Mercredi 29 septembre 2010

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU MERCREDI 29 SEPTEMBRE 2010

Réforme de la justice : orientations à suivre avant la réévaluation de la Commission européenne


La presse rapporte la réunion d’hier entre Traian BĂSESCU et une partie des membres du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). à la demande du Président qui avait contesté les problèmes soulevés par le dernier Rapport sur la justice de juillet dernier. « Pour avoir la certitude que le Mécanisme de Coopération et de Vérification ne va pas nous attirer des problèmes dans le cadre de notre adhésion à l’espace Schengen, prévu en mars 2011, il faudrait que nous trouvions une formule pour y répondre positivement » a affirmé le Président. GÂNDUL et EVENIMENTUL ZILEI énumèrent les 5 « mesures » sensibles que doit assurer le Conseil Supérieur de la Magistrature : initier une analyse indépendante de la performance du système judiciaire ; assurer une transition simple et correcte vers un nouveau Conseil Supérieur de la Magistrature, respectant les exigences de la loi concernant l’éligibilité des candidats ; réviser les compétences de la Haute Cour de Cassation et de Justice ; publier la jurisprudence des instances et faciliter son accès dans une base de données simplifiée et efficace ; et enfin, introduire une évaluation annuelle portant sur la performance de l’Inspection Judiciaire.

Affiliation de Teodor BACONSCHI au PDL

Selon ADEVĂRUL, le Ministre des Affaires étrangères s’est inscrit au PDL pour constituer une plateforme chrétienne-démocrate avec laquelle il se présentera au prochain Congrès du parti. Pour GÂNDUL, cette plateforme est destinée a faire cohabiter les « poids lourds » du PDL, comme Vasile BLAGA, Adriean VIDEANU et Radu BERCEANU, et de « nouvelles forces vives ». L’objectif de la venue de Teodor BACONSCHI au PDL est double : à court terme, rénover l’image du parti, actuellement en chute dans l’opinion publique ; à long terme, le préparer en tant que futur candidat aux élections présidentielles, une possibilité annoncée par Train BĂSESCU il y a une semaine. ADEVĂRUL publie une large interview du ministre qui parle de son projet de réforme du parti, lequel passera par une réorientation vers l’électorat centre-droit. « Il n’existe pas de sauveurs du Peuple, il existe seulement des voies différentes pour cultiver les biens communs. Moi je ne veux pas entrer en politique pour diaboliser les leaders des autres partis. Je pense que le PDL doit devenir un parti de centre-droite populaire. » explique Monsieur BACONSCHI.

Coopération entre la Roumanie et la Hongrie pour l’intégration des Roms

ROMÂNIA LIBERĂ annonce que la Roumanie et la Hongrie ont décidé de créer un mécanisme bilatéral sur le thème de l’inclusion sociale de la population Rom, dans le cadre des consultations qui ont eues lieu à Budapest entre le secrétaire d’Etat roumain Bogdan AURESCU et son homologue hongrois. Selon le Ministère des Affaires étrangères, les deux pays sont tombés d’accord sur la nécessité d’une approche commune au niveau européen. 

Le Service roumain d’aide médicale d’urgence fête ses 20 ans

En 1990, l’invention du SMURD (le SAMU roumain) à Târgu Mureş par le docteur Raed ARAFAT, actuellement sous-secrétaire d’Etat au ministère de la Santé, ressemblait à un projet de « science-fiction ». Malgré les opposants qu’il a rencontrés sur son chemin, parmi lesquels Sorin OPRESCU, l’actuel maire de Bucarest, qui avait qualifié Raed ARAFAT d’« ayatollah de la médecine d’urgence », le SMURD est apparu 11 ans après à Bucarest. Il dessert actuellement 35 départements et a sauvé jusqu’à présent des milliers de vies, démontrant ainsi que la médecine roumaine peut, elle aussi, se moderniser. En 1990, relate ROMÂNIA LIBERĂ, « année où la médecine roumaine d’urgence était des plus rudimentaires, le médecin roumain d’origine palestinienne, Raed ARAFAT lançait la première unité de ce que l’on nomme aujourd’hui le SMURD (…) Aujourd’hui, le service fonctionne 24 h / 24 h, avec 170 équipes dédiées aux soins d’urgence, 24 aux soins intensifs, 8 aux interventions néo-natales, il dispose de 3 hélicoptères et de 5 voitures d’intervention pour les catastrophes. »

Interview d’Andrei PLEŞU


EVENIMENTUL ZILEI publie une interview d’Andrei PLEŞU, écrivain, philosophe et recteur du New Europe College de Bucarest. L’intellectuel roumain parle pour la première fois de son refus de travailler, en 1983, pour la radio Europe Libre et de sa relation avec la police secrète roumaine (Securitatea). Le journaliste questionne également Monsieur PLEŞU sur les fonctions qu’il a détenues après 1990, comme ministre de la Culture du Président Ion ILIESCU, et comme ministre des Affaires étrangères du Président Emil CONSTANTINESCU,  mais aussi avec Traian BĂSESCU, en tant que conseiller présidentiel. « Au chapitre « présidents », je n’ai pas trop eu de chance », affirme-t-il, avant de confier son point de vue sur l’actuel Président : « Il manifeste une certaine tendresse pubère envers tout ce qui porte l’uniforme. Une sorte d’esprit du collectif…, il aime les uniformes, il aime la discipline, il aime le style militaire. Pour lui, la patrie, c’est le drapeau, l’hymne, l’uniforme. »

France-Roumanie

« Terre des affranchis », roman écrit en français par la roumaine Liliana LAZAR, publié aux éditions GAÏA, récompensé par le Prix des cinq continents de la Francophonie  (AGERPRES)

« Les fermiers français instruits par les survivants roumains » : stage pratique dans des fermes écologiques roumaines » (ROMÂNIA LIBERĂ)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.