les leaders des syndicats qui prennent en calcul la disparition des primes. Hier soir, Oana BADEA, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’éducation a déclaré sur la chaîne B1 que les « problèmes clamés » par les syndicalistes étaient connus, mais que le système commençait à se stabiliser : « 180 000, sur un total de 230 000, sont des professeurs titulaires », en plus, a-t-elle ajouté, « le ministère doit encourager les nouvelles entrées dans le système, via la hausse des salaires des débutants, et pour cela, il faut faire des efforts. »
Catastrophe écologique en Hongrie : la Roumanie surveille les eaux du Danube
Mardi, dans l'ouest de la Hongrie, le contenu de l'un des réservoirs d'une usine traitant l'aluminium, s'est déversé suite à une rupture des parois et une inondation de déchets toxiques a atteint plusieurs villages, causant la mort de 4 personnes. La boue continue de s'étaler vers le Danube et de menacer l'écosystème. Le ministère roumain de l'Environnement « surveille en permanence » la qualité des eaux du Danube indique un communiqué de presse repris aujourd’hui par EVENIMENTUL ZILEI et ROMÂNIA LIBERĂ. Selon des experts consultés par le ministère, « aucun dépassement des valeurs maximales admises de polluants ne devrait être enregistrées d'ici mercredi après-midi sur le territoire roumain ». Mais « une catastrophe a déjà eu lieu, puisque le ruisseau Torna, dans lequel s'est déversée la boue, se jette dans la rivière Marcal, qui se déverse dans la Raab, laquelle est elle-même un affluent du Danube », a affirmé un responsable hongrois de la gestion des eaux (AGERPRES).
L’UDMR critique l’apparition d’un nouveau parti des ethnies magyares
Après l’annonce de Lazlo TOKES de créer un nouveau parti magyar « autonomiste », le leader du groupe parlementaire de l’Union magyare (UDMR) du Sénat, Andras FEKETE SZABO a déclaré que l’apparition d’un nouveau parti représentant les ethnies magyares serait au désavantage de la communauté magyare de la Roumanie. Selon lui, si les magyars souhaitent obtenir de « bons résultats », ils doivent rester unis (AZI). Selon l’analyste politique, Cristian PÂRVULESCU interrogé par ADEVĂRUL, « l’apparition d’un parti, qui profite de l’expérience et de l’image de TOKES, complique beaucoup les choses pour l’UDMR. C’est en fait, un grand défi pour cette formation. (…) L’UDMR a des solutions pour contrecarrer, mais dans ce contexte, elle pourrait être obligée de rester au gouvernement, pour continuer à avoir des ressources ». « TOKES est soutenu par le parti hongrois de droite et de centre-droit FIDESZ et le premier ministre magyar Viktor ORBAN, mais aussi par le Président Traian BĂSESCU, et ce point est encore sensible pour l’UDMR » conclut Cristian PÂRVULESCU.
France-Roumanie
« Hommage à Jean GENET à Paris » (ADEVĂRUL)
« Un siècle intoxiqué ; l’imaginaire des opiacés dans la littérature britannique et française du XIXème siècle », livre d’Andrada FATU-TUTOVEANU (DILEMATECA)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
