Jeudi 28 avril 2011

« L’objectif d’entrer dans Schengen reste 2011 » (Traian BASESCU)

Hier soir, le Président de la Roumanie était l’invité du « Sujet du jour », émission de TVR 1, enregistrée en direct du Palais Cotroceni. « Je reste optimiste concernant l’entrée de la Roumanie dans l’espace Schengen cette année. Le retard majeur, au-delà des mécontentements politiques qui ont pu être exprimés, a été généré par des problèmes non-résolus dans les temps impartis par la Bulgarie, mais nous avançons ensemble », a dit Traian BĂSESCU. Selon lui, il est fort probable que la date d’entrée des deux pays dans Schengen s’établira lors du Conseil JAI (Justice et Affaires Intérieures) de septembre, après la publication du rapport sur la justice attendu en juillet.

Discussions franco-italiennes sur la modification des règles Schengen : « très positives » selon Traian BASESCU


Le président Traian BĂSESCU a déclaré que les règles Schengen devaient être consolidées, mais cela après l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen. Concernant les propositions de certains pays comme la France et l’Italie de changer les règles Schengen, le Chef de l’Etat a affirmé qu’il regardait ce débat « très positivement ». « Les règles Schengen doivent être consolidées pour diminuer non seulement le trafic de drogues, par exemple, mais aussi pour diminuer la circulation incontrôlée des citoyens qui n’ont pas le droit de circulation dans l’espace Schengen – l’immigration illégale en d’autres termes. Or, ces règles doivent être renforcées. Mais notre point de vue est : si la Roumanie et la Bulgarie sont prêtes et si elles gagnent la confiance sur la base des rapports relatifs au Mécanisme de Coopération et de Vérification, nous entrons nous aussi dans Schengen et nous changeons les règles après l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie », a dit le Président.

Les élections, un danger pour les réformes


Selon les représentants FMI (Fonds monétaire international) qui sont arrivés hier en Roumanie pour une visite d’évaluation, les élections locales de 2012 représentent le plus grand danger pour la poursuite des réformes engagées par le gouvernement de la Roumanie (ROMÂNIA LIBERĂ). Un point de vue partagé par le Président lui-même qui a déclaré hier soir sur TVR 1, « Je partage la même inquiétude. C’est pour cette raison, que j’ai beaucoup insisté, et le Gouvernement a été d’accord, comme la Banque nationale de Roumanie d’ailleurs, que la période précédant l’année électorale soit couverte par un accord avec le FMI et l’Union européenne, dans lequel soient inclus, avec précision, dans les obligations que nous nous engageons à assumer, les processus de réformes qui doivent être poursuivis» (AGERPRES) 

Controverse autour du déficit budgétaire déclaré par la Roumanie pour 2010

EUROSTAT, le service statistique de la Commission européenne a annoncé mardi avoir des réserves concernant les chiffres du déficit budgétaire de la Roumanie en 2010, invoquant des incertitudes quand à l’impact qu’aurait eu l’inclusion des situations financières des compagnies d’Etat CFR Infrastructure et Termoelectrica dans le calcul du déficit budgétaire selon la méthode communautaire ESA 95. Le déficit réel pourrait passer de 6,4 % à 6,9 % du PIB. ZIARUL FINANCIAR écrit que ces deux sociétés d’Etat, connues pour leurs dettes historiques, se trouvent « au cœur d’un énorme scandale », le ministre de l’économie, Gheorghe IALOMIŢIANU découvrant à cette occasion que les sociétés en cause n’ont pas déposé leurs bilans financiers pour les années 2007 et 2008. Le Fonds monétaire international n’a aucun doute vis-à-vis des données transmises par la Roumanie en ce qui concerne son déficit budgétaire en 2010, affirme dans un entretien accordé à la radio RFI, Mihai TĂNĂSESCU, représentant roumain au FMI. Gheorghe GHERGHINA, secrétaire d’Etat au Ministère des finances, a déclaré hier qu’une équipe d’experts d’EUROSTAT viendra à Bucarest à la fin du mois pour discuter du déficit budgétaire de 2010 et d’autres visites pourraient se répéter en juin et juillet, précise le quotidien financier.

Affaire Ioan BOTIŞ : quel avenir politique?

Le PSD appelle le PDL à demander à l’ancien ministre du travail, Ioan BOTIŞ, de démissionner du parti et du Parlement, suite au scandale de corruption dans lequel ce dernier est impliqué (AGERPRES). Selon ROMÂNIA LIBERĂ qui titre « BOTIŞ suit les traces de RIDZI : l’ex-ministre du travail peut se cacher derrière le PDL », dans le cas où les procureurs anticorruption concluent qu’une enquête pénale doit être ouverte contre l’ancien ministre, la justice va de nouveau se retrouver entre les mains des parlementaires, rappelant clairement l’affaire Monica Iacob RIDZI. « Nous verrons l’évaluation de la DNA (Direction anticorruption). Conformément au statut du PDL, nous n’avons pas à prendre de décision à cette étape. Si une enquête pénale est ouverte, BOTIŞ peut s’auto-suspendre. Nous verrons ce qui se passera. Dans son cas aussi, la présomption d’innocence doit fonctionner » a déclaré le vice-président PDL, Sorin FRUNZAVERDE. « Je ne crois pas qu’il y ait besoin d’une sanction politique. Je ne crois pas que Monsieur BOTIŞ ait créé un préjudice au parti, au contraire, il a démontré son honneur en présentant sa démission », a affirmé quant à elle, la vice-présidente PDL Raluca TURCAN.

2, 1 millions de travailleurs roumains dans 15 Etats européens


Au moins 2,1 millions de Roumains travaillent dans les Etats membres de l’Union européenne, la majorité en Italie, Espagne et Allemagne, selon les premiers chiffres officiels rapportés par les représentants de la Commission européenne. L’Autriche et l’Allemagne ouvriront leur marché du travail aux Européens de l’Est à partir du 1er mai, mais pas aux Roumains ni aux Bulgares, qui devront attendre le début de l’année 2014, selon ZIARUL FINANCIAR qui s’intéresse à cette occasion aux différentes restrictions qui existent pour les travailleurs roumains et bulgares sur le marché européen du travail. Ainsi, la France applique une procédure simplifiée pour 150 emplois pour lesquels un permis de travail peut être accordé sans prendre en considération la situation du marché du travail. La Roumanie, quant à elle, « n’applique pas le principe de réciprocité (c’est-à-dire qu’elle n’impose pas de restrictions de recrutement pour les travailleurs étrangers) vis-à-vis des membres qui restreignent l’accès au travail ». Le journal précise, sur la base des chiffres donnés par l’Agence nationale pour l’emploi (ANOFM) qui gère les accords bilatéraux entre la Roumanie et les autres Etats (Allemagne, France, Suisse), que de janvier à septembre 2010, plus de 100 000 roumains sont partis travailler à l’Etranger, dont la majorité en Allemagne.

Fonds européens pour le secteur agricole


Plus de 4500 jeunes roumains ont obtenu au cours des trois dernières années, des subventions européennes comprises entre 10 000 et 25 000 euros pour monter une petite affaire agricole. ROMÂNIA LIBERĂ se demande aujourd’hui quelles sont les conditions pour recevoir des fonds européens. « Tout roumain âgé de moins de 40 ans peut solliciter l’aide de l’Union européenne s’il prouve détenir une petite ferme qu’il souhaite enregistrer en tant qu’entreprise. Une autre condition est que l’exploitation agricole ait une dimension minimale. Le journal considère donc que « même si « la mesure 112 » (nom du programme européen – ndr) est intitulée « Installation des jeunes agriculteurs », ce dernier est plutôt un soutien pour les jeunes qui sont déjà en milieu rural, « les personnes les plus désavantagées étant les jeunes qui migrent du milieu urbain vers le milieu rural ». Le journal précise que sur les 337 millions d’euros accordés par l’UE, 28 % ont été dépensés. L’accord est valable jusqu’en 2013.

France-Roumanie


« James THIERREE au national de Bucarest » (Jurnalul cultural sur TVR Cultural)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.