Lundi 29 août 2011

Le marché du CO2 roumain suspendu

La Roumanie va perdre des centaines de millions d’euros, suite à la décision (dimanche) du comité de conformité du protocole de Kyoto de retirer ce pays du processus de transaction des quotas d'émissions de CO2. Les certificats d’émissions de carbone peuvent être vendus vers d’autres pays or la Roumanie a un surplus de 300 millions de certificats car elle a moins pollué que ce qu’il était prévu dans le protocole de Kyoto. La Roumanie ne va plus pouvoir valoriser ces certificats, car le rapport de l’inventaire national d’émissions de carbone de 2010 est incomplet selon le comité (RFI). Cette suspension constitue un coup dur pour le gouvernement roumain qui comptait obtenir un profit de 1,5 milliard d'euros de la vente de ces certificats, selon les chiffres donnés par le ministre de l'environnement, Laszlo BORBELY, en décembre 2010. Cette somme aurait notamment servi à réduire le déficit budgétaire. Vendredi, le premier ministre Emil BOC a déclaré qu’il allait demander la démission du directeur de l’Agence nationale pour la protection de l’environnement si la Roumanie était condamnée : « Je veux voir des têtes tomber si une telle décision est prise à l’encontre de la Roumanie. Les coupables doivent payer » a déclaré le Premier ministre (TVR 1, EVENIMENTUL ZILEI).

ROŞIA MONTANA : Sebastian VLĂDESCU engagé en tant que consultant

Selon ZIARUL FINANCIAR, Sebastian VLĂDESCU, ancien ministre des finances, est devenu consultant de la compagnie canadienne Gold Corporation dans le cadre de la réalisation du projet d’exploitation aurifère ROŞIA MONTANA, sur les questions de fiscalité et de propriété. « J’ai soutenu dès le départ ce projet. Avec un peu de chance, il pourrait devenir opérationnel dès 2015 et contribuer à hauteur de 1% au PIB » a déclaré l’ancien ministre au journal.

Aides au chauffage pour le « consommateur vulnérable »

Les nouvelles mesures introduites dans le projet d’ordonnance du gouvernement relatif aux aides accordées pour le paiement des factures de chauffage sont présentées dans la plupart des journaux de ce jour. « Beaucoup plus de pauvres vont recevoir l’aide au chauffage » (EVENIMENTUL ZILEI) ; «  Les aides au chauffage, seulement pour les pauvres » (ADEVĂRUL) ; « Les subventions pour les factures de chauffage font froid dans le dos » (JURNALUL NAŢIONAL). Pour l’hiver 2011-2012, ces aides seront accordées au « consommateur vulnérable », c’est-à-dire celui que ne peut maintenir dans son foyer une température minimale de 21 degrés et dont le revenu net moyen mensuel est de 786 lei (~ 185 euros) dans le cas des familles et de 1082 lei (~ 255 euros) dans le cas d’une personne seule. Le ministère du travail, Sebastian LĂZĂROIU, a ajouté quelques critères supplémentaires : les bénéficiaires ne devront pas posséder plusieurs propriétés ou biens (bijoux, appareils électroménagers en double…) qui ne sont considérés de stricte nécessité, ni avoir plus de 3000 lei sur leur compte bancaire. « L’hiver dernier l’Etat mettait dans la poche de chaque roumain, 750 lei pour le chauffage, qu’il le veuille ou non, qu’il soit riche ou pauvre. Cette année, seuls les consommateurs dits vulnérables recevront un soutien de l’Etat a déclaré Monsieur LĂZĂROIU, qui espère ainsi économiser 500 millions de lei sur le budget.

Baia Mare-Roms : la Roumanie accusée de discrimination par des ONG

Le Maire de Baia Mare a déclaré à un quotidien local que ses projets consistant à démolir les baraquements des Roms sans papier allaient débuter la semaine prochaine « au plus tard ».  Des centaines de Roms pourraient se retrouver sans logement. « Une nouvelle fois, les autorités roumaines pratiquent une discrimination à l’égard des membres de la communauté rom » a déclaré Jezerca TIGANI, directrice adjointe du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International. « Evacuer des gens qui n’ont pas une adresse enregistrée à Baia Mare est une mesure punitive, qui vise délibérément ceux qui n’ont pas de résidence officielle. Le maire de Baia Mare doit arrêter immédiatement ses plans » demandent les ONG Amnesty International, Romani CRISS  et Chances égales dans un communiqué de presse rendu public vendredi (ROMÂNIA LIBERĂ, ADEVĂRUL, EMARAMURES.ro).

La République de Moldavie :  après vingt ans d’indépendance


A l’occasion des vingt ans de l’indépendance de la République de Moldavie, ROMÂNIA LIBERĂ publie un entretien avec Dan DUNGACIU, le directeur de l’Institut des sciences politiques  de l’Académie roumaine et ancien conseiller présidentiel du Président moldave, Mihai GHIMPU. Le sociologue rappelle une résolution du Sénat américain du 28 juin 1991 qui encourageait l’administration de Washington à soutenir les efforts du gouvernement moldave dans le sens d’une réunification de la République de Moldavie et de la Roumanie. Selon Dan DUNGACIU, « il y a vingt ans une union basée sur l’enthousiasme et les nostalgies historiques aurait été possible. Nous ne  nous connaissions pas mais nous étions enthousiastes. Entre temps, nous avons appris à nous connaître et nous ne nous sommes pas beaucoup aimé, c’est pourquoi, je crois que si cela venait à se produire, il s’agirait d’une action purement pragmatique, non pas au nom de l’histoire mais au nom du passeport européen ».  

France-Roumanie

« Qui dirigent l’industrie du ciment en Roumanie? » : présentation des grands producteurs de ciment installés en Roumanie, parmi lesquels LAFARGE Ciment  (ZIARUL FINANCIAR)

« Le Festival Jazz à la Villette » (ADEVĂRUL)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.