Lundi 27 septembre 2010

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU LUNDI 27 SEPTEMBRE 2010

L’Ambassadeur de France, invité spécial de l’émission « 20 ans après » (PRO TV)


Après Sebastian VLĂDESCU (ancien Ministre des finances), la semaine dernière, c’est Henri PAUL, l’Ambassadeur de France en Roumanie qui était l’invité de l’émission « 20 ans après », diffusée hier matin sur la chaîne PRO TV. Cristian LEONTE, le modérateur de l’émission et les journalistes Claudiu PANDARU (rédacteur en chef de GÂNDUL) et Cristian HOSTIUC (directeur éditorial de ZIARUL FINANCIAR) ont invité l’Ambassadeur à discuter du sujet des Roms expulsés de France, mais aussi de thèmes politiques et économiques. La presse du jour consacre de larges espaces à cette intervention. Tandis que ROMÂNIA LIBERĂ fait de l’une de ses déclarations sa citation du jour : « Il y a une chose très importante que doit faire le gouvernement roumain: payer ses dettes, les arriérés. Selon moi, c’est le meilleur instrument de redressement économique. Parce que nous parlons de mesures anticrises, la meilleure mesure anticrise qui pourrait être prise serait de payer ses dettes vis-à-vis des entreprises », ADEVĂRUL, GÂNDUL et EVENIMENTUL ZILEI centrent leurs articles sur la question des Roms. Selon Henri PAUL, en France, les Tsiganes ne sont pas des tsiganes, ce sont des citoyens roumains, pour la simple raison que la France ne reconnait pas le critère ethnique. «La notion de citoyen européen n’existe pas (…) Chaque pays doit s’occuper de ses propres citoyens » a déclaré l’Ambassadeur, ajoutant que « la France était le premier pays qui a dit, sans hypocrisie, que nous étions face à un problème ». MEDIAFAX ajoute que le diplomate français a déclaré sur le plateau avoir demandé l’aide des sociétés françaises établies en Roumanie en ce qui concerne l’intégration des Roms et a précisé qu’il était satisfait de la réponse qu’il avait reçue. « Les sociétés françaises de Roumanie ne font pas de différence à l’embauche (entre Roumains et Roms) et sont très satisfaites du travail de leurs employés » a affirmé le diplomate.

Traian BĂSESCU a renoncé à la protection de la police et de la gendarmerie

Le président Traian BĂSESCU a décidé de renoncer à la protection de la police après la manifestation de policiers devant le palais présidentiel de vendredi dernier, annonçait la presse de fin de semaine, s’appuyant sur des sources officielles. « L'Inspectorat général de la police a été informé par le ministère de l'Intérieur que les structures de la police nationale ne faisaient plus partie du dispositif d'escorte du président de la Roumanie », a fait savoir un communiqué de la police. Le Chef de l'Etat a pris cette décision suite à la marche non autorisée, vendredi, de 5.000 policiers, pendant laquelle ces derniers ont scandé des slogans injurieux à son adresse. EVENIMENTUL ZILEI précise que peu de temps après que le Chef de l’Etat eut annoncé qu’il ne souhaitait plus bénéficier des services de la police, le premier ministre Emil BOC a pris « verbalement » une décision similaire. Dimanche, Traian BĂSESCU a fait une déclaration de presse dans laquelle il a précisé les raisons de sa décision : « L’infraction à la loi s’est faite en portant l’uniforme et les symboles de l’Etat roumain. La chose la plus grave parmi les illégalités commises par des policiers est qu’ils ont sapé l’autorité de l’Etat et les institutions de l’Etat » a dit le Président qui a d’autre part demandé au gouvernement de « résoudre immédiatement les problèmes de discipline du Ministre de l’Intérieur ».


DERNIERE MINUTE : Vasile BLAGA a présenté sa démission d’honneur

Le Ministre roumain de l’Intérieur a précisé qu’il s’agissait d’une démission d’honneur alors que le MAI se trouvait dans un moment extrêmement important tant pour l’institution, que pour la Roumanie – mentionnant l’adhésion à l’espace Schengen – et qu’aucune suspicion ne devait planer sur le ministère. « En ce qui concerne le meeting des policiers, je maintiens totalement mon point de vue, les policiers ont le droit de protester, mais dans un cadre strictement légal. Ceux qui ont fauté doivent assumer leurs responsabilités, en conformité avec la gravité des actions qu’ils ont commises » (HOTNEWS). AGERPRES annonce également que les chefs de la Gendarmerie et de la Police nationale ainsi que le Chef du département d’ordre et de sécurité publique, Dan Valentin FĂTULOIU, ont donné leur démission.

Le grand nettoyage de la Roumanie a eu lieu

Selon GÂNDUL, environ 150 000 bénévoles (soit 0.7 % des Roumains) ont participé à l'opération à travers le pays. Ils étaient 11 000 à Bucarest et Ilfov. Plus de 3.000 gendarmes et 400 détenus ont participé à la campagne nationale de ramassage des déchets. Les organisateurs ont conçu une carte contenant plus de 6.500 endroits suffoquant sous les ordures et il a fallu environ 180 000 sacs, selon ROMÂNIA LIBERA, pour les recueillir.

Tensions entre les ministères de l’environnement et de l’agriculture

Le ministre de l’environnement, Lazlo BORBELY a signé une note par laquelle il interdit les cultures génétiquement modifiées pour une période d’au moins 5 mois, mais le ministre de l’agriculture, Valeriu TABĂRĂ s’oppose avec véhémence à cette initiative, écrit EVENIMENTUL ZILEI qui précise que Monsieur TABARA est « un ancien collaborateur de la société Monsanto, le plus grand producteur d’organismes génétiquement modifiés dans le monde ». Selon Valeriu TABĂRĂ, cette mesure ferait de la Roumanie le cancre de l’Europe dans le domaine de l’agriculture, niant cependant l’existence d’un éventuel conflit d’intérêts. Le journal rappelle que la nomination par le premier ministre de Valeriu TABĂRĂ aux fonctions de ministre de l’agriculture a été contestée dès le début par plus de 70 organisations non-gouvernementales qui accusaient l’actuel ministre d’avoir des relations « d’affaires » avec le producteur américain Monsanto.

Pourquoi l’UDMR reste « encore » au gouvernement ?


La question est soulevée aujourd’hui par ROMÂNIA LIBERĂ (RL) et PUTEREA. Selon le premier quotidien, « le leader de l’Union magyare (UDMR), pressé par les critiques, a averti que la « dérive » du PDL soulevait la question du retrait de son parti du gouvernement ». Au cours d’une réunion avec sa formation politique, Bela MARKO, le vice-premier ministre UDMR, s’est vu obligé d’expliquer les raisons pour lesquelles il existait « encore » une coalition avec le parti « exploiteur » et avec le président « antipopulaire », reconnaissant que son parti ne pouvait pas accepter « la dérive permanente, les doutes, les départs, les mauvais votes ». Le parti, explique le journaliste, attend encore la nouvelle loi sur l’éducation (incluant la décentralisation de l’enseignement) et celle relative au statut des minorités, actuellement bloquée au parlement. Un représentant UDMR a déclaré pour RL que tant que le PDL respectera le programme de gouvernement, l’UDMR soutiendra le gouvernement. D’autres voix de l’UDMR sont cependant moins nuancées, ainsi, Gyorghi FRUNDA qui avertit que l’UDMR court « un danger » en restant auprès du PDL.

France-Roumanie

« Ces amours-là » de Claude LELOUCH entre les mains du hasard (JURNALUL NAŢIONAL)

Inauguration de la première maison de papier, devant le Musée du Paysan roumain, un projet soutenu par l’Ambassade de France en Roumanie (SUPLIMENTUL DE CULTURA)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.