Mardi 5 avril 2011


Emil BOC : « J’irai au parlement non pas pour démissionner mais pour engager ma responsabilité sur deux projets importants » (TVR 1)


Le Premier ministre Emil BOC a déclaré hier soir sur la chaîne TVR 1 qu’il n’avait pas l’intention de donner sa démission tant qu’il bénéficierait du soutien politique de la coalition. Il a annoncé que son plan pour la prochaine période était d’engager sa responsabilité devant le parlement sur la loi sur le plafonnement des salaires des professeurs et probablement de celle du dialogue social. ROMÂNIA LIBERĂ précise que « le pouvoir exécutif va forcer l’adoption d’une loi par laquelle les salaires des professeurs seront gelés jusqu’à la fin de l’année, les droits qu’ils ont pu gagner lors de procès seraient payés ultérieurement »

Que contient la nouvelle loi sur le dialogue social ?


GÂNDUL détaille le projet présenté hier par Ioan BOTIŞ, ministre du travail. Selon le document, les syndicats seront reconnus comme représentatifs seulement si la moitié plus 1 des salariés d’une unité de travail en sont membres (contre 1/3 aujourd’hui). Par cette loi, le gouvernement enlèverait les représentants directs du Conseil économique et social et désignerait en échange des représentants de la société civile ; les représentants syndicaux pourraient participer au conseil d’administration de l’unité seulement si l’employeur les y invite ; l’employeur n’aura plus l’obligation de mettre à la disposition du syndicat un espace dédié à ses activités et la rémunération des chefs de syndicat sera assuré exclusivement par l’organisation syndicale. Enfin, le projet législatif prévoit la création de l’Organisme national tripartite pour le dialogue social et du Bureau de médiation et d’arbitrage des conflits collectifs au travail.

Sondage d’opinion : que pensent les Roumains sur la situation politico-économique de leur pays ?

Les médias se font l’écho du dernier sondage CURS, commandé par le journal COTIDIANUL. Dans le classement des institutions en lesquelles les Roumains ont le plus confiance, les mairies se trouvent en tête (46%), suivies des médias, de la police, des compagnies multinationales du pays, des banques, des syndicats et de la présidence (11%). L’Union sociale libérale (USL), avec 59%, remporterait les élections parlementaires si celles-ci avaient lieu dimanche prochain alors que le PDL obtiendrait 14% des votes. Le sondage démontre également que 2/3 des Roumains (67%) pensent que la crise en Roumanie se terminera dans trois ans, voire plus, et seulement 3 % d’entre eux considèrent que leur pays sortira de récession cette année (AZI, ROMÂNIA LIBERĂ).

« Fier d’être Rom »


Hier, l’histoire de l’actrice-metteur en scène d’origine rome, Alina ŞERBAN inaugurait la campagne d’EVENIMENTUL ZILEI, « Fier d’être Rom », aujourd’hui c’est au tour de Ionuţ STAN, de témoigner. Ce Roumain d’origine Rome vit et travaille en France, comme médiateur au Secours catholique du Var, à Toulon et essaie « de montrer aux français une autre image des Roms ». Après ses études à la faculté d’Economie et d’administration des affaires de Iaşi, Ionuţ STAN a obtenu un stage à la Commission européenne à Bruxelles, puis un emploi au Secours catholique de Toulon, où il aide des familles à « se construire un projet de vie : une maison, un emploi et des droits – l’école, la santé ». « En Roumanie, les gens t’identifient en tant que tsigane selon la couleur de ta peau ou la manière écorchée dont tu parles. La France est un pays avec beaucoup d’immigrants et la couleur de peau ne peut pas être un critère pour être identifié comme Rom. Je peux donc marcher dans la rue normalement, comme n’importe qui. Mais il m’est quand même arrivé de me faire traiter à cause du fait que je suis roumain » témoigne le jeune Rom qui songe aujourd’hui à retourner dans son pays où « il a de nombreux projets à mettre en pratique ». 

REALITATEA TV : le conflit continue

La presse continue de s’intéresser à la bataille qui oppose Sorin OVIDIU VÎNTU (SOV) et Sebastian GHIŢA par rapport au contrôle de la chaîne REALITATEA TV. Selon ROMÂNIA LIBERĂ, un nouvel épisode va se jouer aujourd’hui lors de la réunion du Conseil d’administration de la chaîne. Le contrat par lequel la société de GHIŢA (Asesoft) dirige pour 5 ans la chaîne de télévision et assure le paiement des salaires de ses employés ne semble plus convenir à Monsieur VÎNTU, l’actionnaire principal. ADEVĂRUL détaille les reproches qu’ils se font mutuellement. Parmi eux, SOV reproche à GHIŢA son implication agressive dans la stratégie éditoriale et la grille des programmes. De son côté, GHIŢA accuse SOV d’être à la tête d’un « groupe mafieux ». Pour la résiliation du contrat, Sebastian GHIŢA demande 20 millions d’euros de dédommagements.
 
Les investisseurs français en Roumanie

Alors que ZIARUL FINANCIAR annonce l’ouverture à Bucarest d’un magasin LEROY-MERLIN au mois de septembre, GÂNDUL consacre un article à RENAULT qui souhaiterait fabriquer des voitures électriques en Roumanie (dans la localité de Mioveni). « Je rencontre demain (mardi) les représentants Dacia et nous allons discuter de plusieurs sujets, dont le paquet des facilités que nous préparons pour les constructeurs d’automobiles électriques. Ceux de Renault se sont montrés intéressés pour en fabriquer en Roumanie » a déclaré Laszlo BORBELY pour le journal. « On ne peut pas commencer à fabriquer ce genre de véhicule comme ça, du jour au lendemain. Pour fabriquer une voiture électrique il faut de grands investissements que seuls de grands producteurs peuvent se permettre » a ajouté le ministre de l’environnement.

France-Roumanie


Teodor BACONSCHI effectue une visite en France (AGERPRES)

Cannes s’approche : l’affiche a été dévoilée et la soirée dédiée à Jean-Paul BELMONDO annoncée (CRONICA ROMÂNĂ)

Centenaire de la naissance d’Emil CIORAN : « CIORAN dans la rue par Dan PERJOVSCHI » – vernissage jeudi 7 avril à l’Institut français (ADEVĂRUL)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.