Vendredi 3 septembre 2010

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU VENDREDI 3 SEPTEMBRE 2010

Le remaniement ministériel au cœur de la presse


« Les secrets du remaniement – Băsescu se sent « provoqué », Boc agite la liste des ministres qui partent » (GÂNDUL) ; « BERCEANU et VIDEANU, le prix de l’armistice entre BĂSESCU et BOC » ; « Le grand règlement de compte : lutte difficile au PDL » ; « Le remaniement sauvera-t-il BOC ?» ; « Elena UDREA et les réformistes PDL ont brisé la triplette BVB – BERCEANU, VIDEANU, BLAGA » (ROMÂNIA LIBERĂ) sont quelques uns des titres de la presse du jour consacrée en grande partie aux remaniements ministériels rendus publics hier soir par le premier ministre Emil BOC.

6 ministres remerciés…

Le premier ministre Emil BOC a annoncé, jeudi soir, après la réunion du Collège Directeur du PDL, la liste des ministres remaniés et ses propositions de remplaçants (AGERPRES). Emil BOC a remercié publiquement et, tel qu’il l’a dit, « sans la moindre dose d’hypocrisie » les ministres Sebastian VLĂDESCU (Finances), Mihai ŞEITAN (Travail), Mihai DUMITRU (Agriculture), Radu BERCEANU (Transports), Adriean VIDEANU (Economie) et Gabriel SANDU (Communication).

…et 6 remplaçants proposés par Emil BOC et nommés par Traian BĂSESCU

Le président Traian BĂSESCU a signé vendredi matin les décrets de nomination des six nouveaux ministres : Gheorghe IALOMIŢIANU (Finances) est expert-comptable, député PDL et membre de la Commission des Finances de l'Assemblée ; Ion ARITON (Economie) est sénateur PDL, ancien préfet de Sibiu ; Ioan-Nelu BOTIŞ (Travail) est député PDL de Bistriţa, vice-président de la Commission pour le travail et la protection sociale ; Anca BOAGIU (Transports) est sénatrice PDL, proche du président BĂSESCU ; Valeriu TABĂRĂ (Agriculture) est député PDL de Timiş ; Valerian VREME (communication) est député PDL de Bacău.

Les réactions politiques face aux changements du gouvernement

Selon plusieurs journaux (GÂNDUL, ROMÂNIA LIBERĂ, EVENIMENTUL ZILEI), Emil BOC  a dans un premier temps proposé un remaniement « soft » au président Traian BĂSESCU, soit le départ de 4 ministres : ŞEITAN, DUMITRU, SANDU et VLĂDESCU. Selon PUTEREA, le président aurait fait pression sur Emil BOC pour que ce dernier sacrifie 2 « poids lourds » : Radu BERCEANU et Adriean VIDEANU.
Mihai ŞEITAN a déclaré n’avoir rien à se reprocher même s’il lui restait encore beaucoup de choses inachevées qu’il aurait souhaitées mener jusqu’au bout. Sebastian VLĂDESCU a précisé que selon lui cette décision de remaniement est exclusivement politique et qu’il ne la comprend pas : « Je vous l’ai déjà dit plusieurs fois, Monsieur Emil BOC n’a rien à me reprocher. Je suppose que c’est une décision politique. De mon point de vue, c’est une erreur » (GÂNDUL). Le premier vice-président PDL Adriean VIDEANU a déclaré, jeudi soir, qu’il avait informé le président et le premier ministre dès les mois de février-mars de son intention de démissionner : « J’ai demandé au premier ministre de prendre en compte le fait que je souhaitais m’occuper uniquement du parti ainsi que ma disponibilité dans cette perspective» (EVENIMENTUL ZIILEI).

Interview de Mihai GHIMPU

Tandis que PUTEREA s’interroge : « Quel président mérite la Moldavie ? », EVENIMENTUL ZILEI publie une interview du président moldave intérimaire. Sur le fond des dissensions qui divisent la coalition de Chişinau (AIE), Mihai GHIMPU attire l’attention sur le fait que les partis au sein de l’Alliance pour l’Intégration Européenne (AIE) doivent canaliser leur énergie contre l’ennemi commun qu’est le communisme. Le président moldave explique également que le referendum de dimanche (consacré à la procédure d’élection du président) n’est qu’un pas vers une réforme constitutionnelle profonde.

L’affaire Vanghelie-Lahovary refait surface

En juin, ADEVĂRUL révélait que le caveau conçu pour la famille de l’ancien ministre des Affaires Etrangères, Iacob LAHOVARY (décédé en 1907), abritaient deux parents de Marian VANGHELIE (actuel Maire du secteur 5 de Bucarest). Devant l’intention de Constantin LAHOVARY, le descendant de la prestigieuse famille, de déposer une plainte contre le Maire du secteur 5, ce dernier avait accepté de renoncer au caveau de la famille LAHOVARY. Trois mois plus tard, le même journal se basant sur les déclarations de l’avocat de la famille lésée annonce que Marian VANGHELIE n’a pas tenu ses promesses. D’autre part, les juristes engagés par Constantin LAHOVARY ont commencé les démarches afin de classer en monument historique la chapelle occupée abusivement par Marian VANGHELIE.

Le prix de la rentrée scolaire

A deux semaines de la reprise de l’école en Roumanie, les journaux soulignent que cette année, l’éducation coûte plus chère que les années précédentes. Sur fond de crise économique, « envoyer son enfant à l’école signifie faire des sacrifices énormes pour les parents, l’éducation devenant alors un produit de luxe » écrit EVENIMENTUL ZILEI. Selon une étude réalisée par l’ONG « Sauvez les enfants », un parent d’élève doit dépenser en moyenne 1500 lei (~355 euros) par an en fourniture, vêtements, garderie ou encore cadeaux offerts aux professeurs. Or l’Etat accorde 966 lei (230 euros) pour les frais de scolarité des enfants. C’est dans ce contexte que le gouvernement a décidé mercredi d’instituer un seul type d’aide aux familles en difficulté. Suite à cette décision, explique ADEVĂRUL (édition de jeudi), 100 000 familles qui recevaient une allocation complémentaire perdront ces droits car le plafond maximum des revenus ouvrant à ces allocations est réduit : de 470 lei (112 euros), il passe à 370 lei (89 euros) par personne.

France-Roumanie

Une roumaine dans « l’enfer » de CLOUZOT : à l’occasion du succès du documentaire « L’enfer d’Henri-Georges Clouzot » co-réalisé par la française d’origine roumaine Ruxandra MEDREA (ROMÂNIA LIBERĂ)

Push : spectacle de danse avec Sylvie GUILLEM au Théâtre National de Bucarest le 22 octobre (TIME OUT)

3 étoiles pour Persepolis, bande-dessinée de Marjane SATRAPI traduite et publiée aux éditions Art-Jumatatea plina (TIME OUT)

3 étoiles pour La disparition de Richard Taylor , roman d’Arnaud CATHRINE traduit et publié aux éditions Vellant (TIME OUT)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.