Mercredi 27 avril 2011
Sommet franco-italien sur le dossier de l’immigration tunisienne
La presse du jour se fait l’écho de la rencontre qui a eu lieu hier à Rome entre Nicolas SARKOZY et Silvio BERLUSCONI à l’occasion du sommet consacré notamment à l'immigration : « Schengen meurt dans le duel entre la France et l’Italie » (ADEVĂRUL); « La Roumanie s’éloigne de Schengen. La France demande le retour des contrôles aux frontières UE » (ZIARUL FINANCIAR) ; « Paris et Rome lèvent des frontières dans la zone sans frontières intérieures » (EVENIMENTUL ZILEI). Les deux dirigeants ont adressé une lettre commune aux Présidents de la Commission et du Conseil européen. Ils demandent que le traité de Schengen soit revu. Avec l'objectif de « rétablir temporairement le contrôle aux frontières intérieures des États membres, en cas de difficultés exceptionnelles dans la gestion des frontières extérieures communes ». Ils ont également réclamé un renforcement de Frontex, l'Agence européenne de surveillance des frontières. ADEVĂRUL cite ses confrères étrangers qui voient dans cet accord une stratégie électorale de la part des deux chefs d’Etat (...) Ils veulent regagner l’électorat qui classe les populistes d’extrême droite à la tête du classement politique ».
La taxe sur la pollution transgresse les normes européennes
Depuis plusieurs semaines, les médias s’intéressent à la controverse autour de la taxe sur la pollution. Selon ADEVĂRUL, le gouvernement continue à encaisser la taxe sur la pollution, même si la Cour européenne de Justice a décidé qu’elle transgressait les principaux droits de l’UE et produisait un désavantage pour la vente des voitures d’occasion des autres Etats sur le territoire roumain. Selon ADEVĂRUL, le ministère de l’environnement s’obstine à soutenir « de manière aberrante » le contrat. « La taxe ne va pas être supprimée, tout pollueur doit payer » a déclaré le ministre Laszlo BORBELY. Ce dernier a tenu à préciser que son gouvernement avait modifié la loi sur cette taxe en décembre 2010, mais la modification législative a seulement visé le mode de calcul et le montant de la taxe de pollution et non son principe d’application. « Suite à la décision de la Cour, l’Etat roumain est obligé de rembourser la taxe de première immatriculation à tous les citoyens qui l’ont payée depuis qu’elle a été instaurée. Mais il est évident que l’Etat ne va pas le faire, prétextant l’insuffisance des fonds et les gens vont devoir faire appel à la justice » commente un avocat contacté par le journal qui considère qu’au moins mille plaignants pourraient obtenir gain de cause. La taxe pour les véhicules Euro 5 varie entre 60 et 1500 euros ; elle se situe pour un véhicule Euro 4 entre 462 et 8000 euros et pour les voitures non-euro, il faut compter entre 4400 et 32 000 euros. En 2010, l’Etat a encaissé environ deux milliards de lei provenant des taxes de pollution automobile.
Ioan BOTIŞ sous le coup d’une enquête de la Direction anticorruption
« Comment le ministre du travail a-t-il menti dans l’affaire des 500 000 euros européens ? », titre COTIDIANUL. L’Agence nationale d’intégrité (ANI) a saisi la Direction nationale anticorruption (DNA) au sujet de la situation de l’ancien ministre du travail, Ioan BOTIŞ, demandant aux procureurs d’ouvrir une enquête pour conflit d’intérêts. Un communiqué de presse que l’ANI a remis à la rédaction de GÂNDUL présente les résultats de l’enquête effectuée par les inspecteurs d’intégrité. Les constats de l’ANI contredisent l’ancien ministre sur plusieurs aspects relatifs à l’affaire des 500 000 euros issus des fonds européens. Ainsi, Ioan BOTIŞ a déclaré que sa famille a gratuitement mis à disposition un espace à l’association gérant le projet financé sur fonds européens. Mais les inspecteurs de l’ANI affirment qu’il existe un contrat de location pour l’espace en question. Le contrat de location aurait été signé pour quatre ans et le loyer mensuel s’élèverait à 5500 Lei (~1325 euros). Le communiqué mentionne également que Ioan BOTIŞ est le membre fondateur de l’association.
METROREX veut résilier le contrat avec ALSTOM
Le contrat avec la firme française ALSTOM pour la maintenance du métro de Bucarest pourrait être résilié par METROREX qui souhaite réduire ses coûts, à la demande du Fonds monétaire international. C’est ce qu’annonce le journal GÂNDUL, citant le directeur général de Metrorex, Gheorghe UDRIŞTE. Selon ce dernier, ce qui poserait problème serait la marge de profit d’ALSTOM, que METROREX souhaite faire passer de 30 % à 10 % maximum. Le directeur général d’ALSTOM Transport România, Gabriel STÂNCIU, a déclaré sur RFI que ce contrat a été signé pour une durée de 15 ans et qu’il y a des années où sa firme enregistre des pertes et d’autres où elle cumule un profit. Le contrat devait expirer en 2019, et Gabriel STANCIU se dit stupéfait d’apprendre qu’il pourrait être résilié.
France-Roumanie
James THIERREE : « Je suis né dans le théâtre » (entretien accordé par l’artiste à EVENIMENTUL ZILEI à l’occasion des trois représentations de « Raoul » les 29, 30 avril et 1er mai au Théâtre national de Bucarest)
« Rappelez-vous d’Elvira POPESCU » (ADEVĂRUL)
« ORANGE a étendu son réseau dans les localités plus petites » (ZIARUL FINANCIAR)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
