Vendredi 15 avril 2011

Les enjeux du referendum sur la réorganisation administrative de la Capitale

Après la publication des 7 questions qui seront soumises par referendum aux 7 millions d’électeurs de Bucarest le 19 juin prochain (voir revue de presse d’hier), la presse commente et analyse les conséquences administratives ROMÂNIA LIBERĂ rappelle la situation actuelle : la Capitale dispose d’un maire général et de six maires de secteur, élus par vote direct. Les secteurs sont des unités administratives-territoriales, administrées par un maire, des conseils locaux, avec un budget propre.. Si les électeurs de Bucarest votent pour le changement de l’organisation administrative de la Capitale, la ville va devenir beaucoup plus centralisée, avec un seul conseil général et un seul budget. Les secteurs seront toujours au nombre de six mais deviendront des sous-divisions administratives-territoriales, sans personnalité juridique. Le conseil général approuvera le budget et établira le budget des secteurs, les impôts et taxes locales, il gérera les biens de la mairie et approuvera les plans urbanistiques. En conséquence, les « grands perdants », sont les maires de secteur et les conseillers locaux, mais aussi les habitants des secteurs les plus riches (notamment les secteurs 1 et 2).

Des experts européens analysent la stratégie anticorruption de la Roumanie


Un rapport d’audit demandé par la Commission européenne, dans le cadre du Rapport sur la Justice, et réalisé par deux experts indépendants bulgare et slovène a été rendu public. Le document considère que la stratégie anticorruption conçue sous le mandat de Monica MACOVEI était meilleure que celle menée aujourd’hui par son successeur, Cătălin PREDOIU. Les experts critiquent la méthode du ministère de la justice et des autres institutions responsables qui ont choisi d’implanter leur stratégie, du haut vers le bas, et non en partant du niveau local ou même régional. Selon le rapport, la Stratégie 2008-2010 conçue par le ministère de la justice sous le mandat de Cătălin PREDOIU ne s’est pas basée sur « une analyse de la situation réelle sur le terrain et, par conséquent, n’a pas été une réaction profonde à une menace profonde pesant sur le pays ». Les experts recommandent le retour à la stratégie anticorruption de Monica MACOVEI, aujourd’hui député européen. Enfin, selon eux, les partis politiques, le parlement et la justice sont les institutions les plus corrompues, mais l’Eglise et  l’armée ne sont pas épargnées, bien que moins corrompues. (ROMÂNIA LIBERĂ)

Elections au PDL : avantage BLAGA


Le Bureau permanent national du PDL va analyser lundi la possibilité d’augmenter le nombre des délégués électeurs de 1400 à 4000 lors du Congrès du parti du 14 mai. La proposition avantage, à première vue, Vasile BLAGA, qui bénéficie d’une grande popularité sur l’ensemble du territoire. Malgré tout, cette idée a également été acceptée par les membres qui soutiennent Emil BOC (PUTEREA, ADEVĂRUL)

La Roumanie pourrait accueillir 200 réfugiés tunisiens

La Roumanie pourrait accueillir 200 immigrants tunisiens pour aider l’Italie à faire face à la crise liée à l’afflux massif d’immigrants d’Afrique du Nord. Selon un communiqué diffusé sur le site du gouvernement roumain, le président Traian BĂSESCU a téléphoné mercredi au premier ministre, Silvio BERLUSCONI pour lui faire cette proposition. BERLUSCONI s’est déclaré « touché par ce geste d’amitié ». ADEVĂRUL écrit qu’à l’heure actuelle, la Roumanie est le seul pays de l’Union européenne qui s’est proposé d’accueillir une partie des immigrants tunisiens qui sont arrivés ces derniers temps en Italie. Depuis le début de l’année, 20 000 tunisiens sont arrivés en Italie. Selon GÂNDUL, les 200 immigrants tunisiens pourraient être transférés au Centre de transit en régime d’urgence de Timişoara ou au Centre de réfugiés de Galaţi, ouvert en 2004 et financé partiellement par des fonds européens.

Diminution des aides sociales

Sous le titre « Sur cinquante aides sociales, il en reste seulement quatre », ADEVĂRUL s’intéresse à la loi-cadre finalisée par le ministère du travail et qui sera transmise la semaine prochaine au Conseil économique et social. Par cette réforme, le gouvernement veut « prévenir et limiter toute forme de dépendance aux aides d’Etat ». Globalement, elle signifie une réduction du nombre des aides et une diversification des services sociaux, tout comme un enregistrement clair des bénéficiaires. Sur les cinquante prestations accordées par l’agence spécialisée sous la subordination du ministère, il n’en reste plus que quatre. L’allocation pour les enfants est un droit universel et se maintient. Tout comme, l’indemnisation destinée à l’éducation des enfants de moins de deux ans, qui est considérée comme un instrument politique démographique. Par contre, environ 20 autres prestations qui étaient accordées aux familles ayant de faibles revenus seront désormais intégrées dans le Revenu minimum garanti et formeront une seule aide, nommée Revenu minimum d’insertion (VMI). De plus, il n’existera plus de somme fixe, mais seulement un plafond maximum, précise ADEVARUL. Ainsi, la somme exacte s’établira en tenant compte des besoins du bénéficiaire. Les personnes présentant des déficiences mentales ou motrices conserveront leur indemnisation.

La Halle Matache en voie de sauvegarde

Le président de l’association « Sauvez Bucarest » soutient que la Halle Matache ne sera finalement pas démolie, tel que le voulaient les autorités, pour libérer le Boulevard Uranus et permettre la construction d’un axe routier à quatre voies. La commission zonale des monuments historiques a décidé hier de conserver le statut de monument historique de la Halle Matache et de deux autres monuments historiques, explique un communiqué de presse de l’association. La municipalité peut faire appel. (ROMÂNIA LIBERĂ version online)

Les films roumains à Cannes

La presse se fait l’écho de la sélection du prochain festival de Cannes (11-22 mai) et salue la présence de deux films roumains. « Loverboy » de Cătălin MITULESCU (réalisateur de « Comment j’ai fêté la fin du monde ») est sélectionné dans la catégorie « Un certain regard » et « La source des femmes » du réalisateur français d’origine roumaine, Radu MIHĂILEANU est en compétition officielle, aux côtés de 18 autres films, parmi lesquels « L'Apollonide (Souvenirs de la maison close) » de Bertrand Bonello et « Pater » d'Alain Cavalier (ROMÂNIA LIBERĂ, ADEVĂRUL)

France-Roumanie

Extraits en avant-première du roman de Jean MATTERN, « De lait et de miel » (REVUE 22)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.