Vendredi 29 octobre 2010
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 29 OCTOBRE 2010
Loi sur l’éducation
La presse fait écho à l’engagement de la responsabilité du Gouvernement sur la loi de l’Education nationale hier au Parlement et note que l’acte normatif a encore deux obstacles a surmonter : une nouvelle motion de l’opposition et la décision de la Cour constitutionnelle. Selon GÂNDUL, l’engagement de la responsabilité donne à l’opposition une nouvelle occasion de destituer le Gouvernement. L’annonce de la nouvelle motion a été faite hier par les libéraux, le PSD s’est associé à cette démarche et le texte soutenu par les deux partis sera déposé aujourd’hui au Parlement. A part cette motion, l’entrée en vigueur de la nouvelle loi dépend aussi de la Cour constitutionnelle, saisie par l’opposition la semaine dernière et dont la décision est attendue la semaine prochaine. Les raisons de la contestation sont liées au fait que le Gouvernement avait interrompu le parcours législatif de la loi qui était débattue au Sénat, pour l’adopter par engagement de sa responsabilité.
« L’histoire, un troc du Gouvernement Boc » titre ADEVĂRUL, qui rappelle que la nouvelle loi de l’éducation stipule que l’histoire et la géographie de la Roumanie seront enseignées aussi dans les langues des minorités nationales. L’opposition accuse le pouvoir d’avoir cédé aux pressions de l’UDMR en échange du soutien de cette formation pour le gouvernement.
La presse fait le point sur les innovations apportées par la nouvelle loi. Les enseignants de l’école primaire avec une longue expérience, mais sans études universitaires, ne seront pas forcés de compléter leur éducation, écrit EVENIMENTUL ZILEI. Par contre, les titulaires d’un diplôme universitaire qui souhaitent aller dans l’enseignement devront suivre un mastère de pédagogie et un stage d’un an, annonce GÂNDUL. L’enseignement obligatoire passera de huit à dix classes et des limites d’heures de cours par semaine seront fixées pour chaque cycle.
L’Ambassade de France salue la nouvelle loi sur l’éducation
Les agences de presse ont repris le communiqué de l’Ambassade de France sur la nouvelle loi de l’éducation saluant la garantie qu’elle apporte au maintien de l’évaluation au baccalauréat et donc de l’enseignement de deux langues étrangères (AGERPRES, AMOS NEWS, RFI).
« L’ordonnance des crédits » critiquée par le FMI
GÂNDUL et EVENIMENTUL ZILEI font la une sur la condition invoquée par les représentants du FMI pour verser la septième tranche du prêt aux autorités roumaines d’un montant que 850 millions de lei : l’ordonnance gouvernementale 50/2010 ne doit pas s’appliquer de manière rétroactive. Le FMI « détruit » ainsi les espoirs de 4.5 millions de roumains titulaires de contrats d’emprunts bancaires qui espéraient voir leurs mensualités baisser par l’application de l’ordonnance. Les représentants de l’Autorité Nationale de Protection de Consommateurs ont déclaré pour EVENIMENTUL ZILEI que la position du FMI ne les dissuade pas dans leurs démarches pour convaincre les institutions européennes que l’ordonnance du gouvernement était conforme aux directives communautaires.
Traian BĂSESCU ne promulgue pas la loi diminuant la TVA
Le Président Traian BĂSESCU s’est engagé hier devant les représentants du FMI à ne pas promulguer les lois visant la réduction à 5% de la TVA pour les aliments et la non imposition des retraites inférieures à 2000 lei, adoptées la semaine dernière par « une erreur des parlementaires PDL ». Selon MEDIAFAX, la délégation du FMI n’a pas accepté les solutions proposées par le gouvernement pour couvrir le déficit entraîné par la mise en application des deux lois.
Interview avec Sebastian LĂZĂROIU
Dans une longue interview pour GÂNDUL, le conseiller présidentiel Sebastian LĂZĂROIU soutient que la motion de censure a été une diversion du PSD et accuse Victor PONTA d’avoir fait sortir les gens dans la rue même s’il savait que la motion n’allait pas passer. Selon LĂZĂROIU, le PSD ne voulait pas que la motion passe parce que le parti ne voudrait pas assumer le gouvernement pendant cette période difficile. Le conseiller affirme également que si cette motion avait passée, le Président Traian BĂSESCU aurait envisagé la possibilité de nommer un Premier Ministre de l’opposition.
PNL – PDL : réconciliation possible ?
Après l’échec de la motion de censure, Vasile BLAGA a évoqué son engagement pour une « amélioration des relations » entre les démocrates-libéraux et les libéraux, annonce EVENIMENTUL ZILEI. Certains libéraux n’excluent pas le scénario d’une telle alliance, surtout dans le contexte où le parti n’avait pas réussi à se mettre d’accord sur une formule de gouvernement avec le PSD avant le vote sur la motion de censure. Selon le journal, si le PSD continue d’augmenter dans les sondages jusqu’au niveau où il n’aura plus besoin du PNL pour former une majorité lors des prochaines élections, l’hypothèse d’une alliance est encore plus possible.
2011 : croissance modeste pour la Roumanie
Selon une estimation de la Banque européenne pour Reconstruction et de développement, la Roumanie aura l’année prochaine une croissance économique de 0.9%, la plus réduite de la région. Avec un baisse de 2%, la Roumanie est en 2010 parmi les seuls trois pays de l’Union européenne qui restent encore en récession, les deux autres étant la Grèce et la Lettonie (ROMÂNIA LIBERĂ).
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
