Mercredi 8 septembre 2010
<!-- /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal h1 p.MsoBlockText, li.MsoBlockText, div.MsoBlockText @page Section1 div.Section1 --> REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU MERCREDI 8 SEPTEMBRE 2010
Droits d’auteur : le gouvernement fait marche arrière
Sous le titre, « Le gouvernement change le changement : les auteurs ne paieront pas de taxes supplémentaires », GÂNDUL consacre sa une au nouveau projet de loi relatif aux droits d’auteur. Les contributions sociales des personnes rémunérées sur les droits d’auteur et conventions civiles reviennent à 16.5 % (et ne doublent pas comme annoncé précédemment). D’autre part, ce sont les employeurs de ces derniers qui seront obligés de déposer les déclarations et de virer l’argent à l’Etat. Le nouveau ministre du travail, Ioan-Nelu BOTIŞ a déclaré publiquement qu’il regrettait l’attente interminable et le chaos administratif à laquelle des dizaines de milliers de contribuables ont été soumis il y a deux semaines.
Le PDL se raccroche à l’UNPR au risque de semer le désordre au sein de la Chambre des députés
Selon ADEVĂRUL, le PDL essaie de gagner la majorité dans les « points névralgiques » du Parlement avec l’aide de l’UNPR (Union Nationale pour le Progrès de la Roumanie - groupe des Indépendants). La première étape de la bataille s’est déroulée hier à la Chambre des Députés, où la présidente, Roberta ANASTASE (PDL) a « forcé la validation d’un projet plaçant l’indépendant Eugen NICOLICEA dans la Commission de Règlement de la Chambre » (ROMÂNIA LIBERĂ). Le PSD et le PNL ont alors quitté la salle, invoquant un article du Règlement de la Chambre selon lequel les nominations dans les commissions parlementaires se distribuaient sur la base de la configuration politique qui résulte des élections. Concrètement, cela signifie que l’UNPR qui n’a pas participé au scrutin de 2008 n’a pas le droit d’accéder à ces Commissions. Invoquant l’absence des sociaux-démocrates, Roberta ANASTASE en a profité pour retirer de l’ordre du jour la motion simple déposée par le PSD et le PNL contre le ministre de l’Agriculture. Ces derniers ont annoncé qu’ils allaient demander la suspension de Roberta ANASTASE à la Commission juridique.
Intégration des Roms
ROMÂNIA LIBERĂ s’appuyant sur un communiqué officiel envoyé par Bruxelles signale que la Commission européenne a créé un groupe de travail responsable de la situation des Roms, dont la mission sera de vérifier la manière dont les Etats membres utilisent les fonds destinés à l’intégration des membres de cette communauté. Formé de représentants de haut rang, issus des départements de la Commission européenne, il analysera le mode selon lequel les Etats membres respectent l’appel lancé par l’Exécutif communautaire en avril dernier, visant la création de programmes concrets pour intégrer les Roms et il rapportera ses résultats à la Commission, au Parlement de l’Union Européenne et au Conseil.
Vers la fin des publicités dans les grandes villes de Roumanie ?
EVENIMENTUL ZILEI annonce que les panneaux et affiches publicitaires pourraient disparaître de la façade des immeubles, des bâtiments-historiques et dans les parcs sur la base d’un projet de loi élaboré par le ministère du tourisme. La publicité serait également interdite dans les zones se trouvant à moins de 100 mètres des écoles et des lieux de culte. Le président de l’association « Sauvez Bucarest » considère que l’initiative est bienvenue dans la mesure où Bucarest « suffoque » sous le poids des réclames et que les rues du quartier historique ont été « enlaidies » par les publicités.
Des immeubles à la place d’un Musée
Le Musée de l’Aviation de Bucarest (fondé en 1990), unique en son genre en Roumanie, va céder la moitié de sa surface à un quartier d’immeubles gérés par l’ANL (Agence Nationale pour le Logement). Le Musée est situé dans le secteur 2 de la capitale et se trouve sous la subordination du Ministère de la Défense. ADEVĂRUL précise que son ministre, Gabriel OPREA et sa collègue du Tourisme, Elena UDREA sont à la base de ce projet. Le Musée de l’Aviation a accumulé un patrimoine qui inclut plus de 100 aéronefs civils et militaires, des tours et missiles anti-aériens… regroupés en 34 collections. Les archives Henri Coanda (ingénieur aéronautique roumain, pionnier de l’aviation mondiale) comptent parmi les objets de patrimoine de très grande valeur du Musée. Malgré les protestations de l’opinion publique, le gouvernement a validé le démembrement du Musée.
Le théâtre Odéon en procès avec les héritiers des Ceauşescu
Les héritiers du dictateur ont porté plainte contre le Théâtre Odéon de Bucarest pour transgression du « droit de marque » dans le spectacle « Les dernières heures de Nicolae Ceauşescu », une reconstitution du procès du couple de 1989. A la veille de la première audience, EVENIMENTUL ZILEI dresse une rétrospective de l’affaire et fait parler les avocats des deux parties, précisant que la décision des héritiers des CEAUŞESCU survient après que ces derniers aient averti le Théâtre Odéon qu’il devait cesser les représentations. « Les dommages et intérêts demandés sont de 1 leu. Il s’agit d’une question d’honneur, et non d’argent, mais cela peut aussi servir d’exemple aux Roumains qui doivent apprendre à respecter la loi » explique l’avocat des Ceauşescu. La directrice de l’Odéon, Dorina LAZAR se déclare stupéfaite qu’un simple acte de culture puisse générer un procès.
Herta MÜLLER, Prix Nobel de Littérature, attendue en Roumanie
A l’approche de la venue à Bucarest d’Herta MÜLLER, ADEVĂRUL consacre une page à l’écrivain allemand d’origine roumaine, lauréate du prix Nobel de littérature en 2009. Les 27 et 28 septembre prochains, Herta MÜLLER dialoguera avec le philosophe Gabriel LIICEANU à l’Athénée et lancera ses deux derniers livres traduits en roumain et publiés aux éditions Humanitas, « La convocation » et « Le Bascule du souffle ». Menacée par la Securitate (police secrète roumaine sous l’ère communiste), l’écrivain a quitté la Roumanie en 1989.
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
