Mardi 30 août 2011
Traian BĂSESCU à Roşia Montana
Le président Traian BĂSESCU effectuait hier une visite à Roşia Montana, où il a discuté avec les représentants de la compagnie minière qui devrait extraire l’or de cette région. Au cours de sa visite, des militants pro et contre se sont opposés, nécessitant l’intervention des gendarmes (REALITATEA TV). « Je soutiens le projet non de maintenant, non d’aujourd’hui, mais d’hier, j’étais déjà ici pendant ma campagne électorale » a déclaré le Chef de l’Etat. Il a ajouté qu’il fallait éviter les « déclarations incendiaires » au sujet de la quantité de cyanure qui serait présente dans l’eau, à la suite des exploitations aurifères de la région. « Je vais être sincère avec vous, j’apprécie votre intention de partir sur 5 milligrammes par litre, mais nous devons regarder les standards européens, qui nous obligent à être en 2018 à 10 milligrammes » a expliqué le Président aux représentants de la compagnie. EVENIMENTUL ZILEI rappelle que le ministre de l’environnement, Laszlo BORBELY, avait demandé à la compagnie de faire passer la quantité de cyanure par litre d’eau sous la barre des cinq milligrammes. Traian BĂSESCU a également suggéré à la compagnie d’informer la population sur ce projet par l’intermédiaire des télévisions. Enfin, il a rappelé que ce projet créerait de nombreux emplois, expliquant que l’or était important mais qu’en dehors de l’or : « les emplois représentent une main en or ». Selon ROMÂNIA LIBERĂ, le Premier ministre Emil BOC a réaffirmé vendredi dernier qu’il n’était pas un « fan » du projet Roşia Montana et que le contrat, en défaveur de l’Etat, devait être « revu », soulignant également qu’il attendait que des spécialistes lui disent si l’avis de la commission européenne était nécessaire au démarrage du projet.
Marian TUTILESCU : « Les infractions commises par les citoyens roumains en France vont se résoudre »
Marian TUTILESCU, secrétaire d’Etat du ministère de l’intérieur a déclaré sur la radio RFI que la Roumanie avait rempli ses devoirs en ce qui concerne la délinquance juvénile en France et que le problème était de nature juridique, étant donné que le parlement français n’avait pas encore ratifié les accords concernant le rapatriement des mineurs en Roumanie. Invité à commenter les déclarations du ministre français de l’Intérieur, Claude GUEANT, lequel a déclaré hier sur RMC et BFM TV que 2% de la délinquance en France étaient « le fait de Roumains et que presque la moitié des délinquants roumains étaient des mineurs », Monsieur TUTILESCU a précisé que les infractions commises par les citoyens roumains ne sont pas très graves : il s’agirait plutôt d’ « infractions de vitrine », c’est-à-dire « des infractions très visibles » (« mendicité agressive », « vols dans les magasins », « vols à la tire » a-t-il cité en guise d’exemple). C’est une chose qu’il faut cependant traiter « avec beaucoup de sérieux », en proposant « à nos collègues français, nos « propres instruments de travail » a ajouté le secrétaire d’Etat.
Première réunion de la commission sur la modification du système électoral et premières conclusions
La coalition s’est réunie hier afin de discuter des modifications du système électoral. Si le PDL soutient un système de vote uninominal pur selon lequel « la compensation politique ne doit pas altérer les volontés des citoyens des collèges électoraux » (ADEVĂRUL), l’UDMR penche pour une autre variante : un retour à l’ancien système de vote sur liste de parti ou un système de vote mixte, selon le modèle allemand.
Concernant l’organisation simultanée des élections locales et législatives en novembre 2012, au sein de la coalition, le consensus est total. En revanche, l’opposition insiste pour qu’elles soient organisées au cours de l’été 2012, proposant donc en échange que les élections législatives soient avancées. Roberta ANASTASE, première vice-présidente du PDL et Traian IGAŞ, ministre de l’intérieur, soutiennent que les élections législatives ne peuvent pas avoir lieu plus tôt car il faudrait alors modifier la Constitution, laquelle prévoit que le mandat du parlement est de quatre ans (ROMÂNIA LIBERĂ, TVR 1).
Contestation des élections au sein de la Haute cour de justice et de cassation
Le Conseil suprême de la magistrature (CSM) a fait passer des auditions aux candidats postulant aux places vacantes de la Haute cour. La procédure est contestée par la procureure générale, Codruţa KOVESI et par l’Union nationale des magistrats, qui lui reprochent un manque de « transparence » et d’ « équité ». Les nominations au sein de la Haute cour ont été faites sur la base d’entretiens avec les membres du CSM (EVENIMENTUL ZILEI, ROMÂNIA LIBERĂ).
Report de la révision de la Constitution
La commission juridique de la chambre des députés a reporté la révision de la Constitution après le 30 septembre « afin que les groupes parlementaires puissent déposer leurs amendements entre le 1er et le 30 septembre » (CRONICA ROMÂNĂ)
Un sous-secrétaire d’Etat placé en arrestation préventive
Le vice-président de l’Autorité nationale pour la restitution des propriétés, Remus BACIU a été placé en arrestation préventive pour 29 jours. Remus BACIU, qui a également la fonction de sous-secrétaire d’Etat, est accusé par les procureurs anticorruption de trafic d’influence. Entre juin et août 2011, il aurait réclamé par l’intermédiaire d’une ancienne employée du ministre de l’intérieur, 15% des dédommagements accordées par l’ANRP aux personnes ayant été dépossédées, de manière abusive, de leurs propriétés entre mars 1945 et décembre 1989. Le pot-de-vin aurait été sollicité pour accélérer le traitement des dossiers. Remus BACIU qui aurait demandé environ 1,5 millions d’euros, selon ADEVĂRUL, a été pris en flagrant délit samedi, alors qu’il s’apprêtait à recevoir un pot-de-vin de 100 000 euros.
France-Roumanie
« Le festival George ENESCU prêt à démarrer » (ROMÂNIA LIBERĂ)
« Aucun livre ne se vend à zéro exemplaire » : Paul OTCHAKOVSKY-LAURENS (revue DILEMATECA)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
