Vendredi 8 octobre 2010
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU VENDREDI 8 OCTOBRE 2010
Le Président Traian BĂSESCU renvoie la Loi sur les retraites au Parlement
« Je soutiens fermement l'égalité de chances et de traitement entre les hommes et les femmes mais force est de constater qu'en Roumanie la situation des femmes est plus difficile que celle des hommes », a déclaré Traian BĂSESCU. « J'ai donc renvoyé ce texte au Parlement avec la proposition de fixer l'âge de départ à la retraite pour les femmes à 63 ans », a-t-il souligné. ROMÂNIA LIBERĂ (RL) estime que la décision du Président est « d’une part, un camouflet pour le Gouvernement et le PDL et d’autre part, une manœuvre pour échapper à la suspension ». Le Président du PSD, Victor PONTA, tout en saluant le geste du chef de l’Etat, « ne cède pas pour autant » (RL). Il insiste pour que le PDL retire à Roberta ANASTASE sa fonction de présidente de la Chambre des députés, sinon, le PSD ne participera pas aux nouveaux débats portant sur la loi des retraites. Les libéraux, quant à eux, ont renoncé à la suspension, se mobilisant sur la motion de censure. Du côté du pouvoir, seul l’Union magyare (UDMR) a commenté « chaleureusement » les déclarations de Traian BĂSESCU » rappelant que l’amendement de ce dernier concernant l’âge de la retraite des femmes était l’une des propositions de l’UDMR (AGERPRES).
Tragédie à Craiova : un lycéen tué, un autre blessé
« Devenu au fil des années l’une des villes les plus dangereuses de Roumanie, Craiova ajoute aujourd’hui une tragédie supplémentaire à une liste extrêmement longue de violences, laissant toute une nation sous le choc» écrit GÂNDUL. Hier, un adolescent de 17 ans a été mortellement poignardé devant le lycée « Tudor Arghezi » de Craiova tandis que le camarade qui l’accompagnait, attaqué lui aussi d’un coup de couteau, a réussi à prendre la fuite. L’agresseur, un garçon âgé de 19 ans, a été arrêté deux heures après les faits. Selon les premières conclusions des enquêteurs cités par EVENIMENTUL ZILEI, la victime se serait disputée, il y a plusieurs jours, avec le frère de l’agresseur. Ce dernier a alors décidé de se venger. Le premier ministre Emil BOC a aussitôt envoyé Traian IGAŞ, ministre de l’Intérieur, à Craiova, afin de s’assurer que l’enquête se déroulait dans les meilleures conditions. Selon une étude récente réalisée par l’Organisation Mondiale de la Santé, à Bucarest, 1 élève sur 5 déclare avoir été agressé à l’école et plus de la moitié mentionne la violence comme étant un « problème permanent » (GÂNDUL).
Entretien avec l’Ambassadeur de France à Bucarest
ROMÂNIA LIBERĂ publie aujourd’hui un large entretien avec Henri PAUL, l’Ambassadeur de France à Bucarest. Le rédacteur en chef du quotidien a orienté ses questions sur la question des rapatriements des Roms de France. « Les sommes allouées à la Roumanie, issues des fonds européens, sont beaucoup trop petites par rapport à l’ampleur du problème » estime l’Ambassadeur qui d’autre part ajoute que le nombre des citoyens roms intégrés dans des programmes roumains est insuffisant : « Il est donc nécessaire d’avoir ’un vaste plan d’intégration et nous nous sommes déclarés disposés à aider la Roumanie afin de trouver des fonds européens dans ce but. J’ai récemment rencontré Monsieur MOCANU [secrétaire d’Etat chargé de l’insertion sociale des Roms-ndr], je lui ai proposé un expert français permanent et je lui ai aussi offert les services de l’Office Français pour l’Immigration. » précise l’Ambassadeur de France. Afin d’illustrer ses propos sur l’intégration sociale des Roms en Roumanie (« question aussi importante que les routes »), Henri PAUL explique qu’il faut en premier lieu améliorer « la situation du logement » : « nous constatons souvent que la première discrimination apparaît dans le domaine du logement et que cette population vulnérable habite souvent dans des conditions catastrophiques.» ; en second lieu, il faudrait, selon l’ambassadeur, aider les femmes romes car elles sont « un facteur d’intégration très important » et enfin, explique-t-il, « un troisième aspect concerne l’éducation, c’est « la principale difficulté que nous rencontrons actuellement (…) ce que nous souhaitons dire, c’est que les programmes d’insertion des Roms fonctionnent mais il faut quelqu’un pour les faire. »
Le redressement de l’économie en 12 orientations
Le Conseil des Investisseurs Etrangers (CIS) propose aux autorités un set d’actions (80 au total), parmi lesquelles 12 sont considérées comme étant des priorités. Le document rendu public hier est repris par GÂNDUL et EVENIMENTUL ZILEI. Selon Valentin LAZEA, chef économiste de la Banque Nationale de Roumanie, la mise en application directe de ce plan ferait augmenter le PIB de 11.6 % d’ici 2015. Autre effet important de l’application de ces mesures : 250 000 créations d’emploi, le tout pour un coût qui ne dépasserait pas les 0.7% du PIB. Parmi les mesures prioritaires citées par GÂNDUL se trouvent : la privatisation accélérée des sociétés d’Etat, des compagnies de sécurité qui améliorent le contrôle douanier, l’accueil du Championnat européen de Football en 2020 ou encore le programme « Première maison », étendu à la deuxième maison.
« Nous allons devenir minoritaires dans notre propre pays » : entretien avec Neagu DJUVARA
N’importe quelle occasion est bonne pour dialoguer avec Neagu DJUVARA et toute conversation avec ce dernier ne peut être qu’un événement intellectuel », écrit le journaliste d’ADEVĂRUL qui s’est entretenu avec le professeur et historien franco-roumain. Celui qui a vécu les moments les plus importants du XXème siècle parle comme personne d’autre des menaces réelles qui pèsent sur la Roumanie et attire l’attention, sans détour, sur les erreurs d’interprétation du présent. Ainsi, le départ des jeunes à l’Etranger, à la recherche d’un avenir meilleur, est dramatique selon Neagu DJUVARA : « Aujourd’hui, 45% des jeunes disent qu’ils veulent partir de Roumanie, c’est absolument dramatique ! Ils n’ont plus l’amour de ce pays qu’ils trouvent pitoyable depuis que la classe politique est devenue une sorte de couvercle en plomb. »
Hongrie-Roumanie : le flux toxique a atteint le Danube
Quarante-huit heures après la catastrophe écologique provoquée par un accident industriel en Hongrie, le flux toxique de boues rouges a atteint hier le Danube. Les autorités roumaines ont renforcé leur vigilance : « Nous prélevons des échantillons des eaux du Danube toutes les trois heures » a déclaré Adrian DRAGHICI, directeur de l'Administration nationale des eaux de Mehedinti, département du sud-ouest où le fleuve entre en territoire roumain. Selon lui, les résidus toxiques pourraient atteindre le secteur roumain du Danube samedi soir. « (...) si nous avons le moindre signal que les eaux du Danube sont polluées à leur entrée en Roumanie, nous appliquerons immédiatement des restrictions totales en ce qui concerne l'approvisionnement en eau de la population ». (ROMÂNIA LIBERĂ, ADEVĂRUL)
France-Roumanie
« Le Festival de Cannes fait une visite à Bucarest, avec Thierry FREMAUX (Directeur général du festival), des réalisateurs et plein d’autres choses (EVENIMENTUL ZILEI)
Ouverture de la 4ème édition de la Biennale des Jeunes Artistes au Palais Ştirbei de Bucarest (8 octobre-7 novembre) (CRONICA ROMÂNĂ)
« Penser l’Europe » : colloque international d’histoire (CRONICA ROMÂNĂ)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
