Mardi 26 avril 2011

La Roumanie et l’Euro : une rencontre reportée

Selon ADEVĂRUL et EVENIMENTUL ZILEI qui ont pris connaissance du nouveau programme de convergence de la Roumanie, le gouvernement a renoncé à son objectif de rejoindre la zone euro  au 1er janvier 2015 et a avancé l’intervalle 2013-2014 comme période d’entrée dans le MEC II (Mécanisme de change européen). « L’entrée dans le MEC II est l’étape précédant l’entrée dans la zone euro. Avant d’entrer dans la zone euro, un pays doit respecter les critères économiques inclus dans le Traité de Maastricht, c’est-à-dire se trouver depuis deux ans dans le MEC II, dans le cadre duquel la monnaie nationale fluctue dans un intervalle de plus-moins 15% face à l’euro » (MEDIAFAX). Selon l’analyste économique Ilie ŞERBĂNESCU interrogé par EVENIMENTUL ZILEI, la Roumanie est actuellement un Etat non compétitif, dont les économies compétitives de la zone euro n’ont pas besoin. Il ajoute également qu’il est peu probable, après l’expérience de la Grèce, que la Banque centrale européenne et la Commission européenne acceptent l’extension de la zone Euro dans des Etats « qui ne comptent pas ». Selon l’analyste financier Bogdan BALTAZAR, la Roumanie pourrait adopter l’euro en 2016.

« Le vote uninominal a affaibli les partis » (Sebastian LĂZĂROIU)


Le conseiller présidentiel chargé des problèmes de politique intérieure considère que l’introduction du vote uninominal a affaibli les partis et encouragé la migration politique. Selon lui, la fragilité des partis est liée à la croissance des responsabilités engagées par les parlementaires devant leurs électeurs, de telle sorte que les élus « ne votent plus, tout simplement, comme les moutons » (ROMÂNIA LIBERĂ). Le conseiller pense également qu’il faudrait modifier la loi sur les partis politiques afin qu’il y ait des règles plus strictes et des sanctions (HOTNEWS).

Les relations entre la Roumanie et la France vues par le journal ADEVĂRUL

Aujourd’hui, ADEVĂRUL publie un article-panorama sur les relations économiques et commerciales entre Bucarest et Paris, dans le contexte économique actuel où certaines compagnies françaises se sont retirées d’importants projets roumains. Selon le quotidien, « le film de l’amitié avec les Français a commencé en février 2008 lorsque les Présidents Traian BĂSESCU et Nicolas SARKOZY ont signé à Bucarest, un partenariat stratégique visant « une collaboration active au niveau de l’énergie, notamment l’énergie nucléaire, au niveau du gaz naturel et de l’industrie d’armement » ». En mai 2008, Monsieur BĂSESCU déclarait que la Roumanie pourrait céder à la France une partie de sa participation au projet de gazoduc NABUCCO. En juin 2010, le ministre roumain de l’économie Adriean VIDEANU demandait l’aide à la société française AREVA pour la deuxième centrale nucléaire de Roumanie mais ce projet n’a pas abouti après « le refroidissement des relations entre les deux pays », écrit le journal se basant sur des sources du secteur énergétique. ADEVĂRUL poursuit son article avec quelques autres exemples illustrant les moments clefs de la relation entre les deux pays : le retrait du groupe GDF Suez du projet de construction des réacteurs 3 et 4 de Cernavodă ; l’amende du Conseil de concurrence à la société Orange ; la résiliation du contrat avec la société COLAS pour l’autoroute Cernavodă-Medgidia.
Du point de vue des données économiques, le journal note que les chiffres donnés par la Chambre française de commerce, d’industrie et d’agriculture diffèrent de ceux de la Banque nationale de Roumanie (BNR) : selon la première, la France est le troisième investisseur le plus important de Roumanie tandis que selon la BNR, l’Hexagone occupe la quatrième place. Concernant le commerce bilatéral, la France est depuis 2006, le troisième partenaire commercial de la Roumanie. Les exportations roumaines en France ont augmenté l’année dernière de 30%, principalement grâce au succès de la Dacia Duster.

Immigration-Schengen : un sommet pour apaiser les tensions

Selon REALITATEA TV et quelques autres journaux (ROMÂNIA LIBERĂ, ADEVĂRUL) l'accord de libre circulation des personnes en Europe sera au centre du sommet, aujourd’hui à Rome, entre Nicolas SARKOZY et Silvio BERLUSCONI. Le chef de l’Etat français et le président du Conseil italien doivent aplanir le différend qui les oppose, à propos de l’accueil ou du refoulement des milliers de réfugiés en provenance de Tunisie et de Libye, ces dernières semaines. Citant Henri Guaino, RMANIA LIBERA écrit que « La France ne veut pas suspendre Schengen » mais souhaite réviser les clauses de sauvegarde de ces accords européens pour faire face à un afflux exceptionnel de migrants » « C'est une question de bon sens. D'abord, on ne peut pas accueillir tout le monde, deuxièmement, les révolutions des pays du Sud ont libéré les peuples. L'enjeu, c'est de les aider à se développer, les aider à trouver le chemin de la démocratie, ce n'est pas de les vider de leurs forces vives », a-t-il ajouté.

« Raoul » de James Thierrée, au Théâtre national de Bucarest


Les médias roumains (RFI, ADEVĂRUL…) attendent avec impatience l’événement théâtral de fin de semaine : les trois représentations du spectacle multi-récompensé « Raoul », combinaison inédite d’illusionnisme, d’art pantomime et de théâtre, auront lieu les 29, 30 avril et 1er mai au Théâtre national de Bucarest. La production présentée en Roumanie « sur l’initiative de l’Ambassade de France et de l’Institut français de Bucarest » est le quatrième spectacle de James THIERREE et a déjà suscité, selon ADEVĂRUL, l’intérêt de nombreux amateurs d’art. Le spectacle occupe la cinquième place des meilleures ventes de billets pour les événements artistiques du mois d’avril. Pour présenter le spectacle, le quotidien reprend les propos de l’artiste James THIERREE : « Raoul, roi déchu, vit retranché dans une tour qu’il a construite pour se protéger du monde et de ses démons. (.) Un beau jour pourtant, un visiteur se présente et vaillamment s’attaque à l’édifice ainsi qu’à son occupant. C’est Raoul lui-même, qui vient libérer sa propre personne ». Raoul ou « l’incarnation de l’illusion et l’inventeur d’un théâtre onirique, physique, animalier ». James THIERREE n’est autre que l’un des petits fils de Charlie CHAPLIN, fils de Victoria Chaplin-Thierrée qui parcourt le monde depuis plus de vingt ans avec son mari Jean-Baptiste Thierrée et leur spectacle «Le cirque invisible».

France-Roumanie

« Guillaume était libre » : entretien avec Alex IORDĂCHESCU  le dernier réalisateur qui a travaillé avec Guillaume DEPARDIEU,

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.