Jeudi 16 septembre 2010

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU JEUDI 16 SEPTEMBRE 2010

Les révélations de Sorin Ovidiu VÎNTU


Hier, devant les magistrats chargés de juger son appel en recours, Sorin Ovidiu VÎNTU (SOV) a fait des déclarations retentissantes que la presse du jour reprend largement. L’homme d’affaires soutient que son procès est « politique » : « Il est évident que nous n’avons pas affaire à un procès, mais qu’il s’agit d’un problème strictement politique et je regrette que les institutions de cet Etat soient prêtes à n’importe quoi pour satisfaire cet homme (Traian BĂSESCU – NDR). SOV a expliqué qu’à l’occasion du référendum de 2007 sur la destitution du président, ce dernier lui aurait demandé un soutien : « Nous avons convenu d’une série de principes pour moderniser la Roumanie. 9 plus exactement (…). J’ai constaté après (le referendum, ndr) que ce monsieur avait transgressé chacun des points que nous avions convenus. J’ai attiré son attention une fois, deux fois…. ». « Il m’a envoyé des émissaires pour m’acheter des parts dans le groupe de presse Realitatea media. Evidemment, j’ai refusé » a continué SOV. Les menaces ont commencé, j’ai continué de refuser (…). On a menacé d’exercer sur moi un blocage financier, mais j’ai refusé de vendre. Puis, il y a eu un contrôle fiscal de 8 mois à Realitatea TV. Toute cette histoire atteint son point culminant avec mon arrestation » a rapporté le magnat de la presse (ADEVĂRUL). La décision relative à son maintien en arrestation préventive ou sa libération sera connue aujourd’hui à 15h00 (PUTEREA).

Roms : le « scandale communautaire » se poursuit

Le terme est utilisé par le journal GÂNDUL qui titre « La grande puissance » française répond aux accusations de l’Union Européenne ». EVENIMENTUL ZILEI dresse quant à lui une rétrospective des faits qui ont commencé le 16 juillet 2010 avec la mort en France d’un jeune Rom tué par un gendarme après qu’il ait refusé de s’arrêter à un contrôle de routine. « Un simple fait divers » écrit le journal qui note qu’en seulement deux mois, la situation a radicalement changé : « la France se retrouve à rendre des comptes à l’Union Européenne (UE) et à l’Organisation des Nations Unies (ONU) sur la manière dont elle traite les Roms ». Après les propos tenus par la commissaire européenne à la Justice, Viviane REDING, condamnant la politique française, Nicolas SARKOZY, cité par des membres de son parti, a conseillé aux Luxembourgeois d'accueillir eux-mêmes des Roms chez eux. Le président français s'est attiré les foudres du ministre luxembourgeois des Affaires étrangères qui l'a accusé de « malveillance », tandis que le Président de l'exécutif européen, José Manuel BARROSO, a apporté son soutien à Mme REDING, relate EVENIMENTUL ZILEI.

Grève des policiers

Mécontents des réductions salariales et du manque de ressources dont leur profession souffre, les policiers ont décidé de ne pas contrôler la circulation, de ne pas patrouiller les rues et de renoncer aux amendes dans le cadre d’un mouvement de grève prévu lundi.

L’époque BASESCU est terminée selon Mircea CĂRTARESCU

Dans une interview accordée à l’OBSERVATOR CULTURAL et reprise aujourd’hui par GÂNDUL, l’écrivain raconte, parmi d’autres sujets, que c’est par hasard qu’il en est venu à commenter la politique de son pays, porté par « le désir » de s’éloigner du passé et de s’orienter « vers le monde démocratique et civilisé ». Mircea CĂRTĂRESCU explique qu’il a cru au libéralisme et « beaucoup », en deux hommes politiques – Emil CONSTANTINESCU et Traian BĂSESCU, qu’il considérait comme les représentants des forces qui s’opposaient « à la restauration du PSD ». Pour l’auteur du célèbre Orbitor, l’époque du président est achevée et Traian BĂSESCU terminera comme Emil CONSTANTINESCU, « prisonnier impuissant du système politique roumain, corrompu et misérable ». Mircea CĂRTĂRESCU ajoute qu’il ne croit plus en aucun homme politique roumain : « Depuis que je sais que Traian BĂSESCU ne peut plus rien changer en Roumanie, je n’ai plus jamais réussi à écrire avec la même assurance qui m’animait avant ».

Moldavie-Russie

EVENIMENTUL ZILEI annonce que Marian LUPU, le président du Parti Démocrate de Moldavie doit signer aujourd’hui à Moscou un accord de collaboration entre sa formation et le parti de la Russie Unie dirigé par le premier ministre Vladimir POUTINE.

Inauguration du centre technique RENAULT de Titu

Le Président Traian BĂSESCU a inauguré aux côtés de l’Ambassadeur de France, Henri PAUL et du Directeur général délégué aux opérations de RENAULT, Patrick PELATA, à Titu, le nouveau centre technique RENAULT. Celui-ci vient en complément des centres d’essais d’Aubevoye et de Lardy en France et sera principalement dédié à la mise au point des véhicules et de la mécanique issue de la plate-forme de la Logan. A cette occasion, le président roumain a déclaré que « la privatisation DACIA a été l’une des meilleures décisions prises par les gouvernements d’après 89 » et a remercié le groupe français « pour lui avoir offert la seule Duster « rouge feu » » (GÂNDUL)

Interview d’Herta MÜLLER

La lauréate du Nobel de littérature en 2009 a accordé, pour la première fois après la remise de son prix, une interview pour le journal ROMÂNIA LIBERĂ. L’écrivain allemand d’origine roumaine dit que ce n’est pas à elle de faire un procès à Radu TINU, un ancien adjoint de la Securitate (police secrète), qui a reconnu avoir installé des micros chez elle avant 1989. « Il ne s’agit pas seulement de moi et de justice, il s’agit de personnes qui ont tué et qui n’ont jamais rencontré de problème en Roumanie » explique Herta MÜLLER qui ajoute qu’elle ne pourrait pas retourner en Roumanie comme elle retournerait chez elle, car ici, on lui a « claqué la porte au nez » et parce que dans sa ville, Timişoara, « il y a les mêmes personnes sur lesquelles je sais beaucoup trop de choses et ce ne serait pas agréable. Et de ça, je peux me protéger » déclare l’auteur de La Convocation.

France-Roumanie

« Mardi avant Noël », le film de Radu MUNTEAN, après sa première au Festival de Cannes, arrive sur les écrans roumains à partir du 17 septembre (GÄNDUL)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.